Les présidents de trois partis reçus par le chef de l'Etat    Les explications de Cevital    163 nouveaux cas, 147 guérisons et 5 décès en 24 heures    Le leader en péril à Biskra    Démantèlement d'un réseau à Tipaza    Enfin la "reconnaissance" par un président Français !    Les facteurs déterminants du cours des hydrocarbures    Les Soudanais autorisés à entrer en Algérie    RCR-USMBA délocalisé au stade de Chlef    Le MCA pour sauver son image    L'Algérie entame sa véritable course dans le processus de l'émergence    Suspension des vols charters entre Alger et l'aéroport chinois Chengdu    Le tribunal de Fellaoucene ordonne une enquête préliminaire    «Mon plus grand soutien, c'est l'Armée !»    Enregistrement audio de chansons et musiques    La France reconnaît que son armée a assassiné Ali Boumendjel    Le court métrage algérien «Mania» primé    Djerad: mettre en place des plateformes en ligne pour les demandes d'exercice d'activité socio-économiques    La RASD, un combat séculaire, une volonté populaire pour une défaite Inéluctable du colonialisme    Beldjoud préside la cérémonie d'installation du wali d'El Meghaier    Accidents: 7 morts et 393 blessés en une semaine dans les zones urbaines    Algérie Poste: es vignettes automobiles disponibles dans tous les bureaux postaux du pays    Le Maroc doit rendre des comptes concernant l'occupation illégale des territoires sahraouis    Arsenal: Arteta répond à la rumeur du Barça    Coronavirus: 163 nouveaux cas, 147 guérisons et 5 décès    Des vents forts souffleront mercredi et jeudi sur plusieurs wilayas du sud du pays    M. Chitour évoque les opportunités de coopération et de partenariat avec l'ambassadeur d'Espagne en Algérie    Prétendu engagement militaire de l'Algérie dans le Sahel: l'ambassade de France dément des propos attribués à Macron    Karouf dans l'attente des nouvelles recrues    Le lion change de look    Actuculte    L'Allemagne reconnaît le droit du Sahara occidental à l'indépendance    Zones d'ombre: le programme du président de la République sera concrétisé    Radiothérapie : de nouveaux centres prochainement à travers plusieurs wilayas    Voici les pays qui mènent la course    Indispensable neutralité    Elections, ANP, économie nationale: Tebboune s'explique    Relance des enquêtes ménages à Aïn El Turck: Les mal-logés crient leur désarroi    Marche des étudiants à Alger    Relaxe pour le maire d'Afir    "L'Algérie n'enverra pas de soldats au Sahel"    La Tunisie renforce ses moyens à la frontière algérienne    Un ancien chef de daïra en appelle à Tebboune    Des changements chez l'Algérienne des Assurances    La défense réclame la présence des accusés    Trois romans algériens sur la longlist    «J'ai commencé l'écriture à l'âge de 13 ans»    Vendue à plus de 8 millions d'euros    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





« Les centres de recherches doivent être autonomes financièrement »
A. Bouhouche, professeur en sciences politiques
Publié dans El Watan le 27 - 05 - 2009

La recherche scientifique : un « luxe en Algérie ! » Docteur Amar Bouhouche, professeur émérite, premier Algérien à décrocher un doctorat en sciences politiques (université du Missouri, Colombia), dresse un constat sans complaisance de l'état de la recherche scientifique en Algérie.
Faillite des politiques publiques, dévalorisation et déconsidération des branches de la recherche, absence de réactivité chez les chercheurs algériens…, le professeur en sciences politiques à l'université d'Alger, auteur de centaines de publications scientifiques, n'y est pas allé de main morte pour faire le « procès » des pouvoirs publics et celui des chercheurs algériens. « Nous n'avons pas de centres de recherches, mais des cimetières de recherche », soulignait-il hier lors de d'une conférence au Centre des études stratégiques du quotidien national Echaâb. Une conférence qui intervient quelques jours après l'annonce de l'installation d'une commission au niveau du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de l'évaluation de l'état de la recherche scientifique. « La recherche scientifique n'est pas seulement en crise, mais plus grave, on a l'impression que personne n'en éprouve le besoin, alors qu'elle peut aider à régler bien des problèmes », affirme le docteur Bouhouche. Les pouvoirs publics se sont fourvoyés, selon lui, dans une « politique erronée et infructueuse ».
« On persiste encore à ignorer la nécessité de s'appuyer sur la recherche scientifique et on penche plus pour l'importation de solutions clé en main que vers le développement de la recherche nationale. » Pour rogner sur les budgets de la recherche scientifique, présentée comme étant « trop coûteuse au Trésor public, les autorités prétextent souvent l'austérité financière et la rationalisation des dépenses publiques ». L'argent existe alors que les chercheurs sont privés de financement. A titre de rappel, le budget alloué par l'Etat au développement de la recherche est de 100 milliards de dinars pour les 5 années à venir.La crise que traverse actuellement la recherche scientifique est la conjugaison de plusieurs facteurs. Déficit en encadrement de qualité et dans les management des ressources humaines. « Les centres de recherches emploient tous ceux qui cherchent… pitance », plaisante-t-il. Dévalorisation des outils de la recherche et absence de volonté politique. Docteur Amar Bouhouche raconte à ce propos « l'histoire d'un ancien ministre des Finances parachuté directeur du Centre national des études stratégiques à la fin de son exercice ministériel, alors qu'il n'avait pas de qualifications particulières dans le domaine de la recherche scientifique ». Mais de tous les maux dont souffre la recherche scientifique en Algérie, les plus handicapants sont, selon le conférencier, ceux relatifs aux sources de financement et à son système d'organisation.
La recherche scientifique est malade, à ses dires, de « sa législation ». Une législation qui « profite » à l'appareil bureaucratique, qui fait primer « le respect des cadres juridiques et administratifs sur les objectifs de la recherche elle-même ». Les chercheurs subissent le diktat des administrateurs, regrette le professeur. « Ce sont eux et eux seuls qui décident de ce à quoi le chercheur est astreint comme objectifs de recherche ». C'est aussi la « faute aux chercheurs » qui « aiment se mettre sous tutelle et n'essaient pas de s'en affranchir ». Pour sortir de l'impasse dans laquelle s'est engouffrée la recherche scientifique, docteur Bouhouche plaide, entre autres, pour l'autonomie financière des centres de recherches. « Un système qui a fait ses preuves aux Etats-Unis d'Amérique et est adopté par de nombreux autres pays, dont la France qui vient d'accorder à ses 85 universités une autonomie financière », dit-il.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.