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A-t-on les moyens de bâtir une Algérie nouvelle et forte ?
Publié dans El Watan le 18 - 01 - 2020

L'année 2020 sera cruciale pour l'Algérie et risque d'asphyxier les revenus du pays, les réserves de change de l'Algérie passant en effet de 190,6 milliards de dollars en 2012 pour atteindre, avec prévision de clôture 2019, à 72,6 milliards de dollars et ces déficits budgétaires persistants dépassant largement la norme qui est de 3% du PIB, ce qui engendre un effet destructeur des finances publiques et «il y a toutes les raisons de s'inquiéter face à la crise énergétique internationale et la bureaucratie croissante dans la gestion de l'économie» dans la mesure où l'économie algérienne est demeurée gouvernée de façon aléatoire et contradictoire, sans réelles perspectives qui déchirent l'Algérie sur un fond de crise socio-économique qui ne fait que peser lourdement sur le cours de la transition démocratique, car la transition politique ne peut pas se faire indépendamment de la situation économique qui nous menace.
Elle est certainement aujourd'hui l'une des tâches les plus nécessaires, mais aussi l'une des plus difficiles, car la transition à venir devra œuvrer à apporter des solutions à la mesure des aspirations exprimées par les Algériens et déboucher «sur une construction institutionnelle et constitutionnelle».
En effet, notre pays est loin de son indépendance économique en dehors des hydrocarbures où la crise économique et financière se multiplie et s'aggrave dangereusement depuis 2014 sur l'avenir du pays, car elle est susceptible d'entraver le développement futur du pays, année marquée par la chute drastique du prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux et le débat dont la teneur nous rappelle les erreurs de politique économique en Algérie depuis la remise en cause du processus industriel par la fameuse restructuration organique (démembrements) des grandes entreprises engagée en 1980, point de départ de la grande récession où notre force économique nous a échappé, notamment l'économie algérienne est passée d'une économie sidérurgique, pétrochimique et industrielle aux secteurs du commerce (importation), de la finance et des services est en avant de la scène politique et médiatique.
Mais pour se développer, une économie a besoin de créer et développer une assise industrielle, car seules les performances de création de richesses et de technologies conduisent au progrès social et au développement durable. L'Algérie n'a pas su aussi assurer la transmission du savoir-faire, car une grande partie des élites, de cadres de haut niveau, de spécialistes et experts ont fui le pays pour s'installer à l'étranger.
Oui, l'Algérie, pays qui a consacré ces deux dernières décennies entre 25 et 35% de son PIB à l'investissement, arrive à la 85e place sur 93 pays étudiés et parmi les pays les moins libres économiquement, loin derrière la Tunisie pays qui n'a pas de richesses ou de ressources financières. Ce qui requiert l'urgence de la création d'un ministère de l'Economie couplé à celui des Finances aux compétences managériales aux normes internationales afin de se mettre à un niveau mondial. Sinon, nous serons dans l'obligation de revenir à un ajustement structurel pour l'économie où la pauvreté serait plus forte en Algérie.
Dans ce contexte, certes l'Algérie a procédé au remboursement de sa dette extérieure par anticipation grâce au boom pétrolier des années 2000, alors que l'endettement extérieur constitue un bon paramètre de bonne gouvernance, à condition que le ratio soit maîtrisé autour de 40% du PIB. On rappelle à ce titre que l'expérience de l'ex-Roumanie communiste avait une dette extérieure égale à zéro, mais une économie en ruine.
Le nouveau gouvernement de Abdelaziz Djerad se donnera-t-il les moyens de bâtir une Algérie nouvelle et forte ?
A cette question, on doit comprendre qu'il s'agit de changement radical du modèle de développement qui résulte d'un système par lequel nous sommes en train de pomper à outrance notre pétrole pour nous retrouver démunis de la manne pétrolière dans quelques décennies plus que ce que nous investissons à cause de la faiblesse constatée d'une économie productive, diversifiée et du savoir-faire qui affecte la bonne gouvernance du pays, à savoir la taille de notre économie est trop réduite par rapport aux richesses du pays et de sa population qui vit à près de 75% de la rente pétro-gazière.
