Electricité et de gaz : les citoyens d'Alger inviter à régler leurs factures    Liverpool: l'hommage de Klopp à Maradona    Chanegriha préside la cérémonie de conversion d'un hôtel militaire en une structure sanitaire    Les chaines qui diffuseront les rencontres de nos Pros, ce jeudi    OPEP : Attar présidera lundi la 180ème réunion ministérielle    Le MAE dément la suspension par les Emirats arabes unis de la délivrance de visas    LPA: les listes des bénéficiaires dévoilées en mars 2021    Vaccin anti-Coronavirus : l'Algérie est dans une démarche très prudentielle    Arrêt de la diffusion télévisuelle par système analogique dans 5 wilayas    Conseil de la nation: adoption du projet de loi relatif à la lutte contre l'enlèvement    Le Maroc, soutenu par la France, a sapé tous les efforts pour régler la question sahraouie    Aït Abdeslam «out» contre le CABBA et le MCO    22 pays dont l'Algérie confirment leur participation    Images d'ailleurs, regards d'ici    Saïd Bouhadja n'est plus    Le membre du BP du PT acquittée à Jijel    Entre avancées et entraves    «Nous avons un groupe homogène»    Recensement de plus de 17 690 sites archéologiques depuis 2016    Kambozia Partovi, grande figure du cinéma iranien, est mort de la Covid-19    Les techniciens de cinéma exigent la reconnaissance    Les Algériens ont une image mitigée de l'UE    JS Kabylie : décès de l'ancien latéral Rezki Maghrici    "La sécurité, c'est mieux !"    Kaboré en tête des résultats partiels    Difficile unification du Parlement en Libye    Naissance de l'Association des journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui    De nombreux établissements scolaires paralysés    Les pompiers reprennent leur bâton de pèlerin    Des résultats en nette régression    Amor Benamor s'approvisionne quotidiennement auprès de l'OAIC    "Certains juges préfèrent leurs convictions à la loi"    Le verdict attendu pour le 1er décembre    Les livres, gouverneront-ils un jour ?    "Puentes", des ponts culturels entre l'Algérie et l'Espagne    "La création en banlieue : un art de combat ?" en débat    AEP : l'ADE multiplie les forages à Boumerdès    Football - Ligue 1: Sur fond de certitudes et d'inconnues    Licence professionnelle: Des contretemps pour la DCGF    Tlemcen: Deux nouveaux directeurs à la tête de l'urbanisme et du logement    Tébessa - Electricité et gaz : des mises en garde contre les raccordements illicites    Les angles de l'ingérence    Une médaille pour nos revers !    Chanegriha et Djerad présentent leurs condoléances à la famille du défunt    Le gouvernement entretient le suspense    Démantèlement d'un réseau de passeurs à Oran    1.025 nouveaux cas et 20 décès    Appels à protéger les civils à l'approche de la bataille pour Mekele    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Train de vie de l'état : Halte aux excès !
Publié dans El Watan le 18 - 02 - 2020

Le débat autour du train de vie fastueux de l'Etat refait surface. Lors de son intervention, avant-hier, à l'occasion de la réunion gouvernement-walis, le président Abdelmadjid Tebboune a appelé «les responsables centraux et locaux à lutter contre le gaspillage des dépenses publiques». Au moment où les ressources financières continuent de se tarir et que le gouvernement parle d'une situation financière «critique», les dépenses superflues de l'Etat sont maintenues telles quelles ou presque. Budgets astronomiques alloués à certains départements ministériels et institutions de l'Etat, des voitures de luxe pour les administrations et des postes «budgétivores» créés
Le débat autour du train de vie fastueux de l'Etat refait surface. Lors de son intervention, avant-hier, à l'occasion de la réunion gouvernement-walis, le président Abdelmadjid Tebboune a appelé «les responsables centraux et locaux à lutter contre le gaspillage des dépenses publiques».
Cette déclaration sera-t-elle suivie d'effet sur le terrain ? Le chef de l'Etat pourra-t-il mettre un terme à des pratiques devenues des constantes dans le fonctionnement des affaires de l'Etat ? La tâche sera donc difficile à mener sur le terrain.
Au moment où les ressources financières continuent de se tarir et que le gouvernement parle d'une situation financière «critique», les dépenses superflues de l'Etat sont maintenues telles quelles ou presque.
Budgets astronomiques alloués à certains départements ministériels et institutions de l'Etat, des voitures de luxe pour les administrations, des postes «budgétivores» créés… La loi de finances 2020, certes concoctée par le gouvernement précédent, consacre un budget nettement supérieur aux recettes du pays (plus de 64 milliards de dollars.
Même s'il a réduit les dépenses de fonctionnement de 20%, selon les déclarations de l'ancien ministre des Finances, Mohamed Loukal, le texte a alloué des sommes astronomiques à certains départements ministériels, qui bénéficient chaque année d'augmentations conséquentes des budgets.
Les institutions de l'Etat, telles que la présidence de la République et le Premier ministère (plus de 100 millions de dollars), sont, par exemple, dotées d'enveloppes conséquentes.
Les dépenses de fonctionnement seraient aussi appelées à augmenter avec, notamment, la création de nouveaux postes ministériels dans le gouvernement de Abdelaziz Djerad.
Les départements créés nécessiteront un personnel administratif supplémentaire et engendreront, par conséquent, de nouveaux salaires à payer, du matériel à acheter et à entretenir. En effet, cette contradiction a été relevée au lendemain de la nomination, en janvier dernier, du nouveau gouvernement.
Elle a été réitérée, la semaine dernière, par des députés à l'APN à l'occasion du débat autour de la feuille de route de l'Exécutif, présenté par Abdelaziz Djerad. Les intervenants s'interrogeaient sur l'utilité de la création de nouveaux portefeuilles ministériels, au moment où la tendance mondiale est à la réduction du nombre de ministres et de ministères.
L'état ne donne pas l'exemple
Ainsi l'Etat ne donne pas l'exemple, alors qu'il appelle à la rationalisation des dépenses. Où est la réduction du train de vie de l'Etat, évoquée récemment par le Premier ministre et, avant lui, par le président Abdelmadjid Tebboune ?
Les dépenses superflues de l'Etat ne se résument pas uniquement à celles du gouvernement. Le nombre de résidences de l'Etat, nécessitant des budgets d'entretien conséquents, est aussi important. Pis encore, certaines ne sont même pas utilisées.
Les institutions, à l'image du Parlement, affichent aussi une opulence ostentatoire : des centaines de véhicules de luxe, des frais de missions garnis en devises et des prises en charge diverses en faveur des élus. Certains se sont même permis, on ne sait par quel miracle, d'accaparer plusieurs véhicules de l'institution.
D'autres bénéficient aussi de chauffeurs personnels et même d'une garde rapprochée. Les différentes administrations publiques coûtent cher à l'Etat. Leurs responsables bénéficient également d'une vie luxueuse.
En pleine crise économique, les différents services de l'Etat continuent d'organiser des kermesses et des réceptions fastueuses à coups de plusieurs millions de dinars. Mais, curieusement, ces dépenses sont omises. Les autorités font mine de les ignorer. Aucune décision officielle sur la réduction de ces dépenses n'est prise… ou pas encore.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.