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Le peuple algérien n'arrive pas à trouver l'organisation et le mot d'ordre fédérateur
Youcef Rezzoug. Ancien rédacteur en chef du Matin
Publié dans El Watan le 21 - 09 - 2018

Les luttes des autres pays sont apparentes et omniprésentes à la Fête de l'Humanité. Pourquoi, selon vous, ne voit-on pas celles de l'Algérie ?
Dans l'histoire des luttes algériennes, ces dernières existent, mais personne n'a réussi à les catalyser pour leur donner une forme d'expression politique et organisationnelle. Nous avons enregistré, rien qu'en 2011, des milliers de contestations. Seulement, ces mouvements n'ont pas réussi à trouver une expression politique à leurs luttes. Le dernier qui reste, à mon avis, dans ce sens est le mouvement des Archs de 2001. Certains peuvent lui reprocher ce qu'ils veulent, mais il reste le seul mouvement de base qui avait une expression politique.
Pourquoi cette situation ? Je citerai la période du terrorisme qui a tout détruit, durant laquelle l'Algérie a perdu une bonne partie de sa matière grise ! Mais il y a aussi la nature du régime qui a pu corrompre une bonne partie de la société comme il est corrompu lui aussi. Ce dernier est arrivé à tuer dans l'œuf toute forme d'organisation ou de rassemblement. L'organisation dans notre pays est interdite, le rassemblement aussi.
C'est ce genre de stratagème qui est utilisé pour brimer la société civile et politique. En dernier lieu, je dirai qu'il y aussi l'incapacité de l'élite à peser, à fédérer ou à reprendre sa fonction principale qui est l'éveil de la société.
Doit-on comprendre de votre analyse que nous n'avons pas de luttes ou de militants à présenter ici ?
Non. Tous les peuples se valent. Seulement chacun a sa propre expérience. Tout le monde traite le nôtre de lâche alors qu'il n'est pas si différent des autres. Seulement, il n'arrive pas à trouver l'organisation et le mot d'ordre fédérateur. Mais cela ne tombera pas du ciel. Il faut une élite et un cadre politique. J'ai dit que dans le climat que j'ai expliqué, la situation ne permet pas l'émergence d'une conscience politique. Vous pouvez avoir des militants base, mais qui n'ont pas de conscience, de manière évoluée, à faire la jonction et à donner une expression politique. Nous ne l'avons pas. Il y a des militants, certes, mais eux-mêmes n'arrivent pas à se fédérer pour les raisons que j'ai citées précédemment.
Il y a des tergiversations, des hésitations et des conditions politiques nationales et internationales qui ne permettent pas l'émergence d'une lutte d'expression politique. Mais ça viendra.
Que pensez-vous des mouvements comme celui qui s'est opposé au 4e mandat de Bouteflika, ceux des chômeurs, des médecins ou de Mouwatana qui s'oppose actuellement au 5e mandat de Bouteflika ?
J'ai soutenu toutes les contestations. D'abord, pouvons-nous parler de revendications dans un cadre démocratique ? Qu'on laisse, pour l'exemple, les médecins se battre et ouvrir le débat plus tard sur la nature de leurs revendications. Le problème est que nous ne pouvons même pas arriver à ce stade basique car le pouvoir interdit tout.
Ces mouvements pourraient arriver un jour à trouver une jonction, mais il faut qu'ils inscrivent leurs luttes dans la continuité. Il faut que les gens s'expriment. Les élections, dans le contexte actuel, ne présentent pas une solution mais un problème. Elles doivent être la finalité d'une réflexion et non un processus. La question qui se pose aujourd'hui, face à ce pouvoir dictatorial et despotique, qui navigue à vue, c'est comment sauver le pays. Si nous ne construisons pas la forme sur des questions fondamentales, nous ne pouvons refonder la République.
Car le travail est là. L'élection donnera encore une vie à ce système et une caution pour sa politique qui a ruiné le pays. Il faut s'asseoir ensemble pour trouver une solution afin de sortir notre pays de cette situation.


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