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Renégociation des accords UE-Maroc: la société civiles sahraouie, profondément préoccupée
Publié dans Algérie Presse Service le 03 - 02 - 2018

Une centaine d'organisations de la société civile sahraouie ont exprimé samedi leur "profonde préoccupation" face aux négociations entre l'UE et le Maroc visant à inclure les produits issus du Sahara occidental occupé dans leurs accords commerciaux sans le consentement du peuple sahraoui, condamnant une approche de la Commission européenne "destructrice et insoutenable".
"Nous exprimons notre profonde préoccupation face aux négociations en cours entre le Maroc et la Commission européenne visant à inclure le Sahara occidental dans les accords commerciaux avec le Maroc sans le consentement du peuple sahraoui à travers son représentant légitime, le Front Polisario", ont écrit ces organisations issues des territoires occupés, des territoires libérés, des camps de réfugiés à Tindouf et de la diaspora dans une lettre à la Commission européenne.
Les organisations ont exprimé de "sérieuses réserves" sur l'attitude de la Commission européenne, affirmant que la volonté persistante de la Commission européenne d'ignorer ou de contourner un arrêt de sa plus haute juridiction "porte atteinte aux droits fondamentaux du peuple sahraoui" et "permet la poursuite de l'exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental".
Les organisations de la société civile sahraouie ont souligné, à ce titre, qu'à ce jour, "aucun examen sérieux de ce processus (de négociations) n'a été autorisé", le mandat accordé par le Conseil de l'UE à la Commission européenne en mai dernier afin de négocier avec le Maroc une modification du texte de l'accord de libéralisation des produits agricoles étant resté secret.
Regrettant que l'exécutif européen n'ait fait aucune tentative pour s'engager avec le Front Polisario en tant que représentant légitime du peuple sahraoui, les organisations sahraouies rappellent que la CJUE a, pourtant, statué qu'aucun traité commercial entre le Maroc et l'UE ne peut légalement s'appliquer au Sahara occidental sauf si, le peuple du Sahara occidental y consent.
"La CJUE, en décembre 2016, a définitivement décrété que le Maroc n'avait pas de souveraineté sur le Sahara occidental, réaffirmant la position de la Cour internationale de Justice, des Nations unies et de l'Union africaine.
Elle a également affirmé que le Sahara occidental est un territoire non-autonome, que le peuple du Sahara occidental est le propriétaire exclusif des ressources naturelles du territoire, et que tout accord concernant les ressources naturelles du Sahara occidental nécessite le consentement des représentants du peuple sahraoui", ont-elles souligné.
Elles ont réaffirmé, à ce titre, leur "détermination inébranlable" à réclamer des réparations pour cette exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental.
Les organisations de la société civile sahraouie ont exhorté, dans ce contexte, l'exécutif européen à "s'engager de manière constructive avec le Front Polisario" en tant que représentant légitime du peuple sahraoui et partie aux pourparlers de paix de l'ONU et à se conformer à la décision de la CJUE.
Elles ont exigé, à ce propos, de la Commission européenne de "clarifier immédiatement" la portée juridique et territoriale des négociations en cours avec le Maroc sur la modification de l'accord de libéralisation des produits agricoles et de rendre public le processus par lequel le consentement du peuple sahraoui a été ou sera sollicité comme l'exige la législation de l'UE à travers la publication de la liste de toutes les parties qui seront consultées, les termes de la consultation, et le mécanisme de participation équitable.
Les organisations de la société civile sahraouie ont mis l'accent sur l'importance d'entreprendre une mission d'enquête "complète et sans entrave" sur le territoire du Sahara occidental pour évaluer la situation humanitaire, les droits de l'Homme et la situation économique sur le terrain, et de procéder à un audit d'urgence sur le respect par les Etats membres de l'UE de l'arrêt de la CJUE du 21 décembre 2016.


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