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Mostaganem défigurée par les ordures
MARTYRISEE PAR DES ELUS COMPLICES ET UNE AUTORITE HORS CHAMPS
Publié dans Réflexion le 18 - 07 - 2012

Des tonnes d'ordures ménagères s'entassent sur les trottoirs et, dans certains quartiers de la capitale de la perle de la méditerranée, la chaussée est complètement obstruée. Les bacs à ordures, là où il en existe, sont remplis à ras bord. Tel est le triste décor qu'offre, Mostaganem à ses habitants et à ses visiteurs. Mais qui s'en préoccupe ? Les responsables des APC dont une partie est, semble-t-il, en congé, sont soit en campagne électorale pour les prochaines locales soit ils sont hors champs. Quant aux responsables de la wilaya qui devraient contrôler ces derniers ont d'autres préoccupations que les affaires du citoyen.
La situation est devenue incontrôlable avec l'arrivée des grandes chaleurs. Le spectacle de nos poubelles jonchant les trottoirs dans la ville ou sur le bord des routes n'est déjà plus un simple problème de pollution visuelle. Ces déchets omniprésents ont un impact sur l'environnement et inévitablement sur la santé publique. Mostaganem, gangréné par le cancer de la pollution, va mal. Pour cause : la pollution atmosphérique et la pollution-déchets ; deux tares qui étendent leurs métastases sur l'ensemble du tissu urbain, conséquence de la gestion de nos élus qui s'en lavent les mains. En plus de tous ces fléaux, Mostaganem peut se targuer d'être l'une des villes les plus sales du pays, avec des trottoirs sur lesquels s'entassent des tas d'immondices. Dans les cités nouvellement construites des terrains sont abandonnés aux herbes sauvages et aux broussailles devenant ainsi des nids de serpents, tandis que d'autres ont été transformées en des dépotoirs à ciel ouvert.
OÙ SONT LES RESPONSABLES ?
La perle du Dahra a perdu de son éclat et n'est plus que l'ombre d'elle-même, ruralisée à l'extrême elle continue de subir le courroux des fossoyeurs venus d'ailleurs qui ne respectent rien et qui l'on dépossédait de son âme et de tout son charme. Pour certains interrogés, la raison de la saleté qui envahit la ville est à imputer en grande partie à l'incurie des autorités qui ne « contrôlent pas ce que font les agents chargés de l'hygiène, de la propreté et des ordures et au manque de rigueur envers les contrevenants». Ajouté à cela l'absence de structures suffisantes de ramassage et de traitement des déchets est une autre raison évoquée pour expliquer le degré d'insalubrité de la ville, par les citoyens interrogés. Affligé par la dégradation de la ville, la majeure partie des mostaganémois semble plutôt résignée par l'état d'insalubrité permanent de leur ville et n'attendent plus rien des élus locaux et des autorités concernées qui se croisent les bras devant une telle hécatombe. Jadis, exemple de propreté et de savoir-vivre, Mostaganem s'est transformée, au fil des années, en une gigantesque décharge sauvage. Détritus, objets hétéroclites remblais se retrouvent à chaque coin de la ville, devant les habitations, même les cages d'escalier des bâtiments sont envahies par les tonnes de gravats entassés devant les entrées des immeubles. Au moment où des campagnes de nettoyage sont menées, un peu partout à travers le pays, dans le cadre de l'opération « Blanche Algérie », la plupart des artères de la ville de Mostaganem sont jonchées de détritus de tous genres, sans oublier l'éternelle plaie Ain Sefra qui se trouve au beau milieu du centre de la ville comme un gros nez dans la figure telle une acné et qui la défigure complètement. Aujourd'hui plus que jamais, la ville de Mostaganem tend à offrir une image peu reluisante, avec ses quartiers et ses cités qui croulent, sous des tonnes d'ordures abandonnées par des habitants peu soucieux de la propreté et de l'hygiène, ce qui fera dire à un citoyen : « Ou sont les élus de cette ville et qu'attendent-ils pour agir et faire quelque chose » ?
