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Ces télévisions qui sèment la haine !
Pressions et intimidations
Publié dans El Watan le 19 - 04 - 2014

Considérée comme un des signes de la démocratisation du pays, l'ouverture du champ audiovisuel au privé a montré ses limites, notamment en l'absence d'une autorité de régulation.
L'acharnement, la propagande et le dénigrement n'ont épargné personne. Le candidat Ali Benflis, principale cible de certaines chaînes, à l'image d'Ennahar et Numidia News et Ajwaa, les journalistes et les militants du mouvement Barakat ont été visés par des attaques haineuses, désignés à la vindicte populaire pour avoir dénoncé le quatrième mandat de Bouteflika et affiché publiquement leur opposition au régime en place.
Alors que la campagne électorale s'est terminée dimanche dernier, la chaîne Ennahar a poursuivi ses attaques contre le candidat Ali Benflis, donnant de lui l'image d'un diable qui veut mettre à feu et à sang l'Algérie. Pis, le mouvement Barakat est présenté, par cette chaîne et d'autres canaux, comme un concentré de «vendus» et d'«agents à la solde de l'étranger», sans prendre la peine de vérifier ces informations. Il a fallu que le candidat Ali Benflis dépose une plainte auprès de la Commission nationale de surveillance de l'élection pour que la commission des juges daigne, enfin, «ordonner» à cette chaîne de cesser ses attaques. Pis, ces attaques se sont poursuivies même durant la journée de l'élection présidentielle.
Dans cet aveuglement, des journalistes du journal El Watan n'ont pas échappé aux appels au meurtre. Partis couvrir le déroulement de l'élection présidentielle à Khenchela, trois de nos collègues, dont un stagiaire de nationalité française, ont été présentés par Ennahar comme des agents français membres de Barakat. Une inquisition. Ces appels au lynchage ont commencé dès que Bouteflika a désigné celui qu'il a qualifié de «terrorisme à la télévision». La rhétorique est vite saisie par les partisans du chef de l'Etat comme une porte ouverte à tous les dépassements.
A commencer par celui de porter atteinte à l'honneur des gens. Le chantage exercé par cette chaîne de télévision est tellement grossier que des citoyens ont déclaré, sur les réseaux sociaux, avoir subi des pressions pour témoigner. C'est le cas de ce jeune de Bouira qui a supporté l'innommable pour venir devant la caméra de ce canard et dire qu'«il a été payé par Benflis» pour semer le trouble. Des militants du mouvement Barakat confirment avoir reçu, eux aussi, des propositions de même nature. N'est-il pas temps de créer l'autorité de régulation de la presse ?


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