La politique industrielle en concertation avec le secteur privé (FCE) durant ces deux dernières décennies ne semble pas en prendre le chemin lorsque l'on sait que l'Etat avait accordé énormément d'exonérations fiscales, de facilités de paiement et de facilités de crédit, voire tout contrat de partenariat avec les entreprises étrangères fait obligation de la fameuse règle 51/49, hélas, d'une orientation ne donne pas encore la bonne direction ou la bonne gouvernance lorsque l'on observe en effet que la structure actuelle du secteur économique reste fort dominée par les personnes physiques qui représentent 90% (commerces et services) et seulement 10% en tant que personnes morales (sociétés), c'est le résultat de l'amalgame entretenu entre l'économie de marché et l'économie administrée.
Ajouté à cela la configuration juridique de groupe en Algérie constitue un non-sens, et n'est en fait qu'un amalgame de sociétés et une économie informelle menaçante, selon les estimations, contrôle aujourd'hui près de 60% de la consommation du marché et près de 50% de la masse monétaire. Nous compensions toujours ce grand écart par l'importation qui a saigné les ressources du pays tant en dinars qu'en devises fortes sans l'accompagner par l'industrialisation de transformation et technologique du pays que nous avons perdue au milieu des années 1980, ce qui a contribué entre 18 et 25% du PIB contre 5% actuellement et la productivité agricole parmi les plus faibles au monde. Il est clair que l'option d'économie de marché semble être remise en cause par l'absence de réformes économiques structurelles.
C'est-à-dire sortir de la confusion des rôles et les responsabilités entre l'Etat, l'entreprise et le marché pour lutter contre la corruption et le blanchiment d'argent, la bureaucratie (le cancer de l'économie), l'irresponsabilité, les transferts de capitaux illicites… Et enfin, ouvrir des perspectives socio-économiques pour notre jeunesse qui appréhende l'avenir. Mais aussi de répondre à des préoccupations de l'heure dont notamment il est indispensable d'assurer la viabilité des finances publiques qui prend aujourd'hui un tournant décisif pour tirer pleinement parti des réformes structurelles au regard de la crise énergétique internationale qui a bel et bien touché tous les secteurs de l'économie nationale devant l'échec de l'économie de la rente pétro-gazière.
Le Trésor public doit devenir, à notre humble avis, un intermédiaire financier public de plus en plus tourné vers le marché, doit trouver ses marques qui lui permettent d'agir sur la liquidité globale de l'économie par la collecte des dépôts et son influence des marchés des titres à long terme. Le poids des émissions de l'Etat sur les marchés financier et monétaire sera la source de constitution de l'économie de marché de capitaux en Algérie. Et ce, pour plus de transparence et moins de corruption.
Le président de la République, élu le jeudi 12 décembre dernier, doit en être parfaitement conscient dans la mesure où il s'agit d'une réalité imposée aujourd'hui par la crise énergétique internationale susceptible d'entraver le développement futur du pays. C'est un moment-clé de la vie du pays où se joue l'avenir de l'Algérie à la lumière des défis économiques de l'heure pour rendre l'Algérie meilleure.
En effet, un regard rapide nous indique que le tableau de bord de notre économie est loin d'être rassurant au vu des défis présents et futurs qui attendent l'Algérie.
Aujourd'hui, il nous faudra une croissance annuelle de 7% et plus par an pour surmonter la crise économique et un baril de pétrole à 90 dollars pour pouvoir équilibrer le déficit budgétaire et ouvrir des perspectives socio-économique pour notre jeunesse. Or, aujourd'hui, ce prix à notre humble avis est impossible à approcher à moyen terme et sur lequel notre pays ne pourra désormais compter sur l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (l'OPEP), qui ne peut s'engager dans une guerre des prix en raison de l'évolution de la concurrence devenue plus rude avec la révolution des hydrocarbures de schistes et les énergies renouvelables et enfin du fait qu'elle est faiblement intégrée dans l'économie mondiale et dans les espaces géostratégiques puisqu'elle ne contrôle qu'environ 30% du marché mondial pétro-gazier .
Les projections à ce niveau devront également prendre en considération d'autres éléments dont, entre autres, le démantèlement tarifaire qui interviendra l'année prochaine dans le sillage de l'accord d'association avec l'Union européenne (l'UE), en ce sens que cela supposera d'énormes «pertes en droits de douane pour le budget de l'Etat. Avec une monnaie nationale en chute libre face au dollar et à l'euro, une baisse de près de 60% des recettes en devises des exportations des hydrocarbures et une réduction importante des investissements publics.
