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L'incontournable remise à niveau
TRANSPORT FERROVIAIRE À SOUK AHRAS
Publié dans El Watan le 01 - 11 - 2021

La ville de Souk Ahras est historiquement redevable, à plus d'un égard, aux chemins de fer. Une existence de près d'un siècle et demi. Sa démographie prenait depuis 1881- année de l'avènement des rails – une courbe ascendante et les nouveaux venus, employés dans leur majorité par la compagnie chargée de la réalisation de la première ligne d'un train à vapeur, seront convertis plus tard en cheminots. Ils sont originaires de toutes les régions de l'Est algérien voire du Centre et de l'Ouest. Un flux migratoire qui fit de Souk Ahras une cité cosmopolite et contribua davantage à son essor commercial et culturel dès la première moitié du XXe siècle.
A la veille de la Première Guerre mondiale (1914-1918), quand les jeunes devaient être enrôlés par l'armée coloniale pour être envoyés au front, leurs familles débarquant dans leur majorité des zones rurales se réunissaient devant la gare ferroviaire pour pleurer leurs enfants et répéter en chœur des odes d'adieu, dont les paroles sont encore fredonnées. Au milieu des années 1940, tout le personnel autochtone était soit militant affilié au Mouvement nationaliste soit sympathisant et ce sont encore les cheminots de Souk Ahras qui furent acquis à la lutte armée. Aux premières années de l'indépendance, le train transportait main d'œuvre et minerai de fer vers le complexe sidérurgique d'El Hadjar.
Les demandeurs d'emploi qui n'étaient pas recrutés à la SNTF étaient partants pour le travail au pôle industriel d'Annaba, et c'était encore le train qui assurait le transport des ouvriers. Les années fastes du train connurent une multiplication des lignes. Le train-voyageur Le Transmagrébin qui reliait Souk Ahras à Tunis fut une expérience positive qui avait eu des effets sur l'aisance financière de l'entreprise, le recouvrement fiscal et le tourisme local. C'est au milieu des années 1990 et dans un contexte de bradage du secteur public et de turbulences politico-partisanes que le transport ferroviaire prit un coup cuisant par le biais des opérations de restructuration et une gestion aléatoire de quelques filiales. Après une torpeur qui aura duré plus de deux décennies, un train pour les étudiants du pôle universitaire vient de créer l'événement. Inaugurée le mois de septembre par les autorités locales, la ligne de quatre kilomètres est le fruit d'une convention signée entre la SNTF et la Direction des œuvres universitaires (DOU).
Un train universitaire, le déclic
Réhabilitées à Sidi Belabes par des techniciens algériens, les cinq voitures mises récemment en activité pour la nouvelle ligne Souk Ahras-El Mriss sont une anti-thèse palpable pour le fatalisme. Repris en pleine période de rationalisation des dépenses, les wagons en question ont été remis à leur état d'origine avec de nouvelles options et autres commodités.
La cérémonie d'inauguration organisée à la veille de la rentrée universitaire a été marquée par des interventions explicatives de la part des responsables. Benbelkacem Abderrezak, le directeur régional ferroviaire (DRF) a déclaré que cette ligne s'inscrit dans une optique de renforcement des capacités de la SNTF et de l'implantation de nouvelles dessertes à travers la wilaya à même d'amener la société à diversifier ses activités et à insuffler un sang neuf dans son mode de fonctionnement. «C'est un acquis pour la wilaya de Souk Ahras que nous espérons pérenniser et c'est aussi un exploit pour nos unités de maintenance qui ont réhabilité et aligné aux normes requises ces voitures que vous voyez aujourd'hui», a-t-il indiqué. D'autres intervenants lors de cette même occasion ont mis en avant un pacte moral avec le citoyen et les habitants des régions où le train assure plus d'un rôle.
A Mograss et plusieurs autres hameaux des communes frontalières, notamment celles situées dans des régions où ce moyen de locomotion est indissociable des habitudes de ses habitants. On y transporte écoliers, enseignants, pêcheurs, fruits et légumes, articles électroménagers, meubles et tout ce qui est valable pour l'agriculture et l'activité pastorale. En hiver, quand la neige impose ses lois, c'est toute une région qui est épargnée de l'isolement affectant les autres zones rurales. Relancée au gré d'une sage décision après des perturbations et une suspension qui aura duré des années, cette ligne qui traverse les communes de Ouillen, Lakhdara, Ouled Moumen et Aïn Zana est pécuniairement prometteuse pour peu que son exploitation soit incluse dans le canevas des projets viables de la SNTF.
La réhabilitation des voitures, la modernisation des ouvrages, la maintenance des rails et le changement des mentalités ne sont pas interdits. Mohamed Zouaïdia est un usager qui connaît bien sa région et qui voit dans ce retour du train une opportunité pour cette partie de la wilaya. «La voie ferrée est considérée pour une bonne partie des habitants des zones éparses comme unique moyen de transport pour les travailleurs journaliers, les petits agriculteurs, les parturientes et tous les autres usagers fidèles au chemin de fer depuis leur naissance», a-t-il déclaré. Il a toutefois déploré des imperfections en matière de ponctualité et des défaillances dans certains ouvrages. «Le train demeure parfois au quai et accuse un retard de plusieurs heures pour des causes diverses et au lieu de 6 heures du matin il peut facilement siffler son départ deux heures après», a-t-il ajouté.
Des techniciens ont affirmé à ce sujet que ces retards sont parfois expliqués par des préalables de sécurité notamment sur des axes vulnérables où le passage d'une équipe de prospection ou de maintenance s'impose. La société est aussi confrontée à d'autres contraintes, à savoir la vétusté des ouvrages et leurs agressions par des constructeurs illicites, la concurrence, le départ des compétences, le manque des circuits formateurs, les excès dans les revendications socioprofessionnelles, le dénigrement programmé des hauts responsables et des cadres gestionnaires de la part de quelques relais déstabilisateurs, entre autres.
Concurrence et agressions des ouvrages
Tout comme le train voyageur sévèrement bousculé par les autres moyens de transport, celui des marchandises est concurrencé par les camions avec une moyenne de plusieurs centaines de navettes par jour. C'est le cas aussi pour le phosphate transporté à bord des poids lourds depuis la wilaya de Tébessa et où l'entrée de la SNTF en partenariat serait avantageuse. Un cadre du secteur a déclaré ceci : «Tout produit peut avoir des effets positifs sur l'équilibre financier de l'entreprise et tout circuit est générateur de fonds.
La performance, la diversification des clients, la modernisation des voies ferrées et la maîtrise des incidents sont autant de points à prendre en considération pour son bond qualitatif». Là n'est pas l'unique souci. Des piétinements sur les espaces de servitude de la voie ferrée fragilisent davantage les ouvrages et exposent le train à un risque permanent.
Des constructions illicites, des extensions aléatoires, une érosion du sol provoquée par l'abattage des arbres, cumul de déchets solides et autant de comportements négatifs à inscrire sur la longue liste des défis à relever afin de redorer le blason du secteur.
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