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La santé du citoyen otage des lobbies
LE PRESIDENT DU SYNDICAT NATIONAL DES PHARMACIENS DENONCE
Publié dans Réflexion le 27 - 09 - 2011

La pénurie des médicaments s'allonge et la liste des médicaments en manque ne cesse de continuer. 280 médicaments sont introuvable sur le marché, dont 150 sont des médicaments essentiels pour les malades chroniques. Quelles sont les rasions de ces pénuries?
Il y a plusieurs raisons à cette déstabilisation du marché. Certaines sociétés d'importation ne respectent pas leurs engagements par rapport aux cahiers de charges et aux programmes. Il y a aussi des problèmes au niveau de la production. Des producteurs n'ont pas respecté leurs engagements aussi en matière de remplacement des produits importés. S'ajoute à cela des difficultés dans la distribution », a déclaré Messaoud Belambri, président du Syndicat national des pharmaciens d'officines (SNAPO), invité, mardi 27 septembre, de la Chaîne III de la radio nationale. M. Belambri a évoqué l'existence de cas de rétention. « Mais également d'exclusivité lorsqu'on voit qu'il y a un cumul d'exercice de distributeur et d'importateur. Des distributeurs détiennent un monopole et une véritable exclusivité mais qui ne peuvent pas assurer la distribution à travers le territoire national », a t il expliqué. D'après lui, des laboratoires étrangers ont accordé l'exclusivité à une ou deux sociétés d'importation algériennes pour des médicaments indispensables. « Cependant, ces produits ne sont pas du tout importés. Et s'ils le sont, ils sont retenus ou distribués selon une pratique discriminatoire par rapport aux officines », a t il relevé. Messaoud Belambri a révélé que le gouvernement a fait machine arrière après avoir autorisé les producteurs à assurer directement la livraison des médicaments aux pharmacies. « Ceci a encore dopé le pouvoir de certains lobbies de l'importation qui dominent les marchés des médicaments. Ceux ci ont exercé une énorme pression pour obtenir le retrait de l'instruction gouvernementale. Leurs intérêts étaient menacés. La situation a empiré. C'est ce que nous avons prévu », a t il dit. Selon lui, le marché actuel du médicament est évalué à 1,6 milliard d'euros. « Ce n'est donc pas du jour au lendemain qu'on va enlever une partie de cette enveloppe à ceux qui la détiennent. Il est inconcevable qu'avec l'argent de l'Etat, des lobbies se sont constitués et qui exercent actuellement un véritable diktat sur le marché du médicament. Il y a 150 médicaments essentiels qui ne sont pas disponibles. On ne peut pas continuer comme cela », a t il averti. « Nous ne pouvons pas accepter que « la loi » financière dirige ce marché. Il y a la notion de santé publique. Il faut d'abord prioriser l'accessibilité au médicament dans toutes les régions. Les grands distributeurs doivent adopter un comportement déontologique. Ceux qui ont les plus grands moyens financiers détiennent toute la gamme des médicaments. Ils ne sont pas intéressés par le travail avec les petites pharmacies qui constituent de 80 à 90 % des officines existantes », a t il ajouté, proposant la création d'un regroupement des pharmacies pour contribuer à la régulation du marché et au respect des règles déontologiques. M. Belambri a également appelé à installer l'Agence nationale des produits pharmaceutiques pour renforcer la régulation. Selon lui, le réseau officinal a explosé dans le pays. « Nous sommes passés de 5 000 à presque 9 000 officines en trois ans. Il y a eu donc dilution des stocks. Il y a aura un problème de couverture et de réponses aux besoins ». Le président du SNAPO a estimé qu'il y a urgence à prendre des mesures concrètes pour en finir avec la situation de pénurie. « Il faut créer un comité ad hoc et associer toutes les parties concernées par le marché du médicament et la distribution pour trouver les solutions, que cela se fasse sous la tutelle du ministère de la santé », a t il dit. Il a rappelé que son syndicat a déjà fait des propositions et interpellé les autorités par écrit et par voie de presse. A ses yeux, la production pharmaceutique nationale peut être la solution de demain. « Maintenant, il faut prendre des mesures urgentes. Nous sommes les premiers à faire face à détresse des malades », a t il appuyé.

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