Car, à y regarder de près, et depuis la mise en application de l'accord de partenariat UE-Algérie en 2005, notre pays a exporté pour 10 milliards de dollars de produits hors hydrocarbures, par contre il a importé pour 280 milliards de dollars de l'UE, et en termes d'investissements, ceux provenant de l'UE n'ont jamais dépassé les 12 milliards d'euros dont la moitié dans le secteur des hydrocarbures. C'est là un véritable drame pour notre pays, car si l'on peut construire des logements, des routes, des écoles, des universités, etc., c'est très bien, mais on ne pourra pas reconstruire un système économique et de formation des élites intellectuelles et scientifiques capables de peser aujourd'hui sur le cours des événements et de surpasser la réalité amère qui caractérise la gouvernance de notre économie.
Le blocage structurel existe bel et bien, dont l'économie algérienne demeure avec un secteur industriel douloureux moins de 5% du PIB, et principalement constituée de petits services et de commerces (90% de la superficie économique). Notons par ailleurs que la balance commerciale et la balance de paiements hors hydrocarbures sont largement déficitaires.
Malgré cela, on pense encore à revenir au pétrole plus cher sur les marchés mondiaux et on parle beaucoup de politique partisane et de football, mais très peu des élites intellectuelles et scientifiques qui pourraient certainement propulser la réussite économique du pays, car se sont celles-là qui créent, qui innovent et qui bâtissent la cohésion et construisent l'avenir de notre pays qui lui permettra de conquérir le monde. Le salaire d'un footballeur des Ligues professionnelles 1 et 2 touche 100 fois et plus le montant du SNMG (Salaire minimum garanti par l'Etat) soit l'équivalent de 2 000 000 DA/mois et 10 fois et plus celui d'un cadre de haut niveau, d'un chercheur, d'un professeur d'université, de médecine, d'un journaliste… Le statut d'un cadre politique ou d'un footballeur vaut mieux que n'importe quel diplôme universitaire. Ce qui a dévalorisé le savoir en Algérie, expliquant le faible apport de nos cadres et élites, engendrant aujourd'hui moins d'innovation au regard des faiblesses de la production, de productivité et de la rentabilité économique.
L'Algérie n'a pas besoin aujourd'hui de Code des investissements pour attirer les Investisseurs directs étrangers (IDE), mais un droit privé (civil et commercial) fiable pour pouvoir mieux répondre aux besoins nouveaux dans les affaires économiques et fonder une économie moderne pour lutter contre la bureaucratie et la corruption, le transfert illicite de capitaux dont son socle, une justice séparée, notamment la création des tribunaux du commerce.
Enfin, pour améliorer la balance des comptes extérieurs, il conviendra de mettre en place une politique de change avec un dinar convertible afin de réduire les importations, décourager les surfacturations et encourager les exportations. En effet, seules les performances économiques conduisent au progrès social et au développement durable, surtout que l'on sait que l'on reste sur une croissance dépendante excessivement de la dépense publique et du commerce d'importation.
Aujourd'hui, sur quoi repose la croissance économique du pays ?
Pour notre grand malheur, l'Algérie n'a pas encore atteint son indépendance économique ; après 30 ans d'ouverture, le seul investisseur et le principal pourvoyeur de fonds demeure l'Etat où les budgets colossaux mis en œuvre ces deux dernières décennies ont évolué avec un baril de pétrole entre 90 et 150 dollars, mais qui s'achèvent sur un constat loin des réalités des marchés et des évolutions mondiales. Accentuant aujourd'hui la grande inquiétude sur l'avenir du pays, dans la mesure où les hydrocarbures restent encore l'unique ressource financière qui contribuent pour 98% des exportations du pays et près de 60% dans les recettes budgétaires et l'économie nationale est dépendante excessivement du marché international pour près de 75% de ses besoins et près de 70% de la population vit de l'argent du pétrole.
Quant à la fiscalité ordinaire du pays, peu développée sur une vision économique car cette dernière rapportée au PIB ne représente que 21%, ce qui s'avère très peu rentable pour le budget de la nation, sachant que l'Impôt sur le revenu global (IRG/salaire), est subi surtout par les salariés et les retraités représentant 26% des recettes fiscales contre près de 16% pour l'Impôt sur les bénéfices des entreprises (IBS), qui demeure très faible, puisque 80% sont récoltés auprès des entreprises étrangères installées en Algérie. Selon l'ancien ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, 99% des recettes fiscales de l'Etat proviennent de 12 wilayas seulement.
