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Identité de papier
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 13 - 07 - 2020

Le problème de la double nationalité devient la nouvelle musique que d'aucuns s'évertuent à diffuser pour je ne sais quel objectif. Excès de vertu moralisatrice exacerbée par les hérauts du patriotisme ? Peut-être. Si tel est le cas, ce militantisme d'un genre nouveau ne sert à rien d'autre qu'à diviser un peuple déjà abîmé par un demi-siècle de corporatiste et de divisions malsaines.
L'identité de papier n'a jamais préjugé des choix idéologiques. Durant la lutte de libération nationale, nous avons combattu la France avec une identité française, certes imposée. Mais nos compatriotes qui disposent aujourd'hui de la double nationalité n'ont pas, tous, obéi aux mêmes aspirations. En dehors de la diaspora de la énième génération, il faut faire la différence entre ceux qui ont obéi à un choix culturel et idéologique, peu nombreux à mon sens, et ceux, notamment les jeunes universitaires qui, craignant pour leur vie pendant la décennie noire, ont cru devoir continuer leurs études ou leur carrière à l'étranger. Ont-ils fait le bon choix, là est un autre problème. Sont-ils devenus moins solidaires de leur pays d'extraction du fait de l'obtention d'un bout de papier qui les prémunit contre certaines ségrégations, entre autres scolaires à l'endroit de leurs enfants ? La réponse se passe de commentaires.
Par ailleurs, comment se peut-il que depuis de nombreuses années, et plus encore ces derniers temps, le pouvoir ne cesse d'encourager la diaspora diplômée à rentrer au pays pour contribuer au redressement d'un pays en panne de créativité, tandis que certains auteurs d'articles semblent vouloir les jeter aux orties ? Est-ce par excès de patriotisme ou par simple jalousie ? J'en connais plus d'un qui stigmatisaient leurs compatriotes, durant la décennie noire, d'avoir eu l'audace de partir en France et y trouver un emploi, pour la raison inavouée qu'ils n'ont pas pu avoir cette chance...
Par ailleurs, que veut dire être algérien plutôt que binational ? Être de nationalité algérienne est-il un critère indiscutable de probité pour son pays ? Certains barons de la prédation qui, sans avoir la double nationalité, ont ruiné leur pays au point où l'histoire vient de les rattraper. Sont-ils plus excusables que les binationaux ? Bien sûr, un certain nombre de ces derniers n'ont eu recours à la double nationalité que pour mieux naviguer dans l'affairisme mafieux. Mais faut-il pour cela jeter le bébé avec l'eau du bain? J'ai connu des Français «de souche», comme on dit, qui ont milité pour l'indépendance de notre pays, au prix de leur vie. Ils ne sont certes pas très nombreux, mais le rappel vaut pour l'exemple: J'étais outré quand certaines âmes égarées parmi nos citoyens ont réagi de façon épidermique quand un hommage a été rendu à Maurice Audin. Son seul défaut est qu'il ne s'appelait pas Mohammed. Quelle tristesse et quelle régression ! L'Algérie mérite-t-elle d'en être arrivée là ? A bon entendeur salut.


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