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« Il est très difficile de réaliser un film sur l'histoire »
Entretien avec le cinéaste Djamel Bendedouche
Publié dans Horizons le 22 - 03 - 2015

On entend de moins en moins parler de Djamel Bendedouche, pourquoi ?
Mon dernier film remonte à 2008, il s'intitule « Arezki l'indigène ». Lorsqu'on réalise un film de cette importance, vu la richesse historique, on prend tout son temps. J'ai d'ailleurs pris dix ans pour le réaliser. Si on veut obtenir un travail de qualité, il est nécessaire de le maitriser, en ayant d'abord un bon scénario. J'insiste et je répète, un bon scénario. Puis, un bon réalisateur et, enfin, une équipe technique intéressante, cela contribue à 90% à la réussite du produit. A l'époque, je n'avais pas bénéficié d'un grand budget pour concrétiser ce projet. J'étais à la fois scénariste, réalisateur et producteur. Ce n'était pas une tâche facile. En sus, j'étais surtout stressé. J'avais peur de ne pas pouvoir réaliser toutes les séquences que j'avais écrites. Tout cela m'avait tellement fatigué que j'étais physiquement incapable d'aller vers un autre film. Aujourd'hui, le temps est passé, j'ai écrit plusieurs scénarios, j'espère et je souhaite pouvoir les concrétiser.
Selon certaines indiscrétions, vous êtes sur un mégaprojet, est-ce vrai ?
En effet, je prépare un nouveau long métrage. Je ne peux pas en dire plus pour le moment. J'espère un aboutissement heureux.
Les cinéastes s'intéressent, ces dernières années, davantage au film historique. Estimez-vous que cet intérêt grandissant comme un genre de cinéma où plutôt un moyen facile de briller vers la notoriété ?
Il est très difficile de réaliser un film sur l'histoire. C'est bien de rappeler que nous avons mené une révolution très importante, mais, attention, parfois, en écrivant de mauvais scénarios on casse l'histoire. Si, par exemple, le scénario est mal écrit, on peut évoquer n'importe quel personnage héroïque de la guerre de Libération nationale, on le casse forcément. Il vaut mieux ne pas le faire que de saboter le produit. Je reviens à mon expérience, notamment dans le film « Arezki l'indigène », Arezki al Bachir, un bandit d'honneur qui a évolué en Kabylie à la fin du XIXe siècle. J'ai voulu raconter et étudier le contexte historique de cet humain et non de démontrer le personnage héroïque.
Vous êtes un des invités du 4e festival du théâtre national de la création féminine.
Parlez-nous de cette rencontre avec vos collègues...
A vrai dire, je n'ai pas croisé de réalisateurs sauf Yamina Chouikh qui vient d'arriver. J'étais content de savoir que je n'étais pas le seul réalisateur présent à cette manifestation. J'aime bien prendre part à ce genre de rencontres pour découvrir les nouveaux talents. Je suis ravi d'avoir rencontré ces jeunes comédiens qui ont énormément de talent. C'est encourageant parce qu'il y a une très bonne relève au théâtre et au cinéma. Je tiens à remercier particulièrement Sonia pour avoir eu l'idée d'organiser ce festival et réussir à réunir, tout ce beau monde venu des quatre coins du pays, autour du génie créatif. Je lui souhaite beaucoup de réussite et de courage.
Vous avez assisté à l'ensemble des spectacles de théâtre de ce festival. Êtes-vous séduit par le rendement de ces jeunes comédiennes et comédiens ?
J'ai assisté pratiquement à tous les spectacles de théâtre. J'étais séduit par le travail surprenant de l'œuvre « Riq Chitane », superbement interprétée par Ouahiba Baâli de la coopérative culturelle des arts dramatiques « Sarkht Roukh » de Tamanrasset.
Vous avez présidé le 5e festival international du cinéma d'Alger, comment s'est déroulée cette expérience ?
Tout d'abord, je souhaite une longue vie à ce festival parce qu'il est porté sur le film engagé. Le festival est une chose qui doit exister. C'est une rencontre, une fenêtre, une ouverture sur d'autres pays. Je pense que ces rencontres-là sont à renouveler, on a besoin de savoir ce que font les autres. Le jury était composé de quatre membres spécialistes, Dora Bouchouchi (Tunisie), Michel Kheleifi (Palestine), Jacques Sarasin (Suisse) et Tania Khali (France). On a visionné plusieurs films, certains sont de bonne qualité, d'autres de qualité moindre. Nous nous sommes ensuite rencontrés après chaque projection pour échanger nos points de vue. En dernier, nous avons récompensé les meilleures œuvres. J'étais surpris par la haute qualité du film « Gabrielle » de la réalisatrice Louise Archambault. Lors des délibérations, nous étions tous d'accord pour le sélectionner. Un film renseignant sur le quotidien des personnes inadaptées au Canada et de la prise en charge dont elles bénéficient. Tous les acteurs de ce film sont des trisomiques sauf un seul comédien qui confie avoir travaillé durant une année aux côtés des trisomiques dans un centre. Dans ce film, les acteurs jouent leurs propres rôles accompagnés par quelques acteurs professionnels, un choix de la réalisatrice qui rapproche encore plus le film de la réalité et de la démarche documentaire.
Vous suggérez donc de promouvoir ce genre de rencontres...
Il faut qu'on incite nos jeunes réalisateurs à aller de plus en plus vers ce genre de cinéma. Je suis un fervent partisan et défenseur du cinéma engagé, et c'est pour cela que j'ai accepté d'être président du jury de la section longs métrages fiction. C'était une excellente expérience.
Avez-vous reçu des sollicitations de la part des responsables de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 » ?
Non, je n'ai reçu ni invitation ni sollicitation. J'espère que cette manifestation sera à la hauteur des espérances.
Quel est votre sentiment face à la consécration de l'Etalon d'argent du film « Fadhma N'soumer » de Belkacem Hadjadj au Fespaco ?
Même si je n'ai pas vu le film, je salue mon collègue pour cette consécration. C'est toujours un honneur pour notre pays. Je sais que Belkacem Hadjadj est un bon réalisateur et je suis persuadé qu'il a fait un bon film.


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