La grande plaie béante du centre-ville de Jijel qu'est le site de la future mosquée El Ansar a eu droit ces derniers jours, à un toilettage plus que mérité vu les immondices et les eaux stagnantes qui s'y sont accumulées, générant des odeurs nauséabondes. Les grands moyens ont été mis à contribution pour redonner un visage moins agressif à cet espace qui est resté en l'état après la réalisation des excavations pour les travaux des fondations de ladite mosquée. Plusieurs services, à l'instar de la wilaya, de la daïra et de l'APC de Jijel, ont assisté à cette grande opération qui a nécessité la contribution du matériel de plusieurs institutions et entreprises. Des camions aspirateurs, des motopompes ainsi que des camions et rétrochargeurs ont été mobilisés durant plusieurs jours pour venir de cette à bout de cette grande mare qui empoisonnait la vie des riverains du fait des exhalaisons et du bruit généré chaque nuit par les coassements d'une grande colonie de grenouilles qui s'y est développée. Le site était devenu le réceptacle de toutes les immondices générées par les commerçants alignés juste à proximité. Si une telle initiative est à saluer à plus d'un titre, il va sans dire que la persistance en l'état de cet espace qui ne dispose d'aucune possibilité d'évacuation des eaux de pluie, le rendra dès les prochaines pluies, à son état d'avant le pompage de milliers de mètres cubes d'eau, sans omettre le risque de voir les commerçants du coin continuer à l'utiliser comme «bac à ordures» de proximité. Il y a lieu de rappeler que sur cet espace béant, s'élevait une belle église, qui a été détruite du temps des «foutouhate» de l'ex-Fis au début des années 1990. Mais, depuis, et après le démarrage des travaux par deux fois sur deux plans différents, la situation de blocage ne connaît pas de dénouement. Pourtant, le ministère des Affaires religieuses, a bien voulu octroyer une enveloppe conséquente pour la construction de cette mosquée. Il reste à espérer que toutes les contraintes techniques, administratives ou financières seront levées au plus vite pour redonner vie à cette «plaie». La moindre des choses serait qu'on aménage un jardin public, en attendant un éventuel démarrage du projet.