L'Agence nationale du foncier opérationnelle en 2022    Covid-19 : Obligation d'un PCR négatif de 48h pour les passagers à destination de la France    Coupe Arabe : Le Maroc bat la Jordanie et se qualifie pour les quarts    Le président Tebboune préside l'ouverture des travaux de la conférence nationale sur la relance industrielle    Les indépendants incontournables    L'Algérie sollicite l'expertise de la Berd    Plus de 4 000 employeurs récalcitrants à Béjaïa    FMI : "Les perspectives restent difficiles"    Nécessité de renforcer la coopération entre les pays dans le domaine de lutte anti-terroriste    FLN-RND, la guerre de tranchées    Le CA Batna récupère les points défalqués    Amar Brahmia, président de la commission des candidatures    Huit délégués du médiateur de la République remerciés    Distribution d'équipements à des personnes aux besoins spécifiques    Plusieurs axes routiers fermés    Le spectre d'Omicron    Les Canaris toujours en confinement à Zéralda    Le RCK et le MCEB sur du velours    Amara pour une plus grande représentativité de l'Algérie    10 morts dans une attaque terroriste    Le quota de l'Algérie passera à 972 000 b/j    Lancement du projet avant la fin de l'année    Cherfa exclut tout retour à ce système    Un réseau de voleurs de cuivre neutralisé    Vers la révision des programmes de formation    Le 25e Sila du 24 au 31 mars 2022    Une exposition sur Charles de Foucauld, avant sa prochaine canonisation à Rome    JS Saoura-Heart Of Aok (Ghana) se jouera sans public    MOB – USMan : Faux pas interdit pour les Crabes    A l'arrêt depuis des mois voire des années : Deux entreprises publiques relancées    Bonnes nouvelles d'Afrique    Dbeyba, Seif El Islam et Haftar croisent le fer : Suspense haletant en Libye à la veille de la présidentielle    Aujourd'hui à Librairie du Tiers-Monde : Vente-dédicace de Rachid Benaissa et Abdelkader Djeflat    «Mohamed Lamine Debaghine, un grand intellectuel, un historique»    Ramdane Asselah. Moudjahid et auteur : «Sans l'OS, il n'y aurait pas eu de 1er Novembre 1954»    Après l'affaire Pegasus: Un nouveau scandale d'espionnage marocain    Sursaut de dignité au Maroc    Dar El Beïda : une véritable cour    L'hiver est moins rude    Les leçons d'un scrutin    Une clé pour la relance économique    Goudjil souligne la transparence du vote démocratique    «L'opération Barkhane n'est pas un échec»    Le royaume se disloque    Une plaidoirie pour le tourisme saharien    Gabriel Garcia Marquez en débat    «Sœurs» long métrage de Yamina Benguigui    Une satisfaction commune    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Remboursement des médicaments
Un tarif de référence pour 116 produits
Publié dans El Watan le 27 - 12 - 2005

Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a annoncé hier, lors de la journée d'information sur le tarif de référence, organisée au siège du ministère, les nouvelles modalités de remboursement des médicaments.
Un mécanisme indispensable, selon lui, pour la promotion du médicament générique et pour réduire les dépenses de la Sécurité sociale qui sont passées de 19 milliards de dinars, en 2003, à 41,5 milliards de dinars en 2004. Il a indiqué que les différentes études menées par son secteur et par d'autres organismes ont souligné l'impact de l'effet prix, plus que les autres facteurs, sur le rythme de croissance très rapide des dépenses pharmaceutiques de la Sécurité sociale. A ce titre, le ministre a signalé que le rythme de croissance est de l'ordre de 20% par an, alors que l'expérience internationale, selon lui, « montre que, dans la plupart des pays, le taux d'évolution de ces dépenses ne dépasse pas les 6% ». La démarche adoptée par son secteur ne créera pas, d'après lui, une contrainte à l'accessibilité du médicament, mais permettra de « dépenser mieux », pour une meilleure prise en charge des assurés sociaux. Interrogé sur les économies que pourraient faire les caisses de Sécurité sociale avec l'application de ce tarif de référence pour l'année 2006, Tayeb Louh a déclaré qu'elles seraient de près de 4 à 5 milliards de dinars. Il a fait savoir que ces économies vont être redistribuées pour contribuer à l'amélioration de niveaux de prise en charge d'autres soins de santé, tels les actes médicaux. Concernant la mise en application de cette nouvelle mesure, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale a rassuré que l'arsenal juridique visant la régulation du marché du médicament a été parachevé, en rappelant les mesures législatives de 2005 telles que les dispositions législatives contenues dans la loi de finance 2006 se rapportant au domaine du médicament. Pour lui, aujourd'hui, il y a « une meilleure connaissance du marché national du médicament, par le biais de la constitution de la base de données au niveau des secteurs du commerce, de la santé et des organismes de la Sécurité sociale et une plus grande disponibilité du médicament avec une très forte implication de la production nationale ». Tayeb Louh a, par ailleurs, signalé qu'il est aussi prévu un réaménagement de la convention avec les pharmaciens d'officine pour susciter leur adhésion à la démarche. Comme il est décidé par le gouvernement, selon lui, de procéder à la révision des marges bénéficiaires du pharmacien. Ce qui pourrait impliquer la modification du prix du médicament ? Pour Louh, elle sera faite sans aucune incidence sur le prix public algérien (PPA). « C'est plutôt dans le but d'encourager la prescription et la consommation du générique. Gagneront plus ceux qui vendront des produits moins chers », a-t-il noté. Ainsi, le tarif de référence concernera 116 dénominations communes internationales (DCI), formes et dosages de médicaments qui représentent 10% de l'ensemble de la liste des médicaments remboursables, au nombre de 1073 DCI. Ces dernières constituent, selon les estimations, 50% du marché. L'instauration de ce tarif de référence se fera progressivement et ils sera applicable dans un délai de trois mois après la publication de l'arrêté, selon Dr Ladada, membre du comité de remboursement du médicament qui a présenté la méthodologie pour la mise en place de ce tarif de référence basé sur des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), du Programme national de santé et sur le constant des différentes maladies chroniques fréquentes en Algérie. Il a signalé que le délai de révision de ces tarifs est fixé à une année, alors que l'actualisation des DCI se fera chaque trimestre. Dr Bourkaïb, sous-directeur des prestations à la direction générale de la Sécurité sociale, a, quant à lui, abordé les expériences internationales en matière de tarifs de référence et de remboursement du médicament dans plusieurs pays, comme l'Espagne, l'Allemagne, la Hongrie, la Pologne, les Pays-Bas, etc. Le Syndicat des pharmaciens d'officine (Snapo), présent à la rencontre au même titre que toutes les organisations du secteur (Unop, syndicats des praticiens, associations de malades) propose qu'un tarif de référence à l'importation soit appliqué. Pour le Syndicat algérien de l'industrie pharmaceutique (Saip), cette mesure aboutira à la préservation des parts de marché des grands laboratoires. « La production nationale a du mal à épuiser ses produits génériques devant les masses des molécules mères importées », a regretté Chibila Abdelkader du Saip.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.