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Fatima Adjili. Créatrice de mode : «Je suis partagée entre deux cultures»
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Publié dans El Watan le 09 - 07 - 2013

-L'amour de la maille est filial. C'est votre mère qui vous l'a transmis ?
J'ai baigné dans cette atmosphère qu'est la couture, où le bruit de la machine à coudre de ma mère me plaisait. Sa première machine à coudre était à pédale sans électricité. Une vraie merveille ! Puis ses chutes de tissu que j'utilisais pour habiller mes poupées... Elle cousait pour ses copines, pour le quartier, pour les fêtes, pour nous…
-Vous aviez «l'œil design»…
Et bien, disons que j'aime bien le design, l'avant-gardisme, mais aussi les traditions qui se transmettent de génération en génération. Les deux me plaisent.
-Vos premières armes, c'était au sein du milieu associatif…
Ma première expérience avec les associations, c'était un ami qui m'a appelé pour me parler d'un projet de quartier à travers la Biennale de la danse à Lyon. C'était à Vaulx-en-Velin au Mas du Taureau, là où les gens disent «faut pas aller là-bas, ça craint !». Une de mes plus belles aventures !
-Et puis, il y eut ce que vous qualifiez de «grand break créatif »…
Pendant sept ans ! J'ai observé un break avec la création et les milieux associatifs. J'ai travaillé chez les soyeux lyonnais. Cela m'a permis de voir comment un tissu finit par être sur le podium au premier rang chez les grands couturiers. C'est génial !
Je dirais même que pour un styliste, c'est plus qu'une opportunité, tu comprends encore mieux ce que tu veux faire porter au monde ! C'est le tissu qui commande le reste...
-Vous aviez travaillé pour Bianchini Ferier…
Bianchini Ferier, c'était une maison de fabrication de soie à Lyon, Raoul Dufy, grand nom de la peinture y a créé plus de 4000 dessins. Yves Saint Laurent, Chanel, Balenciaga, Nina Ricci, Cardin, Gaultier, Dior venaient se fournir chez Bianchini. Que vous dire de plus mis à part que j'y ai vu que des merveilles...
-Et puis vous êtes licenciée, victime de la conjoncture économique…
Un mal pour un bien, comme on dit. Je n'ai pas eu vraiment le temps de réaliser tout de suite... En décembre, je me suis fait licencier, en décembre j'ai préparé ma candidature pour le concours de l'association France-Algérie !
-Un déclic…
Dès que l'on m'a proposé ce concours, j'ai eu un déclic. Je me suis dit : «Après tout ça, tu attends quoi pour rentrer chez toi ? Tu es libre, tu t'exprimes, et après on verra...» L'Afara qui a organisé ce concours avait pour but de réunir des créateurs des deux rives. Un partage, un regard sur l'autre, des rencontres et un bon moyen de redémarrer me parlait bien !
-Vous déposez votre candidature auprès de l'Afara afin de participer à l'événement de haute couture «Lumière et Liberté». Des créateurs français et algériens réunissant les deux rives…
Les deux rives... Je suis partagée entre deux cultures ? C'est une évidence. J'ai envie de vous chanter la fin de la chanson du groupe 113, J'irai finir mes jours là-bas.
-Un retour de la fille «prodige» après 24 ans d'absence...
24 ans et oui ! Le choc émotionnel ! 24 ans c'est trop. Cette coupure je l'ai mal vécue. Bref, je reviens bientôt !
-Vos inspirations, vos influences s'opposent et se complètent…
Mes inspirations sont le quotidien de la vie, je ne suis d'aucune tendance. Il faut se sentir libre de ce que l'on porte... J'ai ma touche traditionnelle dans ce que je dessine et la prochaine collection sera aussi dans cet esprit-là. Mais cette fois-ci avec plus de dentelle, de douceur…
-Vous opposez le lin à la dentelle, brutalité et douceur, le yin et le yang.
Oui, je pourrais aussi ne travailler que sur du lin ou que sur de la dentelle. Sauf que les idées ne sont pas les mêmes... Là, c'était vraiment dans l'esprit ‘‘clash de la vie'' et de mon histoire avec l' Algérie.
-Contrairement à ce qu'on croit, vous dessinez des messages. Comme celui à l'endroit de Mohamed Boudiaf…
L'homme du 1er Novembre, l'homme emprisonné... «Où va l'Algérie ?». L'homme qui se retrouve arraché de son pays et revient malgré tout, l'Algérien dans toute son intégralité qu'on a assassiné, notre père à tous... «l'Algérie avant tout» …
-Alors, cette fois-ci plus aucun «break» ?
Ah non, plus aucun break ! J'ai assez galopé comme ça ! Je prends le meilleur de tout ce que j'ai appris, aussi bien sur le plan humain que professionnel et je continue ma route... Dans la création ! C'est ça ma vie.


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