DES ELUS COMPLICES DU CHAOS !
En déambulant dans les cités et quartiers de cette ville martyrisée, le constat est affligeant en voyant toutes les ordures qui ne cessent de s'accumuler aux quatre coins de la ville ce qui suscite l'indignation des habitants de Chemmouma, la cité 5 juillet, Les citronniers, la pépinière, le centre ville, Beymouth, Tijditt, Diar El Hana, Raisinville, Mont plaisir, les HLM Plateau Marine et la majorité des autres cités et quartiers. L'on trouve, devant les cités résidentielles et universitaires comme l'indiquent les photos, les ordures et autres déchets qui s'accumulent et en d'autres endroits ils sont jetés ça et là sans que les pouvoirs publics ne bougent le petit doigt. Hadj Slimane nous dira à ce propos : « Notre ville agonise et les autorités sont toutes complices du chaos que nous vivons, quant aux élus ils ne sont là que pour faire les affaires, laissant la situation pourrir ». « Regardez, ce qu'ils ont fait de la ville, tout cela c'est la faute des mostaganémois qui ont laissé les arrivistes et bouheyouf nous prendre en otage rendant Mostaganem invivable nous déclarera Sid Ahmed ». Aujourd'hui, quand on voit ce qui est arrivé à cette ville qui était un exemple de propreté à travers toute l'Algérie, cela nous rend malades pour nous demander jusqu'à quand devons nous accepter cette situation s'écriera Hadj Saddek un sexagénaire, Avec cette véritable plaie d'Ain Sefra et le ramassis qu'elle rassemble l'on se dit qu'on est vraiment tomber bien bas, c'est vraiment la décadence de la ville et comme vous pouvez le constater celle-ci est devenue un danger pour l'environnement, et la situation est plus qu'alarmante qu'elle nécessite des mesures urgentes et draconiennes en vue d'éradiquer ce phénomène indigne afin de mettre un terme à la prolifération de ce fléau qui prend de l'ampleur et qui est devenu l'affaire de tous, on en a marre s'exclama-t-il ». « Les cités et les espaces verts ne sont pas épargnés par les ordures encombrantes, d'où émanent des odeurs nauséabondes, polluant fortement l'atmosphère s'écriera Hadj Saddek. Et d'ajouter, à cela comme vous voyez s'ajoute la prolifération des chiens errants, des rats et autres insectes nuisibles aux riverains qui acceptent de vivre dans ce milieu dégradant. Nous sommes face à des citoyens qui ont oublié le sens du devoir et qui font fit du civisme, tandis que d'autres aiment vivre dans l'insalubrité et ne sont pas le moins du monde dérangés par cette situation déplorable. Si la situation a empiré, nous déclarera Si Djelloul un retraité c'est à cause de ces gens qui ont envahi la ville, car ils ont l'habitude de se vautrer au milieu de la saleté et des ordures, sinon comment expliquer toutes les ordures que l'on retrouve au bas des fenêtres de leurs domiciles n'osant même pas donner un coup de balai et ce devant leurs propres portes »
LE CITOYEN EST AUSSI RESPONSABLE ?
