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Venus de Syrie en transitant par Istanbul, Bamako, Gao : 04 migrants syriens soupçonnés de mercenariat
Publié dans El Watan le 04 - 12 - 2018

C'est l'état d'alerte chez les services de sécurité depuis que les premières cellules de combattants syriens et yéménites ont été démantelées à Tamanrasset et à Ghardaïa, il y a quelques mois.
Des sources sécuritaires avancent un nombre de 104 migrants, majoritairement syriens, arrêtés et actuellement sous le coup d'une procédure d'expulsion après avoir été condamnés pour «séjour illégal».
Ils sont, pour la plupart, venus de Syrie. «Ces migrants viennent tous des zones en conflit, comme la Syrie ou encore le Yémen ; certains sont détenteurs de documents de voyage suspects.
Ils ont transité par plusieurs pays avant d'arriver en Algérie. Beaucoup sont passés par l'aéroport d'Istanbul, mais aussi par la Jordanie, l'Egypte, l'Ethiopie et même le Soudan, avant de rejoindre par avion Bamako, où ils ont été pris en charge et escortés par des groupes armés jusqu'à Gao et Kidal, au nord du Mali, puis à Timiaouine et In Guezzam en Algérie.
Ils ont été arrêtés individuellement ou par groupe à Tamanrasset et à Ghardaïa, et étaient détenteurs d'importantes sommes d'argent», expliquent nos interlocuteurs.
Et d'ajouter : «Le but inavoué de ces groupes est de créer des réseaux bien structurés pour servir de base de repli ou d'attaque, nous ne le savons pas, à des combattants djihadistes. Ce qui est certain, c'est qu'une bonne partie des Syriens faisaient partie des rebelles de l'Armée libre syrienne (ALS), proches des Frères musulmans, traversés par des courants djihadistes de Daech et d'Al Qaîda, devenus des mercenaires payés par les puissances étrangères qui les financent et les entraînent pour exporter leur guerre vers d'autres régions, notamment l'Algérie.
De fortes pressions sont exercées sur les autorités pour qu'elles les libèrent, mais aussi sur nos forces de sécurité pour qu'elles ouvrent les frontières aux autres qui sont signalés au nord du Mali
Nos sources expriment leur crainte de voir ces migrants suspectés de mercenariat s'installer dans notre pays pour constituer des foyers d'activistes islamistes liés aux mouvements djihadistes.
Cette crainte est légitime, surtout lorsque l'on sait que ces derniers temps, d'importantes quantités d'armes de guerre ont été récupérées par les unités de l'ANP au niveau de la bande frontalière, notamment à Tamanrasset et à Adrar. Récurrents, les bilans du ministère de la Défense nationale sont révélateurs.
En moins de deux mois, les forces de sécurité ont saisi 44 obus, huit fusils mitrailleurs kalachnikov, six pistolets-mitrailleurs, 18 pistolets Siminov, 17 fusils à répétition, 15 roquettes antichar, cinq grenades et une quantité impressionnante de munitions de différents calibres.
Tout cet arsenal était dissimulé dans des caches en plein désert, où des stocks alimentaires et du carburant étaient également dissimulés.
Ces découvertes ont été rendues possibles par les informations fournies par les nombreux terroristes qui se sont rendus ces derniers temps aux autorités à Tamanrasset et Adrar.
Activant depuis des années au nord du Mali et au Niger, ils ont fini par se livrer avec armes et bagages aux unités de l'ANP et ils ont aidé celles-ci à retrouver les sites de stockage d'armement et de provisions alimentaires des terroristes qui activent entre le Mali, le Niger et l'Algérie.
«Les unités de l'ANP sont sur le qui-vive depuis des mois. Il n'est pas question d'ouvrir des brèches dans nos frontières pour que des mercenaires ou des terroristes s'implantent sur notre territoire et menacent la sécurité de notre pays.
L'attaque d'il y a plus de quatre ans, menée par des groupes terroristes venus du Mali et de Libye, contre le complexe gazier de Tiguentourine, à In Amenas, qui avait fait des dizaines de morts, causé des dégâts matériels colossaux et occasionné un préjudice inestimable à l'image de l'Algérie, est toujours vivace dans les esprits.
Le niveau d'alerte de nos forces de sécurité au sud du pays a été élevé, pour justement être plus vigilants à l'égard de ces mouvements de migrants qui viennent des zones de conflits armés et qui, subitement, se sont multipliés ces derniers mois.
Si pour l'instant, une centaine de personnes ont été arrêtées, il n'en demeure pas moins que des informations font état de beaucoup d'autres, non encore identifiées, qui sont dans la nature.
Elles ont suffisamment de fonds pour structurer de nouvelles cellules et organiser de nouveaux réseaux pour construire une base arrière aux combattants djihadistes qui veulent exporter la guerre de la Syrie, du Yémen et d'ailleurs vers l'Algérie», notent nos interlocuteurs.


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