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Mémoire : Fernand Iveton et Imam El Houari réhabilités
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Publié dans El Watan le 17 - 09 - 2016

Au-delà de la rebaptisation des rues, Fernand Iveton et Imam El Houari, qui ont été réhabilités ce week-end, l'occasion a été donnée à l'association Bel Horizon de revenir sur l'épineuse question de la toponymie à Oran.
Grâce à une mobilisation générale qui s'est notamment traduite par le lancement de pétitions en ligne, le martyr de la Révolution algérienne, Fernand Iveton, ainsi que Imam El Houari, l'un des symboles et saint-patron de la ville, se retrouvent réhabilités comme il se doit à Oran. En effet, ce week-end, l'APC d'Oran a remis les plaques authentiques des rues Imam El Houari et Fernand Iveton à leur place, à la grande satisfaction de la société civile et du mouvement associatif.
Ceci dit, l'association Bel Horizon, versée dans le domaine de la protection du patrimoine oranais, a saisi cette occasion pour nous faire part, à travers un communiqué, de l'épineuse question de la toponymie à Oran. «Nous avons constaté, à l'instar de beaucoup de citoyens et de journalistes, qu'une opération de débaptisation des rues vient d'être opérée à Oran, d'une manière aussi fulgurante que chaotique. En tant qu'association de sauvegarde du patrimoine, nous, association Bel Horizon, considérons que la toponymie constitue un acte de mémoire.
Dégommer d'un trait des repères mémoriels importants relève d'un acte pour le moins inapproprié, qui ne tient pas compte de ce qu'est une ville de l'importance d'Oran», expliquent les membres de l'association avant d'énumérer les changements de noms qui se sont opérés dernièrement dans les rues d'Oran : «Changement du nom de la rue de Sidi El Houari : saint- patron de la ville, repère mémoriel et urbain, puisque le mausolée se trouve justement dans la rue éponyme, changement du nom de la rue de La Vieille Casbah, longeant justement la Vieille Casbah, pour rappeler l'existence de la cité originelle, elle constitue le type même de dénomination servant de repère urbain et historique, au quartier Derb, changement de dénomination de la célèbre rue de la Révolution et de sa parallèle, Fernand Iveton», et de se demander sur ce point : «Quel message veut-on faire passer quand on supprime la référence à la Révolution et à l'un de ses martyrs ?»
La liste ne s'arrête pas là, et Bel Horizon de relater le cas de la rue du Bey Mohamed El Kébir : «Pour ceux qui l'ignorent, Mohamed El Kébir fut le libérateur de la ville, en 1792, de l'occupant espagnol.
Il est également considéré comme le grand urbaniste de la vieille ville, puisqu'il l'a relevée, reconstruite et repeuplée après le tremblement de terre de 1790». Plus loin, l'association parle d'«initiative malheureuse» que de donner le nom d'un martyr à la route qui mène au plateau de Sidi Abdelkader, une route «située en montagne, démunie de trottoirs et d'habitations». Et de se demander, non sans ironie : «Une rue en pleine montagne ?» Toutefois, Bel Horizon salue le rectificatif opéré concernant quelques rues, notamment celles de Iveton et Sidi el Houari, tout en soulignant que ces cas les plus flagrants sont «révélateurs de la légèreté avec laquelle la question est prise en charge».
Effectivement, pour l'association Bel Horizon, «la toponymie n'est pas une simple opération technique et neutre, prise en charge par de simples commissions, qui décident en vase clos, et qui ne se rendent même pas compte de leur échec», car, ajoute le communiqué, «un jour ou l'autre, il faut bien répondre à la question : Pourquoi les Oranais continuent à utiliser, à quelques exceptions près, les noms anciens, datant de la période coloniale, et ce, plus de 50 ans après l'indépendance ?» Et de préconiser, plus loin, pour éviter de retomber dans les mêmes erreurs, de veiller «à faire participer la population et ses représentants et autres experts, tels les urbanistes, architectes, historiens, sociologues dans les nouvelles appellations des rues, car la toponymie doit traduire et refléter la profondeur historique de la cité et sa diversité».
L'association souligne, par ailleurs, que «la dénomination des rues d'Oran ne doit pas se limiter aux seuls noms des martyrs de la Révolution», son champ doit s'élargir à d'autres personnages illustres qui ont marqué l'histoire de la ville : «savants, intellectuels, écrivains, poètes, musiciens, dramaturges, artistes, historiens, journalistes, sportifs, etc.» Car la toponymie «doit refléter toute cette richesse et cette diversité et contribuer au vivre-ensemble, en donnant des noms évocateurs, y compris de la flore méditerranéenne». A cela, la toponymie, de l'avis de Bel Horizon, «doit également être conçue comme un outil d'appropriation du patrimoine de la ville et doit refléter l'état d'esprit et d'ouverture de l'Oranais et contribuer à la mise en tourisme de la ville à l'approche de grands événements sportifs et culturels».


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