Des aliments sains à consommer avant de faire du sport    Aïn Témouchent : Le flou entoure la centrale électrique de Terga    Retards dans la réalisation de projets sportifs : Des mises en demeure adressées aux entreprises et bureaux d'études    Juventus : Ronaldo déterminant pour la signature de De Ligt ?    Saison estivale 2019 : Aménagement de 62 plages autorisées à la baignade    Nouvelles de l'Ouest    Le secteur de la santé à Chlef : Beaucoup d'argent consommé sans impact sur la population    Le coup de com de D. Trump    Alger : Rassemblement pour la libération de manifestants détenus    Affaire KIA: Youcef Yousfi auditionné par la Cour suprême    Conseil de la nation: La demande de levée de l'immunité parlementaire de Amar Ghoul à l'étude    Equipe nationale: Pouvait mieux faire !    Chambre de commerce et de l'industrie de l'Oranie - CCIO: La commission ad-hoc des JM 2021 installée    Groupe F : Ghana-Bénin, aujourd'hui à 21h00: Les Black Stars à la recherche de leur passé    Tébessa: Cinq personnes écrouées pour une affaire de 730 milliards    SDC-Sonelgaz de Tlemcen: Le président de la commission des marchés publics devant la justice    Le PDG de Sonelgaz à Oran: Deux nouveaux directeurs de distribution installés à Oran et Es-Senia    L'ARBRE DESSECHE    Le drapeau    Avec Uptis : Michelin lance le pneu increvable    APN : Examen de la levée de l'immunité parlementaire de Boudjemaa Talaï    Libye: Le président du Conseil social des tribus Touareg salue les efforts de l'Algérie    Fiba-Afrique : Le Mozambicain Anibal Manave nouveau président    Analyse : Paix et sécurité en Afrique pour les nuls…et les plus avertis    Pour "réduire leur dépendance envers Moscou" : Les USA veulent accorder des prêts aux pays de l'Otan    Raison d'Etat    Un fonctionnaire de la direction de l'Action locale arrêté en flagrant délit de corruption    Protection des plages contre la pollution    Les moustiques posent un problème de santé publique pour les habitants    Energies renouvelables : L'Algérie s'est dotée d'une stratégie "ambitieuse" pour son développement    Forum des chefs d'entreprises (FCE): Mohamed Sami Agli élu nouveau président    Les études se poursuivent pour la reconversion de la prison de Serkadji en musée public    Levée de l'immunité parlementaire du député Boudjemaa Talai et du sénateur Amar Ghoul    L'Etat à la rescousse    Can 2019 Les verts réussissent leurs débuts    Un médecin placé en détention provisoire    Baisse "importante" des quantités en mai 2019    L'opposant Abdourahman Guelleh a pu quitter le pays    Mustang Shelby GT 500, un V8 de…770 chevaux !    Speedy Algérie : Promo vacances sur les pneus, freins et cli    L'Algérien Toufik Hamoum à latête d'un conseil technique de l'Unesc    L'Iran a utilisé le système Sol-Air Khordad pour abattre le drone de reconnaissance Furtif US RQ-4A    Rassemblement devant le tribunal de Sidi M'hamed pour réclamer la libération des manifestants détenus à El Harrach    Déclaration    Lounès Matoub, la révolution dans l'âme    Paroles et images de femmes    Lancement au Maroc d'une exposition itinérante    Les études se poursuivent pour la reconversion de la prison de Serkadji en musée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ankara menace d'aller plus loin dans son offensive militaire
Conflit syrien
Publié dans El Watan le 27 - 01 - 2018

