De Londres à Sydney, des milliers de personnes ont bravé la pandémie samedi pour en finir avec le racisme et les brutalités policières, une indignation mondiale sans précédent déclenchée par la mort du Noir américain George Floyd. A Londres, le visage recouvert d'un masque de protection pour certains, des centaines de manifestants se sont réunis devant le Parlement. "Il est temps de réduire le racisme en cendres!", a crié une manifestante dans un mégaphone. Ce mouvement mondial de protestation s'est greffé sur la colère qui a embrasé les Etats-Unis après la mort du quadragénaire George Floyd, asphyxié par un policier blanc. Un drame ayant ravivé les aspirations au changement après avoir fait ressurgir les meurtrissures du racisme. L'Australie a été la première samedi à ouvrir le bal de l'indignation mondiale. Des milliers de personnes ont manifesté à travers le pays, brandissant des banderoles "Je ne peux pas respirer". A Tunis, environ 200 personnes ont réclamé "la justice" et de pouvoir "respirer" face au racisme, qui "étouffe". A Liège, dans l'est de la Belgique, 700 personnes ont bravé l'interdiction et participé à une marche contre le racisme. A Paris, deux manifestations prévues samedi contre les violences policières, ont été interdites en raison de la crise sanitaire. Quelques centaines de personnes étaient cependant rassemblées en début d'après-midi près de l'ambassade américaine.