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LE SENS PERSONNEL DU DEVOIR
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 29 - 12 - 2020

Des madame Maya, Kouninef, Haddad, Zaâlane et d'autres profils aujourd'hui damnés, on en parlera encore longtemps jusqu'à ce que le temps ensevelisse dans l'oubli une page sombre et conjoncturelle de l'histoire algérienne. Des dégâts, il y en a eu. Dans les caisses et dans les esprits pour étaler au grand jour une strate d'individus repus, sortis d'obscures tanières pour goutter des fruits qu'offrent les providences passagères.
La particularité de cette histoire est que certains incriminés sont coupables et victimes en même temps, oublieux qu'ils étaient des retournements du temps et que la responsabilité dans la vie politique ne peut jamais être partagée et qu'un engagement doit être toujours assumé. Il n'a pas été prouvé que les ministres et les walis, en maille avec la justice, aient eu le loisir de tremper leurs doigts dans les pots de miel, mais leur culpabilité a une lourde consonance parce qu'ils ont trifouillé dans des biens publics dont ils étaient censés être les gardiens. Conforter sa propre position sociale et redorer sa promotion humaine sur le dos des autres, est le summum de l'acte criminel. Pourtant ces outils humains du pouvoir n'étaient pas dupes au point de se convaincre que se plier à l'instrumentalisation dont ils étaient l'objet, était un verset lu par un homme qui se croyait divin. Ils avaient de grandes oreilles partout qui leur rapportaient la finalité de leurs offrandes et de leurs disponibilités. Les personnes incriminées et jugées, en ce moment, ne peuvent nier qu'elles ont attribué au devoir un sens personnel.
Ils sont, en même temps, victimes d'un manque de conscience qui les a convaincus que leur responsabilité politique pour qu'elle se prolonge dans l'éternité, se confondait avec un aveuglement pour un homme qui ignorait qu'aussi haut que soient assis les tsars, leurs règnes ne durent qu'un temps.
Il n'empêche que quelque chose de strident émane de cette page sombre. Plus qu'une leçon sur les responsabilités, elle est surtout et à bien des égards une grande leçon de vie.


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