Le Président Tebboune présente ses condoléances à la famille de l'avocate Terrafi Yasmine    Signature d'une convention entre le ministère des Affaires religieuses et l'ONPLC    Russie : Un conseiller du chef de l'agence spatiale russe arrêté pour «trahison»    Oran : Distribution de 5000 ouvrages aux bibliothèques communales    Lancement d'un service de prêt sur réservation    Abdelhak Lamiri: «L'idée de relance de l'économie n'a jamais vu le jour»    Constructions inachevées et non conformes aux permis de construire: Plus de 15.000 dossiers régularisés par les commissions des daïras    Les 13 manifestants acquittés    Mali: tirs d'obus contre un camp de forces onusiennes, françaises et maliennes    Ligues 1 et 2: La reprise du championnat s'éloigne    Bi-nationalisme    Tiaret: Près de 1.800 logements attribués    DENSIFICATION    Oran: trois éléments de soutien aux terroristes arrêtés    Révision de la Constitution: Les propositions du MSP    Complexité insurmontable ?    Institut Cervantès: Un riche programme éducatif et culturel pour juillet    Marché automobile : le bout du tunnel ?    Colère des souscripteurs AADL à Médéa    Le Coram soutient 27 projets pour 150 millions d'euros    Belhadj actionne la tenue de l'AG    Derradji confiné à l'hôtel Mouradi en Tunisie    Griezmann, une reconnexion "brillante" avec Messi et Suarez    Flambée des prix des climatiseurs    Le financement participatif bientôt opérationnel    Ouyahia et Sellal rejettent en bloc les charges retenues contre eux    Confinement de 13h à 5h pour 18 communes    Près de 300 migrants interceptés par la Turquie    Un sixième centre de dépistage mis en service à Oran    Réception prochaine d'un service des urgences médico-chirurgicales    Les commerçants tirentla sonnette d'alarme    Abderazak Makri, toujours dans la surenchère sur la question de l'identité    Le Salon international de Genève de 2021 annulé    Le groupe PSA se mobilise en Algérie    "Le 7e art a permis un changement profond dans les révolutions"    Epopée d'un pays en construction    Eléments constitutionnels de "l'Etat démocratique et social"    Beaucoup de promesses et peu de décisions concrètes de la France    Mahieddine Tahkout auditionné pour son implication dans plusieurs affaires de corruption    L'UE réaffirme sa position de non reconnaissance de la marocanité du Sahara Occidental    Boukadoum prend part à la 9e réunion ministérielle du FCCEA    Le Président Tebboune préside une séance de travail sur l'élaboration du plan national de relance socio-économique    La Juventus pied au plancher, la Lazio au rattrapage    Les Algériens Benchabla et Mordjane dans le Top 10    «Un mépris confondant et scandaleux envers ceux que la France coloniale a exploités, opprimés et massacrés»    Enfin !    Le général-major Hassan Alaimia inhumé au cimetière d'El-Alia    Le ministre des sports répond a Taoufik Makhloufi    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La galère de l'ONU en Libye
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 19 - 05 - 2020

La complexité du dossier libyen est bien étayée depuis le décrochage, au début du mois de mars, de l'ex-envoyé spécial de l'ONU, le Libanais Ghassan Salamé, le sixième consumé à ce poste sans permettre d'imposer l'agenda onusien, plaidant pour un règlement du conflit d'une manière politique, pacifique. Trois mois après son départ, l'ONU patine. Elle n'arrive toujours pas à désigner son successeur. Suivant le même scénario qui a abouti à sa désignation à ce poste au mois de juin 2017, après des mois de désaccord sur plusieurs candidatures entre les quinze pays membres du Conseil de sécurité, le successeur de Ghassan Salamé n'est pas encore connu.
Cinq jours seulement après la démission de Ghassan Salamé, le secrétaire général de l'ONU, a proposé l'ancien ministre des Affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra, mais sa candidature, qui a fait consensus un temps, a été éloignée suite à un veto émis par un membre du Conseil de sécurité. Lequel veto « obéirait (...) à des considérations intérieures servant certains régimes, qui n'ont aucun intérêt dans le règlement du problème du peuple libyen », selon le porte-parole de la présidence de la République, Belaïd Mohand Oussaïd. Depuis c'est la galère de l'ONU. Le nom du Slovaque Miroslav Lajcak a été ensuite avancé, mais sans succès, car l'ONU a été devancée par l'Union européenne qui le nomme envoyé spécial pour le dialogue entre la Serbie et le Kosovo.
Deux autres noms de personnalités originaires de pays arabes circuleront dans les couloirs de l'ONU avant de tomber en disgrâce, celui du Jordanien Samir Habashneh et du Tunisien Khemaies Jhinaoui (ancien ministre des Affaires étrangères). Il y a eu également le nom du Mauritanien Ismail Ould Cheikh, ancien envoyé spécial de l'ONU au Yémen, qui a circulé comme potentiel successeur de Ghassen Salamé, mais le concerné a démenti et le gouvernement mauritanien a nié sa démission de son poste de ministre des Affaires étrangères en avril dernier. Et, dans le cours des évènements, il n'y a que les partisans de la guerre qui tirent leur épingle du jeu en Libye, «devenue un champ de bataille où un certain nombre d'acteurs extérieurs se servent des locaux pour faire avancer leur propre agenda national», selon le constat effectué par Smail Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine.
Hors quelques intermèdes, marqués par de brèves trêves, la parole en Libye est aux crépitements des balles et des tirs de canons depuis 2011. Et, selon un avis du dernier envoyé spécial en poste, « la violence aux abords de Tripoli n'est rien d'autre que le début d'une guerre longue et sanglante sur les rives sud de la Méditerranée, qui met en danger la sécurité des voisins immédiats de la Libye et de la région dans son ensemble ».
Ces derniers jours, un nouveau nom proposé à ce poste semble trouver consensus au sein des membres du Conseil de sécurité, celui de la Ghanéenne Hanna Tetteh, actuellement représentante spéciale de l'ONU auprès de l'Union africaine. La confirmation de ce septième envoyé spécial en Libye sera-t-elle la bonne carte ? Réussira-t-on à débarrasser la Libye des immixtions étrangères perfides ? La mission reste des plus ardues.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.