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Importations: La menace de trop pour la filière pomme de terre
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 25 - 10 - 2020

Confrontés déjà à de sérieuses difficultés conjoncturelles qui ont mis à mal leurs activités, les établissements producteurs de semences de pomme de terre voient se profiler à l'horizon, une autre menace bien plus grave encore, celle de voir des importateurs à l'affût, obtenir des autorisations d'importation. Et si l'opération de lobbying menée ces jours-ci par ces importateurs pour contraindre le ministère de l'Agriculture à répondre favorablement à leurs desideratas, le marché risque à terme d'être saturé au détriment du produit local. A ce titre, il faut souligner que les stocks des établissements de semences de pomme de terre sont saturés et le produit s'écoule difficilement. D'ailleurs, phénomène rarement observé, les prix ont connu une chute vertigineuse sur les étals compromettant gravement les efforts des producteurs qui ont consenti de lourdes dépenses et un endettement dont ils ne sont pas près de se relever. Et au moment où ils s'attendaient à une éventuelle aide de l'Etat, les voilà qu'ils voient leur espoir de règlement de «la crise» s'éloigner avec cette nouvelle donne. Les importateurs, qui ne semblent pas baisser les bras, vont briser carrément la filière pomme de terre en poussant les producteurs, déjà à bout, à mettre les clefs sous le paillasson.
C'est pour cette raison, conscient des enjeux de cette bataille inégale, que le président du Conseil national interprofessionnel de la filière pomme de terre (CNIFPT), M. Ahcène Guedmani, s'est insurgé dans une déclaration qu'il nous a accordée, «contre l'attitude des importateurs qui refusent de respecter le cahier des charges établi qui stipule que le recours à l'importation n'est accordé que sur la base de la présentation de bons de commande émanant des établissements producteurs de semences de pomme de terre». Il notera qu'il est inconcevable d'aller acheter de la semence auprès de producteurs hollandais ou français au détriment du produit local dont disposent les établissements agréés répartis à travers le pays, en quantités suffisantes pouvant couvrir les besoins nationaux. «C'est un gaspillage de devises qui vient à contresens des orientations du président de la République qui a insisté pour interdire le recours à l'importation de tout ce qui est produit localement», a ajouté le président du CNIFPT qui a affirmé qu'il luttera pour éviter le choc que des importations irréfléchies vont produire au sein de la filière où l'on a noté qu'en matière de pomme de terre, des résultats encourageants et des opérations d'exportation ont même été effectuées. C'est tout dire de la maîtrise effective de ce créneau qui représente un véritable défi.
L'année écoulée déjà, il y a eu une saturation de l'offre par l'importation de plus de 50.000 tonnes de semences de pomme de terre, ce qui a été à l'origine de la déstabilisation du marché. «Il est donc nécessaire de tempérer les ardeurs des importateurs en leur imposant de se conformer au strict respect du cahier des charges, c'est-à-dire de n'importer que les quantités dont on a besoin et reflétées par un bon de commande des établissements de production agréés par le ministère de l'Agriculture», a conclu M. Guedmani.


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