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Nous en avons marre de la politique !»
l'actrice égyptienne Safia El Emari invitée a Oran
Publié dans El Watan le 23 - 07 - 2016

L'actrice Safia El Emari, qui figure parmi les invités d'honneur du 9e Festival international du film arabe d'Oran (Fofa), n'a pas caché sa déception après l'échec de la sixième saison du célèbre feuilleton Layali Al Hilmia.
Réalisé par Majdi Abu Amira, d'après un scénario de Aymen Bahjat Qamar et de Amr Mahmoud Yacine, le feuilleton voulait être une continuité du travail de Oussama Anouar Okacha et de Ismaïl Abdelhafid sur l'histoire contemporaine de l'Egypte à partir de l'époque trouble du roi Farouk(1936-1952). Layali Al Hilmia avait connu un grand succès dans les années 1990. Mais les nouvelles tendances du drama arabe, plus versé dans les histoires de déceptions amoureuses et de querelles familiales, ont «déclassé» Layali El Hilmia dans sa nouvelle version.
Safia El Emari, qui a interprété le rôle de Nazek Silahdar, n'a pas voulu s'étaler sur ce qui apparaît comme un ratage. «Aujourd'hui, je suis ulcérée par les mauvais dialogues dans les dramas, le langage utilisé, le niveau bas. Je refuse tout cela. L'art c'est une culture, un divertissement et une valeur. Il faut à chaque fois veiller à présenter de bons produits aux familles», a-t-elle déclaré lors d'une rencontre avec les journalistes à l'hôtel Royal à Oran.
Safia El Emari, qui est membre du Haut Conseil aux droits de la femme en Egypte, a ajouté qu'elle lutte contre les violences et les incitations à la violence contre les femmes, véhiculées parfois dans les travaux présentés à la télévision. «Je refuse la violence du langage, la violence dans les dialogues, la violence dans les comportements. Le drama doit avoir un rôle d'éducation, doit contribuer à l'instruction de la société», a-t-elle soutenu.
Pour elle, le monde arabe partage actuellement les mêmes souffrances. «Nous voulons que les futures générations soient instruites, défendent des principes et des valeurs. Des valeurs qui sont d'abord enseignées à la maison, au sein de la famille.
Les enfants doivent être éduqués avec les valeurs de la paix, de la tolérance et du rejet de la violence, du rejet du terrorisme», a-t-elle plaidé. Elle a évoqué les drames des réfugiés syriens qu'elle a rencontrés au nord de Irak. «Ils m'ont parlé de leurs souffrances, du terrorisme aveugle qu'ils ont subi dans leur chair. Le cinéma égyptien a traité de la question du terrorisme depuis longtemps déjà. Et pour toujours, nous restons contre toutes les formes de terrorisme noir.
Ceux qui commettent les actes terroristes n'ont aucun rapport avec l'islam. Ni Daech ni les Frères musulmans ne représentent l'islam. La première chose que les musulmans prononcent est ‘‘ Salam alikoum oua rahmatou Allah ou barakatouh''». Salam, rahma, baraka. Paix, miséricorde, baraka. C'est cela l'islam !», a soutenu l'artiste égyptienne.
Safia El Emari rêve d'un monde arabe unifié, sans frontières, sans visa. «Nous pouvons faire comme l'Union européenne, créer une Union arabe solide. C'est mon rêve. Cela ne me gêne pas du tout de voir des comédiens algériens, marocains, jordaniens ou tunisiens jouer dans les dramas arabes ou égyptiens. Ces productions sont d'abord destinées aux téléspectateurs des pays arabes. C'est peut être une manière d'avoir un grand marché commun», a-t-elle noté. Elle a confié qu'elle rêvait de jouer le rôle de la militante nationaliste algérienne Djamila Bouhired. «Dans l'histoire algérienne, il y a beaucoup d'héroïnes dont le parcours riche peut être porté à l'écran», a-t-elle relevé.
Evoquant l'hommage rendu cette année au Festival d'Oran à Youssef Chahine à travers le film Le retour de l'enfant prodigue (1976), elle a rappelé que le grand cinéaste égyptien était un amoureux de l'Algérie. Safia El Emari a été distribuée dans deux fictions de Youssef Chahine, aux côtés d'acteurs algériens, El massir et El mouhadjir. Et, le comédien algérien Sid Ali Kouiret a interprété un rôle dans Le retour de l'enfant prodigue aux côtés de Shukry Sarhane et Mahmoud El Milgui. Safia El Emari est convaincue que le cinéma égyptien a besoin d'être rafraîchi après la série de courts et de longs métrages sur la Révolution du 25 février 2011. «Nous en avons marre de la politique.
Assez de politique !
Cela fait des années que nous sommes écrasés par le terrorisme et par tout ce que nous avons vu et vécu. Nous avons besoin de respirer, de voir autre chose. Nous avons besoin de nous divertir, de relaxer» , a-t-elle lancé. L'image de l'aristocrate bien dans sa peau plaît aux Egyptiens. «Les gens veulent toujours me voir comme une femme forte qui s'impose. Ils me considèrent comme un modèle. Une fois, j'ai dit à Anouar Al Sharif que je voulais changer de rôles, il m'a répondu que je devais continuer sur la même voie, en ajoutant que les téléspectateurs adorent mes personnages », a-t-elle confié.


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