Mozambique Douze habitants d'un village de l'extrême nord du Mozambique ont été tués et 14 autres blessés jeudi lors d'une nouvelle attaque, attribuée à un groupe terroriste qui sème la terreur dans la région depuis des mois, a indiqué une source locale. «Dix personnes ont été tuées par balle et deux sont mortes brûlées», a indiqué hier cette source, qui a précisé que 55 maisons avaient également été incendiées. Cette attaque est la plus meurtrière commise par ces terroristes depuis leur émergence en octobre 2017. Désigné par la population sous le nom de «shababs», ce groupe de jeunes radicaux a tué une cinquantaine de civils, brûlé des villages et contraint des milliers de leurs habitants à l'exode. Turquie La police turque a annoncé hier avoir arrêté 85 soldats soupçonnés d'être liés aux réseaux du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir été l'instigateur du putsch manqué de juillet 2016, a rapporté l'agence étatique Anadolu. Le parquet d'Ankara a émis des mandats d'arrêt pour 110 soldats d'active de l'armée de l'air, dont 3 colonels et 5 pilotes, dans le cadre d'une enquête, a ajouté la même source. En milieu de matinée, 85 d'entre eux avaient déjà été arrêtés et les recherches se poursuivaient pour les 25 autres. Les autorités turques ont lancé de vastes purges dans l'ensemble des institutions publiques à la suite du putsch manqué de juillet 2016, imputé au prédicateur Fethullah Gülen, un ancien allié du président Recep Tayyip Erdogan. Birmanie La Chambre basse du Parlement canadien a unanimement adopté une résolution qualifiant de «génocide» les crimes commis en Birmanie contre la minorité musulmane Rohingya. La motion approuvée par les députés de la Chambre des communes endosse le rapport des enquêteurs de l'ONU, qui expose «les crimes contre l'humanité commis par les forces armées de la Birmanie contre les Rohingyas et d'autres minorités ethniques». Les élus reconnaissent que «ces crimes contre les Rohingyas constituent un génocide» et appellent le Conseil de sécurité des Nations unies «à référer la situation (…) à la Cour pénale internationale». Yémen Une sénatrice démocrate a accusé le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, d'avoir «violé la loi» en certifiant que l'Arabie Saoudite prenait des « mesures manifestes» pour épargner les civils au Yémen. Mike Pompeo a émis cette «certification» la semaine dernière au sujet du rôle de l'Arabie Saoudite et des Emirats arabes unis, alliés dans une coalition qui intervient militairement depuis 2015 au Yémen contre les rebelles houthis. La décision de M. Pompeo avait immédiatement été contestée par plusieurs parlementaires et organisations internationales, d'autant qu'elle intervient un mois seulement après un raid de cette coalition ayant coûté la vie à 40 enfants.