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La fin du mythe
Publié dans El Watan le 24 - 06 - 2006

Le chercheur palestinien Elias Sambar a la pertinence de l'argument et la précision des mots. Pas besoin de discours pour décrire la situation du peuple palestinien, avec, au besoin, un recours à l'histoire, celle de la colonisation, et des trahisons.
Pas un mot de trop, même pas un qualificatif, même si des dirigeants israéliens disent avoir commis des actes terroristes pendant l'invasion de la Palestine. On est donc loin des craintes de dérives antisémites. C'est un débat dans le débat, rien que pour terroriser les intellectuels, tous ceux qui ont quelque chose à dire à contresens de ce qui est admis. Dans cette dérive sémantique, les mots sont squattés et accaparés, et l'antisémitisme n'existe que dans un seul sens. Dans un tel débat, il ne pouvait pas y en avoir. Pas besoin d'excès. Des faits, rien que des faits. Et de ce point de vue, Elias Sambar avait beaucoup à dire afin de rafraîchir les mémoires souvent otages du discours ambiant qui a tendance à pervertir la réalité. Comme celle qui consiste depuis quelques années à parler du droit d'Israël à la légitime défense, et à qualifier de terroristes, les mouvements armés palestiniens. Quel mensonge que Elias Sambar s'attellera à démonter. Il parlera d'abord du processus d'occupation et d'accaparement des terres palestiniennes décrétées propriété de l'Etat d'Israël, avec au bout la notion de vide, avec ensuite un travail de « judaïsation » et de falsification. Mais les Palestiniens se rendront compte, tous les dirigeants israéliens n'ont pas la mémoire courte. Ils feront tout pour préserver leur histoire et leur mémoire. Seul recours pour Israël, la terreur et le mensonge, et il fallut beaucoup de courage pour un universitaire israélien pour briser ce mur. Pour la petite histoire, ce chercheur était interdit de publication en Israël. Sambar, quant à lui, a accompli un travail pour rétablir la vérité historique, et surtout asséner ce qui est pour lui une vérité. Il s'agit de l'unité des Palestiniens, une réalité intangible, ajoutant qu'il n'y aura pas de guerre civile palestinienne. Cette vérité semble bien ancrée chez les Israéliens, eux qui œuvrent depuis des décennies à diviser les Palestiniens. Entre l'intérieur et l'extérieur, entre le Hamas et le Fatah. Le premier volet a volé en éclats à l'occasion de la première intifadha en 1987/1988 quand les Palestiniens des territoires occupés scandaient leur soutien à l'OLP et à son programme. C'est comme les manifestations du 11 décembre 1960 en Algérie. Dans le deuxième cas, une bataille pour le pouvoir ne signifie pas la guerre. L'autre fait soulevé par le chercheur palestinien est cette notion du retour, mais pas exclusivement celui des réfugiés, mais de tout ce qui fait l'identité et la personnalité palestiniennes, avec ce que cela inclut également comme repères historiques et sociologiques. On se rappellera à cet égard la panique qui s'est emparée de l'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon, toujours dans un lit d'hôpital depuis janvier dernier, quand son homologue palestinien de l'époque, Ahmed Qorei, avait déclaré que les Palestiniens étaient prêts à renoncer à la création de leur Etat indépendant. Sharon avait en tête ce que déclarait Shimon Peres, l'architecte de la politique d'annexion, qui le pressait de faire la paix avec les Palestiniens, sinon Israël cesserait d'être juif d'ici pas plus de deux décennies. Cette fameuse séparation. Sambar considère en cela que c'est la fin du sionisme. Et il ne suffit pas de dresser une barrière en béton. Le Premier ministre israélien, qui poursuit la construction de cette frontière de fait, a fini, quant à lui, par parler de frontières. Il faut, selon lui, en donner à Israël. Quel aveu qui consiste à reconnaître qu'effectivement Israël n'en reconnaissait aucune. Un mythe s'effondre, mais la tâche ne fait que commencer. Elias Sambar, comme d'autres chercheurs et personnalités palestiniennes, en est parfaitement conscient. C'est un départ, aussi laborieux soit-il, lancé avec le processus de paix même chaotique, puisqu'il est à l'arrêt. Il dira à ce sujet que les premiers retours avec la mise en œuvre du processus d'Oslo ont dévoilé toute l'étendue de la personnalité palestinienne, demeurée intacte et réapparue au grand jour. Avec ce qu'elle implique comme tissu et relations sociales. Même si le processus en question est aujourd'hui en panne, les Palestiniens donnent l'image d'un peuple qui a déjà mis en place les éléments constitutifs de l'Etat. Un paradoxe relèvera le conférencier puisque, dira-t-il, la mondialisation tend à surmonter certains concepts comme les frontières et la souveraineté nationale. Les Palestiniens, en ce qui les concerne, ne feront pas l'histoire. Ils entendent d'abord et avant tout édifier leur Etat.

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