Le nouveau directeur de la Sûreté de la wilaya installé    Banalisation de la mort jusqu'à quand ?    A propos de la loi portant règlement budgétaire pour 2017 (2e partie et fin)    Selon le ministre des Finances, la programmation triennale des budgets permettra plus de transparence    Hommage au frère Belaïd Abdesselam    Atatürk immolé à Sainte-Sophie    «Officiellement, je ne serai plus en place à compter du 24 juillet»    Les subventions de la wilaya et de l'APC toujours bloquées    Meziane buteur, Benghit exclu    «Oui, la situation est alarmante !»    Comment intégrer les médecins libéraux ?    Donnez-nous juste le signal, et on clignotera !    Les angoisses fertiles    Une convention de coopération entre l'EPTV et l'Ismas    Plus de 2 700 artistes ont bénéficié d'une aide financière    Un terroriste capturé à In M'guel    Nouveau record des contaminations    "Les médias publics doivent se réorganiser "de manière profonde"    Les propositions de Rahabi    Trois suspects placés en détention provisoire    CS Constantine : La démission de Redjradj entérinée    Polsario: il est évident que l'UE ne reconnaît pas la marocanité du Sahara occidental    MESURES PREVENTIVES CONTRE LE COVID19 : Les walis impliqués dans les mécanismes d'application    Boukadoum à Anadolu: Alger œuvre pour l'intégrité territoriale de la Libye    Le mandat présidentiel et le rôle de l'armée au centre de la contribution de Abdelaziz Rahabi au débat sur l'avant-projet de Constitution    Covid19-Prise en charge des patients: vers l'augmentation des capacités d'accueil des hôpitaux    Cap sur les mines    Soutien des porteurs de projets: prochaine mise en place d'un Fonds de financement des start-up    Raid policier avant des primaires de l'opposition    Encore un doublé de Benrahma    À qui profitent les blocages ?    Démission du ministre de la Justice    Le parlement vote une loi controversée sur les avocats en Turquie    Le FFS face au défi du rassemblement    A la croisée des chemins, l'Otan aurait-elle «perdu le Nord» ?    Deux nouveaux chefs pour la Sûreté de Aïn-Séfra et Mécheria    MO Béjaïa : Le club interdit de recrutement    Saison blanche au Sénégal et au Gabon    Algérie Poste de la wilaya de Tipasa : Plus de 100 TPE installés à la mi-mai    Mouvement de contestation au Mali : Escalade à Bamako    Leur coût de production a pourtant baissé de 90% : Les énergies renouvelables, ces mal-aimées    Kaci Hadjar, Moudjahid. Professeur en gynécologie-obstétrique décédé le 13 juillet 2019 : Le professeur qui rajoutait de la vie aux années    Edward Saïd, une pensée de l'exil    Zabor ou les psaumes : langage et liberté    Le SNAPO et l'association des consommateurs exigent plus: Les publicités «mensongères» des compléments alimentaires interdites    ASILE DE FOUS    Taisez-vous Marine Le Pen !    Tebboune préside aujourd'hui un Conseil des ministres    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Trop de morts ou pas assez ?
Edito : les autres articles
Publié dans El Watan le 21 - 01 - 2011

En un an et demi, plus d'une trentaine de suicides ou de tentatives pour des raisons sociales ont été rapportées par la presse. L'émeute s'individualise, le corps social affiche ses injustices dans les corps tout court. Cela peut se graduer à partir d'une brûlure de cigarette sur le bras ou la main, la fameuse kiyya – chez les plus jeunes mais aussi les prisonniers – jusqu'à l'extrême : le suicide, sous toutes ses formes. Mais avant, il y a des formules transitoires de dénonciation en passant par son propre corps. Il y a par exemple cette incroyable réaction relayée par les journaux l'année dernière : dans deux cas à l'est du pays, et en pleine audience de tribunal, un homme s'est intégralement déshabillé, dernier recours pour prouver son désarroi face à la hogra ! Ou encore ces cas de prisonniers algériens en Ukraine ou en Libye qui se sont cousus les lèvres pour protester contre leur abandon par leur consulat en 2009 ! Il y a aussi les automutilations sur les lieux publics, comme ce fut le cas d'un chômeur à l'APC de Sidi M'hamed à Alger l'année dernière.
Des hommes, mais aussi des femmes – exclues des listes du logement social ou d'embauche – passent à l'acte, beaucoup plus en avalant des médicaments ou en sautant du balcon. L'autre donne est le «suicide en groupe» : on l'a vu la semaine écoulée avec ces harraga à Annaba qui ont tenté d'incendier leur embarcation à la vue des gardes-côtes ou, plus fréquemment, des tentatives d'immolation par le feu du père avec ses enfants (Chlef en octobre 2009, Alger en juillet 2010...). Les psychiatres consultés par El Watan Week-end évoquent l'effritement du lien social, mais surtout la remontée des traumatismes non-dits des années 1990. La douleur nationale éclate en autant de scarifications sur les individus qui n'ont pu verbaliser l'horreur, la hogra. Les années 1990 ne sont pas encore digérées. Alors nous y voilà : noyés harraga, victimes des manifestations en Kabylie, suicidés, immolés, sacrifiés… trop de morts ou pas assez ?

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.