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Un lourd héritage
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 01 - 06 - 2020

Deux frondeurs du RND et du FLN, respectivement Tayeb Zitouni et Abou El Fadel Badji, sévèrement brimés et mis au ban par leurs partis à l'ère du règne de l'ex-président Bouteflika, reviennent au premier plan de la scène politique nationale à l'issue de deux congrès organisés en l'espace de 48h, le premier le jeudi 28 mai et le second le samedi 30 mai. Les deux nouveaux leaders du RND et du FLN, deux partis qui formaient naguère l'ossature de la coalition présidentielle, plébiscités par les congressistes à la tête de leurs partis, sauront-ils donner un nouveau souffle à leurs formations politiques, dont l'indice de popularité est au ras des pâquerettes? Il faut convenir que les deux nouveaux responsables ont sur les épaules un lourd héritage. Vu l'opinion défavorable qui les voit comme des appareils qui ont soutenu le long et déplorable règne de l'ex-président Bouteflika, honnis en cela par une grande majorité des Algériens, notamment les hirakistes, qui en ont fait leur slogan favori pour dénoncer l'ancien système, la pente serait très difficile à remonter. Il y a du boulot à faire, à réformer en profondeur les pratiques qui ont jusque-là caractérisé ces deux partis, cela est évident, mais de là à penser leur faire rejouer dans l'immédiat le même rôle politique qui leur était dévolu, cela parait impensable. Car, cela donne déjà du grain à moudre à une partie de l'opinion, qui crie au scandale et à la perpétuation de l'ancien système avec l'annonce d'un retour de ces deux partis dans le giron du pouvoir. La probabilité d'une telle éventualité est renforcée par le discours du nouveau SG du RND quand il s'engage, à l'issue du plébiscite par les congressistes, à œuvrer à «rassembler les militants et à s'éloigner de tous les facteurs de division au sein de l'Algérie nouvelle». Plus pragmatique, le nouveau SG du FLN effacera légèrement les suspicions en plaidant pour une refondation du parti et une mobilisation de l'ensemble de la classe politique pour la défense de l'Etat et de ses institutions, qui appartiennent en fait au peuple algérien.
Tous les citoyens se doivent d'œuvrer dans ce sens, à l'émancipation d'une ‘Algérie nouvelle', certes, mais quand il s'agit d'un parti politique, il est indispensable d'en faire preuve sur le terrain de la pratique. Un travail de longue haleine attend les concernés pour recoller les morceaux. Ne serait-il pas plus méthodique, donc, de panser avant tout les profondes blessures du parti avant de le proposer au service de l'intérêt suprême de la nation? On ne devrait pas se faire des préjugés et douter des bonnes intentions des deux nouveaux responsables de ces partis qui forment, de fait, la majorité dans les assemblées élues locale et nationale, en leur concédant l'atout qu'ils se soient tous deux élevés contre les pratiques abusives de leurs prédécesseurs du temps où pareille position était suicidaire sur le plan de l'ambition politique, mais il serait salutaire dans les conditions actuelles de prioriser leurs actions. Commencer d'abord par regagner la confiance perdue au sein même de leurs bases militantes, en déconfiture depuis la chute de l'ancien système, afin de s'assurer une place dans la reconfiguration du système à l'orée d'importantes échéances électorales, où les critères du clientélisme et des quotas ne seront d'aucun secours.

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