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé hier d'élargir considérablement l'offensive que mène Ankara dans le nord de la Syrie contre une milice kurde, faisant fi des appels à la retenue de la communauté internationale.
Au septième jour de cette opération qui suscite l'inquiétude des Etats-Unis, le chef de l'Etat turc a promis de lancer ses forces contre la ville de Minbej, où Washington a déployé des troupes, puis de pousser vers l'est «jusqu'à la frontière irakienne». L'offensive turque, menée dans la région d'Afrine (nord-ouest de la Syrie), vise les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde considérée comme «terroriste» par Ankara, mais alliée des Etats-Unis dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).
Alors que des rebelles syriens soutenus par Ankara tentent depuis samedi d'enfoncer les lignes kurdes avec le soutien de l'aviation et de l'artillerie turques, l'administration semi-autonome d'Afrine a exhorté jeudi le régime de Damas à intervenir pour empêcher les assauts.
Cette opération turque a renforcé les tensions déjà vives entre Ankara et Washington, qu'un entretien téléphonique mercredi entre Recep Tayyip Erdogan et le président américain, Donald Trump, n'a pas permis d'apaiser.

Divergences
Les déclarations d'Erdogan hier risquent de verser de l'huile sur le feu, puisqu'il a également promis de «nettoyer Minbej», ville tenue par les YPG à une centaine de kilomètres à l'est d'Afrine, où plusieurs centaines de militaires américains sont déployés. Après l'offensive contre Afrine, «nous nettoierons Minbej des terroristes (...) Puis, nous poursuivrons notre lutte jusqu'à ne plus laisser aucun terroriste jusqu'à la frontière irakienne», a indiqué le président turc lors d'un discours à Ankara. Les profonds désaccords entre la Turquie et les Etats-Unis sur les YPG empoisonnent depuis plus d'un an les relations entre ces deux alliés au sein de l'Otan.
Lors d'un entretien mercredi avec son homologue turc, le président américain a «exhorté la Turquie à réduire et limiter ses actions militaires» et demandé d'éviter «toute action qui risquerait de provoquer un affrontement entre les forces turques et américaines», selon la Maison-Blanche. «Certains nous demandent avec insistance de faire en sorte que cette opération soit courte (...).
Attendez, ça ne fait que sept jours. Combien de temps a duré l'Afghanistan ? Combien de temps a duré l'Irak ?» a rétorqué hier le président Erdogan. Sur le terrain, au septième jour de l'offensive turque baptisée «Rameau d'olivier», l'artillerie d'Ankara déployée à la frontière syrienne a repris son pilonnage des positions des YPG à Afrine, selon l'agence de presse étatique Anadolu.
Ankara, qui dément avoir touché des civils, a indiqué de son côté avoir perdu trois soldats. Face à l'offensive turque, l'administration semi-autonome d'Afrine, dominée par des groupes kurdes, a appelé le régime de Damas à «faire face à cette agression» et déclaré qu'elle «ne permettra pas aux avions turcs de survoler l'espace aérien syrien».
Les groupes kurdes syriens, longtemps marginalisés, ont profité du retrait des forces de Damas du nord du pays, au début du conflit, pour affirmer leur autonomie à partir de 2012. Depuis, hormis quelques accrochages dans le nord-est de la Syrie, combattants kurdes et troupes syriennes se sont largement ignorés, conduisant des opposants au régime de Damas à accuser les groupes kurdes de coopérer avec le gouvernement de Bachar Al Assad.
A la faveur de leur alliance avec Washington contre l'EI, les combattants kurdes ont en outre élargi les territoires sous leur contrôle, au grand dam d'Ankara qui voit comme une menace à sa sécurité l'établissement d'une entité kurde à sa frontière.
Evoquée depuis plusieurs mois, l'intervention turque à Afrine semble avoir été précipitée par l'annonce de la création prochaine, par la coalition antidjihadiste emmenée par Washington, d'une «force frontalière» incluant notamment des YPG. Plusieurs pays, dont l'Allemagne et la France, ainsi que l'Union européenne, ont exprimé leur préoccupation face à l'intervention turque dans le nord de la Syrie qui complique davantage le conflit, lequel implique plusieurs puissances régionales et internationales,


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.