Dans certains quartiers, faute d'organisation, nous avons pu constater que des endroits ont été anarchiquement aménagés ou plutôt improvisés par des citoyens et qui font office de dépotoirs, parfois devant les domiciles même. Ainsi, des ordures ménagères, détritus et autres immondices sont jetés n'importe où, parfois, juste au dessous des balcons et vous surprennent même sur votre chemin. « La saleté a pris le dessus, et sans vouloir accuser tous les citoyens de cette ville à savoir une partie aux dépens d'une autre, cette réalité est l'affaire de tous, non pas seulement des pouvoirs publics qui doivent quant à eux prendre le taureau par les cornes et lutter contre les contrevenants en employant tous les moyens et tout l'arsenal juridique pour mettre fin à cet état de déliquescence nous dira Hamza universitaire ». Tous les quartiers, dont les plus récents, croupissent sous le poids de détritus qui continuent à empoisonner la vie des habitants et à polluer l'environnement. Les citoyens résidants à proximité du marché d'Ain Sefra et du marché couvert de la ville souffrent le martyre au quotidien à cause de l'amoncèlement mais également et surtout des odeurs nauséabondes qui proviennent des ordures jetées à même le sol par les marchands et les usagers d'où les relents de poissons pourris lorsque vous passez à proximité, alors que ce marché et ses environs était à un moment donné bien entretenu et faisait la fierté de la ville. En Faisant un tour la nuit dans les cités, quartiers et rues avoisinantes, on est sidéré par le nombre de rats et de rongeurs qui pullulent, sans oublier que pendant la saison des chaleurs c'est la prolifération des moustiques et des odeurs pestilentielles qui se collent à vos habits et envahissent tous les recoins des habitations. Il est à se demander où sont les services de la commune sensés veiller à mettre en œuvre les moyens nécessaires. « On n'a pas les moyens », répondent certains responsables, quant à d'autres ils s'en foutent éperdument et devant de tels arguments et un tel laxisme l'on est enclin à se demander ce qu'il va advenir de cette ville et des citoyens soucieux de leurs conditions de vie et qui continuent à payer des redevances pour rien. « Au lieu de chercher des solutions à ces faits, les élus s'attellent à régler des comptes entre eux et à se chercher le temps d'un mandat, surtout que les élections locales sont proches, c'est vous dire que ces gens sont nuisibles à la communauté mostaganémoise et c'est comme s'ils voulaient se venger d'elle nous fera savoir El Haddi un retraité fonctionnaire. Ce qui intéresse les citoyens de Mostaganem, est la propreté de leur ville et non de voir qui part et qui reste de ceux qui ont été choisis pour gérer la commune. Autre fait, c'est l'anarchie en plus de l'insalubrité qui règne dans la ville et même en périphérie, à savoir le squattage qui a touché tous les espaces et trottoirs par les commerçants, le marché informel et autre marchands venus d'on ne sait où et ce au vu et au su des autorités qui continuent à fermer les yeux sur tous les dépassements enregistrés, je crois que tout ce qui se passe est prémédité et qu'on veut à tout prix détruire Mostaganem conclura ce dernier dont la colère était visible »..
MILIEU RURAL : MÊME CHANSON !
En sortant de la ville, les campagnes ne sont pas mieux loties, c'est presque du pareil au même, du point de vue de la pollution de l'environnement, avec tous ces milliers de sacs en plastique, qui sont disséminés un peu partout, à travers champs en milieu rural ou dans les jardins, places publiques, sur les arbres etc... On peut dire que c'est l'invasion de cette espèce indestructible à laquelle nous n'arrivons pas à mettre fin, et pour cause, l'incivisme de certains citoyens qui n'hésitent pas à se débarrasser des sachets une fois utilisés comme bon leur semble est aussi la cause, car même le milieu rural n'a pas échappé à l'incurie . Le chemin des crêtes dans la commune de Mazagran, n'échappe pas à cette gabegie et à cette anarchie, du fait que tous les commerçants spécialisés dans la vente des matériaux de construction ont pris possession des espaces tout le long de la route exposant leurs produits ne payant aucune taxe, ce qui prouve que l'état est totalement absent et que les autorités locales que ce soit au niveau de la ville ou des communes est identique du fait qu'on laisse faire. Jusqu'à quand allons nous demeurer otage de ces responsables incompétents et sans scrupules et qui n'ont aucun respect du citoyen le laissant se débattre dans les problèmes et les difficultés d'où la saleté qui est devenue maitresse des lieux, aussi seul l'avenir nous le dira. A bon entendeur salut.


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