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Un été difficile à l'horizon?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 12 - 05 - 2022

Que dire en Afrique si dans des pays européens on commence, maintenant, à appréhender une période de sécheresse et un déficit en eau ? En France, le risque de sécheresse est très élevé à travers plusieurs régions en raison d'une faible pluviométrie, selon des météorologistes. En Algérie, on annonce que le taux de remplissage des barrages à l'échelle nationale est de 44,52%. Dans les régions de l'ouest du pays, les barrages ont atteint 26%, celles du centre 24%, et celles de l'est 61%, selon l'Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT). Une faible pluviométrie conduit irréparablement à un faible taux de remplissage des barrages, plus marqué au centre et à l'ouest du pays, où l'on peut qualifier la situation d'apocalyptique, surtout si on tient compte de la soustraction du taux d'envasement qui peut atteindre jusqu'à 13% de vase au niveau de certains barrages. Mais, on ne s'inquiète de rien ! Un responsable de l'ANBT parle même sur un air tranquillisant d'un taux de remplissage des barrages «moyennement acceptable».
Cela veut-il dire qu'on ne doit pas s'inquiéter au sujet d'un déficit en eau durant la saison des grandes chaleurs, et qu'on peut garantir un approvisionnement régulier des foyers en eau potable avec des barrages remplis à 12 et 14%, en enlevant entre 10 et 13% de vase, de leur capacité ? Est-il trop tôt pour parler de sécheresse ? Pourtant les chiffres ne trompent pas, avec un taux de remplissage de 24% des barrages situés au centre du pays, on risque de vivre un été des plus difficiles en matière d'alimentation des foyers en eau potable. Pourquoi ne pas se l'avouer maintenant et chercher rapidement à mettre en place des solutions adéquates, comme le recours au dessalement de l'eau de mer, une solution préconisée l'été dernier par les plus hautes autorités du pays, ainsi qu'à mettre en œuvre une campagne de sensibilisation en direction de la population pour éviter tout gaspillage d'eau et les préparer psychologiquement au rationnement de la distribution d'eau ?
La vérité doit être dévoilée, d'autant que ce n'est la faute ni de X ni de Y, c'est le ciel qui n'a pas été clément malgré les nombreuses prières de l'istisqa pour conjurer la sécheresse. Ne pas dire la vérité conduirait à induire en erreur le gouvernement et surprendre la population par le calvaire des robinets à sec. Aussi, il est à prévoir que ces conditions climatiques ne manqueraient pas d'avoir un impact négatif sur l'agriculture, la culture des céréales, surtout, très dépendante de la pluviométrie et qui souffre encore, malheureusement, d'un manque de développement des systèmes d'irrigation d'appoint. Et, cela n'est guère rassurant sur le plan de la sécurité alimentaire, notamment dans un environnement mondial fortement impacté par le conflit en Ukraine. Risques de déficit en eau et de réduction de la productivité des cultures associée aux signes de chaleur et de sécheresse, un été difficile qui se profile à l'horizon ?


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