Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.
«Une étape charnière dans le processus de la sauvegarde des sacrifices du peuple algérien» Adoption du texte de loi criminalisant la colonisation française en Algérie
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, Abdelmalek Tacherift, a assuré, avant-hier lundi, que l'adoption par les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) du texte de loi criminalisant la colonisation française en Algérie constitue une étape charnière dans le processus de préservation de la mémoire nationale et de la sauvegarde des sacrifices du peuple algérien. «Ce qui fait de ce texte, a-t-il dit, une référence fondant une nouvelle étape de la souveraineté juridique en matière de protection de la mémoire nationale». Intervenant à l'issue du vote lors d'une plénière présidée par Brahim Boughali, président de l'APN, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djillali, le ministre a indiqué que les crimes perpétrés par le colonialisme français en Algérie, dans toutes leurs formes, demeureront une malédiction historique hantant leurs auteurs. Soulignant que le texte constitue une référence posant les bases d'une nouvelle étape de souveraineté juridique dans le domaine de la protection de la mémoire nationale. «Ce texte transcende, par ses objectifs, le cadre national pour devenir la pierre angulaire d'une école juridique algérienne susceptible d'inspirer les peuples aspirant à la justice, en leur offrant un modèle juridique sur lequel s'appuyer pour briser les chaînes du silence colonial et recouvrer leurs droits», a-t-il poursuivi. Dans son rapport, la commission paritaire constituée entre les deux chambres du Parlement pour examiner les dispositions objet de désaccord dans ce texte de loi, a indiqué que ses travaux ont porté sur la précision des terminologies, la levée de toute ambiguïté éventuelle et l'harmonisation entre les différents articles, en conformité avec la démarche visant à consacrer la position souveraine de l'Etat algérien dans le dossier de la mémoire, ce texte traduisant le passage de la revendication de reconnaissance officielle des crimes coloniaux du registre de l'engagement moral ou symbolique vers un cadre juridique et institutionnel clair. La commission a également veillé à encadrer les responsabilités historiques et juridiques de manière à refléter la gravité des violations commises pendant la période coloniale et à établir une approche juridique solide fondée sur la reconnaissance de la vérité, l'équité et la préservation des droits, conformément à la position officielle constante de l'Etat concernant le traitement du dossier de la mémoire. Rappelant que le président de la République avait souligné dans ses discours devant le Parlement en 2024 et 2025 que la demande de reconnaissance des crimes coloniaux par la France s'inscrit dans une position de principe reposant sur la reconnaissance de la vérité et de la responsabilité morale. Ancrer la culture du respect du Code de la route au service de l'intérêt général De son côté, le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud a affirmé que l'adoption du texte de loi portant Code de la route, conformément au rapport de la commission partiaire sur les dispositions objet de désaccord entre les deux chambres du Parlement a fait savoir que cette loi constitue un cadre global visant essentiellement à protéger la vie des citoyens et à garantir leur intégrité, tout en ancrant la culture du respect du Code de la route au service de l'intérêt général et du développement durable. «Ce texte de loi place en tête des priorités l'intérêt et la sécurité du citoyen, le renforcement de la discipline routière et la réduction des accidents, le respect des droits et libertés garantis par la Constitution, et l'application équitable de la loi». S'agissant de la nouvelle mouture de la loi relative à l'organisation territoriale du pays qui a été également adoptée, Saïd Sayoud a affirmé que cela montre clairement que les institutions de l'Etat avancent résolument dans la mise en œuvre des engagements du Président Tebboune visant à faire des politiques publiques une réalité tangible dans la vie des citoyens. Pour ce qui est du texte de loi organique relatif aux partis politiques, le ministre a indiqué qu'il vise à consolider le principe du pluralisme politique consacré par la Constitution et à enrichir les dispositions encadrant la création de partis, tout en renforçant le principe de la transparence dans la gestion financière, ce qui contribuera à lutter contre les différentes formes de corruption dans la vie politique. Enfin, les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté à la majorité le projet de loi portant règlement budgétaire de l'exercice 2023, lors d'une séance plénière présidée par le président de l'APN, Brahim Boughali, en présence du ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, et de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djillali.