Affaire «Tahkout»: Liberté provisoire pour le ministre du Tourisme    Quel dialogue national ?    Pour la 21ème semaine consécutive: Les étudiants poursuivent les manifestations    Automobile: La 1re pierre de l'usine Peugeot le 21 juillet    Tlemcen: Gendarmerie et police enquêtent à la CCLS    Une médiation morte avant de commencer    Equipe nationale: Cap sur le Sénégal    Les cinq clés de la réussite de l'Algérie    Constantine - Premier vol vers les Lieux Saints de l'Islam demain    Université «Mohamed Boudiaf»: 3.500 nouveaux bacheliers attendus    Douze accidents de la route en 48 heures    Chakib Khelil et le scandale Panama Papers    Energie nucléaire : Réalisation prochaine d'une station de production de l'électricité    Energies renouvelables : Sonelgaz possède l'expérience nécessaire pour accompagner le programme national    Les opérateurs intéressés bénéficieront de l'accompagnement public    La Tunisie toujours attractive    Karim Younes confirme sa présence    Les pays de l'UE à la recherche d'une approche commune à l'endroit de l'Iran    Al-Assad promet de poursuivre les efforts pour former un comité constitutionnel    Une guerre US contre l'Iran entraînera un déluge de missiles sur Israël    Algérie Motors annone l'arrivée du C400 X et le C400 GT    Une plateforme anticorruption contre 8.000 fonctionnaires    Italie : Les dessous du déplacement de Salvini à Washington    Algérie-Mali : Le ministre malien des AE en visite de travail à Alger    Le successeur d'Ouyahia connu ce samedi    La meilleure voie de voir l'Algérie de demain    CAN-2019: Les "Verts" droit au but    Le club NRAI El Harrach remporte le trophée    Afflux record au stade au 5 juillet    CAN-2019 : les Verts en finale    Le Real Madrid annonce la mort du frère de Zineddine Zidane    Ambiance : L'Algérie, entre liesse populaire et rêve de deuxième étoile    Cour suprême : Abdelkader Benmessaoud mis en liberté provisoire    Marches des étudiants à Alger    Baisse drastique des réserves de change    Conseil interministériel élargi : Examen des préparatifs de la prochaine rentrée sociale    Lancement d'une campagne de sensibilisation aux accidents de la route    Près de 700 millions de DA de marchandises non facturées mises sur le marché    14 orpailleurs arrêtés à Tamanrasset et Bordj Badji Mokhtar    Programme d'activités estivales : Cap sur la grande bleue    Exposition collective d'arts plastiques    30 wilayas au Salon national des arts traditionnels et cultures populaires    Regain de créativité théâtrale pour enfants    Un mythe, des voyages hors du commun    Participation de plus de 20 wilayas    Exposition collective d'artistes peintres des wilayas de l'Ouest    .sortir ...sortir ...sortir ...    L'autofiction, une quête de soi    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La santé du citoyen otage des lobbies
LE PRESIDENT DU SYNDICAT NATIONAL DES PHARMACIENS DENONCE
Publié dans Réflexion le 27 - 09 - 2011

La pénurie des médicaments s'allonge et la liste des médicaments en manque ne cesse de continuer. 280 médicaments sont introuvable sur le marché, dont 150 sont des médicaments essentiels pour les malades chroniques. Quelles sont les rasions de ces pénuries?
Il y a plusieurs raisons à cette déstabilisation du marché. Certaines sociétés d'importation ne respectent pas leurs engagements par rapport aux cahiers de charges et aux programmes. Il y a aussi des problèmes au niveau de la production. Des producteurs n'ont pas respecté leurs engagements aussi en matière de remplacement des produits importés. S'ajoute à cela des difficultés dans la distribution », a déclaré Messaoud Belambri, président du Syndicat national des pharmaciens d'officines (SNAPO), invité, mardi 27 septembre, de la Chaîne III de la radio nationale. M. Belambri a évoqué l'existence de cas de rétention. « Mais également d'exclusivité lorsqu'on voit qu'il y a un cumul d'exercice de distributeur et d'importateur. Des distributeurs détiennent un monopole et une véritable exclusivité mais qui ne peuvent pas assurer la distribution à travers le territoire national », a t il expliqué. D'après lui, des laboratoires étrangers ont accordé l'exclusivité à une ou deux sociétés d'importation algériennes pour des médicaments indispensables. « Cependant, ces produits ne sont pas du tout importés. Et s'ils le sont, ils sont retenus ou distribués selon une pratique discriminatoire par rapport aux officines », a t il relevé. Messaoud Belambri a révélé que le gouvernement a fait machine arrière après avoir autorisé les producteurs à assurer directement la livraison des médicaments aux pharmacies. « Ceci a encore dopé le pouvoir de certains lobbies de l'importation qui dominent les marchés des médicaments. Ceux ci ont exercé une énorme pression pour obtenir le retrait de l'instruction gouvernementale. Leurs intérêts étaient menacés. La situation a empiré. C'est ce que nous avons prévu », a t il dit. Selon lui, le marché actuel du médicament est évalué à 1,6 milliard d'euros. « Ce n'est donc pas du jour au lendemain qu'on va enlever une partie de cette enveloppe à ceux qui la détiennent. Il est inconcevable qu'avec l'argent de l'Etat, des lobbies se sont constitués et qui exercent actuellement un véritable diktat sur le marché du médicament. Il y a 150 médicaments essentiels qui ne sont pas disponibles. On ne peut pas continuer comme cela », a t il averti. « Nous ne pouvons pas accepter que « la loi » financière dirige ce marché. Il y a la notion de santé publique. Il faut d'abord prioriser l'accessibilité au médicament dans toutes les régions. Les grands distributeurs doivent adopter un comportement déontologique. Ceux qui ont les plus grands moyens financiers détiennent toute la gamme des médicaments. Ils ne sont pas intéressés par le travail avec les petites pharmacies qui constituent de 80 à 90 % des officines existantes », a t il ajouté, proposant la création d'un regroupement des pharmacies pour contribuer à la régulation du marché et au respect des règles déontologiques. M. Belambri a également appelé à installer l'Agence nationale des produits pharmaceutiques pour renforcer la régulation. Selon lui, le réseau officinal a explosé dans le pays. « Nous sommes passés de 5 000 à presque 9 000 officines en trois ans. Il y a eu donc dilution des stocks. Il y a aura un problème de couverture et de réponses aux besoins ». Le président du SNAPO a estimé qu'il y a urgence à prendre des mesures concrètes pour en finir avec la situation de pénurie. « Il faut créer un comité ad hoc et associer toutes les parties concernées par le marché du médicament et la distribution pour trouver les solutions, que cela se fasse sous la tutelle du ministère de la santé », a t il dit. Il a rappelé que son syndicat a déjà fait des propositions et interpellé les autorités par écrit et par voie de presse. A ses yeux, la production pharmaceutique nationale peut être la solution de demain. « Maintenant, il faut prendre des mesures urgentes. Nous sommes les premiers à faire face à détresse des malades », a t il appuyé.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.