FAF : décès de M'hamed Mekireche, ancien président    Une initiative exemplaire de l'ANP au service du lien armée–nation    Jil Jadid appelle la diaspora à se mobiliser    Les défis du secteur de l'eau    Ouverture du Salon des services et produits algériens destinés à l'exportation    Le wali Ahmed Boudouh exige la levée des contraintes    La réaction des marchés russes    Avancées électorales, l'ONU salue l'initiative    L'ONU pense déjà à l'après-Finul    Ligue 1 Mobilis : le coup d'envoi de la saison 2026-2027 fixé au 20 août prochain    Une affiche 100 % algéroise    Les Verts en stage le 25 mai à Alger    Démantèlement d'un réseau de trafic de psychotropes impliquant un médecin et un pharmacien    Lancement d'une campagne nationale de sensibilisation contre la drogue en milieu scolaire    Saisie de 57 kg de cannabis traité en provenance du Maroc    La Villa Abdellatif en résonance contemporaine    Coup d'envoi de la deuxième édition    Bendouda préside la cérémonie d'ouverture du 6e Festival du film méditerranéen    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Le regard de la société est plus dur à l'égard de certaines femmes»
Angie Balata. Responsable du projet Women on Wall en Egypte
Publié dans El Watan le 27 - 02 - 2014

Angie Balata est responsable du projet Women on Wall. Durant six jours (du 8 au 13 février), des graffeurs ont investi les murs du Caire. La plupart des graffitis peints dans les rues Cherif et Bustan représentent des femmes ou des symboles renvoyant à leur condition. Interview.
-Comment est né le projet Women on Wall ?
A l'origine de ce collectif, l'auteure suédoise Mia Grondahl qui, pendant plus d'un an, a suivi des graffeurs égyptiens et publié le livre Revolution Graffiti. A partir de son travail, l'auteure a mis en relation une vingtaine d'artistes et monté le projet Women on Wall. Depuis, le nombre d'artistes a augmenté. Nous ne nous sommes pas seulement focalisés sur le Caire, nous avons monté des opérations dans d'autres villes du pays comme Mansoura ou Alexandrie, dans le delta.
-Qu'est-ce qui a motivé l'organisation de cette nouvelle manifestation artistique ?
Le but de l'opération est double : utiliser les graffitis pour parler de la condition des femmes ; permettre à des graffeuses de descendre dans la rue en toute sécurité. L'idée est que les graffitis soient considérés comme un art accessible à tous. Dans le cadre d'un projet comme Women on Wall, les artistes sont amenés à se rencontrer, échanger et créer par la suite un réseau plus grand.
-Depuis trois ans, observez-vous des évolutions positives de la condition des femmes ?
Non, je ne vois pas de grands changements. Mais je dirais que ce constat dépasse l'Egypte, il vaut pour tout le Monde arabe. Les freins sont encore énormes : la culture, l'éducation, la morale. En Egypte, dans les années 1970, les femmes étaient beaucoup plus libres, elles avaient plus de droits. A cette époque, si un homme harcelait une femme dans la rue, les passants s'arrêtaient et le sermonnaient. Aujourd'hui, c'est plus compliqué. Les harcèlements sexuels augmentent et personne ne s'attaque vraiment au problème. Ce ne sont pas des graffitis qui arrangeront la situation des femmes en Egypte, c'est à la société d'agir au niveau des institutions, des lois, la culture, l'économie, la religion.
-Mais cherchez-vous à influer sur ce processus en inscrivant la femme dans l'espace public ?
C'est comme si on ouvrait une porte et qu'on donnait à voir l'étendue des problèmes auxquels les femmes sont confrontées. Les graffitis ont la force de mettre en lumière des sujets ou des thématiques bien précises. De là pourrait naître une réflexion qui s'inscrirait dans le temps. Le graffiti ne disparaît pas du jour au lendemain. Au printemps 2013, plus de 40 artistes ont participé au projet Women on Wall dans quatre villes du pays, Mansourah, Alexandrie, Le Caire et Louxor. J'ai vu que leurs dessins provoquaient des réactions et des réflexions de la part des passants. Tous ne s'arrêtaient pas, surtout lorsqu'il s'agissait de dessins abstraits, mais certains ont été sensibles à notre démarche.
-Vous combinez le fait d'être une femme et une artiste. Sentez-vous des préjugés de la part de la société ?
Oui, bien sûr. Mais si l'on compare notre époque à celle d'Oum Kalthoum, nous sommes beaucoup plus nombreuses. Avant, elles étaient trois ou quatre à se disputer la scène artistique. Aujourd'hui, combien y a-t-il de filles pour chaque art, la musique, la danse, la sculpture, le graffiti…? Je remarque toutefois que le regard de la société est souvent plus dur à l'égard de certaines artistes ; je pense aux musiciennes et aux danseuses associées, dans la tête de beaucoup de gens, aux mauvaises mœurs, voire à la prostitution.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.