Il va sans dire que l'Etat ne profite que peu du développement local (communes) et des entreprises faute d'une véritable politique budgétaire. C'est pour ces raisons que le secteur informel prend du poids jusqu'à devenir le principal secteur économique qui fonctionne selon ses propres règles dans la mesure où il contrôle actuellement 60% du marché de la consommation et près de 50% de la masse monétaire. En effet, le financement du budget de l'Etat est demeuré exclusivement orienté vers seulement la demande publique fortement subventionnée et génératrice de «superprofits» pour les importateurs qui alimentent en grande partie le commerce informel et qui ne répercutent pas toujours sur les consommateurs les baisses de prix observées sur le marché international.
Alors que les deux Chambres parlementaires (APN-Sénat) continuent à débattre et à adopter les budgets comme instrument exclusif générateur de la consommation-importation et d'exécution de la dépense publique dans un cycle d'expansion monétaire accru, dont les dépenses du budget de l'Etat ont doublé entre 2000 et 2014, qui est l'œuvre de la rente pétro-gazière, situation jugée inquiétante pour sortir de cette forte dépendance.
Alors que c'est le rôle de l'impôt (fiscalité ordinaire) qui permet d'alimenter les caisses de l'Etat pour que ce dernier finance et équilibre au moins le budget de fonctionnement et la fiscalité pétrolière destinée normalement pour le budget de l'équipement qui augmentent le niveau des dépenses publiques et la croissance économique. Aujourd'hui, on enregistre «entre 2 et 3 cotisants pour 1 retraité alors qu'il faut 6 à 8 cotisants pour assurer l'équilibre financier ; quant aux salaires, ils sont trop bas socialement et trop élevés économiquement. Les salaires rapportés à la valeur ajoutée sont inférieurs à 30%, contre une moyenne dépassant les 60% pour les pays développés et émergents».
En conséquence, l'hémorragie est amenée à se poursuivre, «d'où le recours encore au financement non conventionnel (l'usage de la planche à billets). Il nous semble toutefois qu'il n'y ait pas assez d'éléments pour écarter le recours à l'endettement extérieur via le FMI». Oui, aujourd'hui nous ne sommes ni en transition ni en voie de développement, car la gestion prévisionnelle des finances publiques en Algérie demeure bâtie sur l'économie de rente, rendant presqu'impossible toute possibilité de rentabilité économique et financière ; pourtant, la politique est la science de la gouvernance.
Ce qui a d'ailleurs impliqué l'idée de houkouma (beylik) dans la société algérienne face à une crise marquée par un climat d'incertitude, accentuant aujourd'hui la grande inquiétude sur l'avenir économique du pays, dans la mesure où il s'agit d'une réalité imposée aujourd'hui par la crise énergétique internationale susceptible d'entraver le développement futur du pays.
Par ailleurs, force est de constater que les entreprises, petites et moyennes, en Algérie constituent un non-sens parce qu'on a rarement vu la petite entreprise devenir moyenne et la moyenne devenir grande, sinon ce serait faire fi de notre développement économique.
Donc, nos entreprises ne sont ni entrepreneuriales encore moins technologiques, laissant apparaître un besoin de pas moins de 2 millions d'entreprises de taille PME/PMI pour faire face au défi de la croissance économique.
D'autre part, les entreprises privées en Algérie sont souvent organisées en SARL et sont gérées selon le style de management familial, n'accordant que peu d'attention à la distinction entre la famille et l'entreprise, cette forme de sociétés, leur poids économique reste faible dans les pays développés pendant que les entreprises publiques restant encore dépendantes de la propriété de l'Etat comme actionnaire unique et des tutelles administratives.
Dès lors, la question qui se pose est : nos entreprises privées peuvent-elles être éligibles à ouvrir leur capital social ? Voilà donc esquissé d'une manière générale notre point de vue pour que notre pays puisse se projeter dans le monde économique moderne et les évolutions des sociétés des pays développés.

Par M'hamed Abaci , Financier et auteur


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