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Zenasni défend le caractère stratégique du contrat signé avec Saipem
Procès Sonatrach 1
Publié dans Horizons le 06 - 01 - 2016

Le tribunal criminel a poursuivi, hier, l'audition des accusés dans l'affaire Sonatrach qui est scindée en trois : le marché de la télésurveillance, celui de la réalisation du gazoduc GK3 et le marché de réfection de l'ancien siège du ministère de l'Energie et de Sonatrach sis à Ghermoul. Le juge a épuisé le premier dossier en auditionnant l'ex-PDG du CPA qui était consultant chez Contel, pour ouvrir l'autre dossier le GK3 dans lequel est impliqué le vice-président de Sonatrach chargé du transport par canalisation, Benamor Zenasni. Il est entendu sur le projet de transport de gaz par canalisation de Hassi Rmel à El Tarf. Zenasni soutient qu'il « a pris le train en marché », il n'a été nommé qu'en novembre 2008.
L'italien Saipem avait fait son offre en juin. Le marché était divisé en trois lots, mais c'est l'attribution du troisième qui pose problème. Il est revenu à la firme italienne de gré à gré et celle-ci a comme consultant l'un des enfants du PDG de Sonatrach de l'époque, Réda, déjà impliqué dans l'affaire du marché de télésurveillance. Selon l'instruction, le marché en question a été attribué alors qu'il n'y avait que deux soumissionnaires. Et ce qui complique un peu plus la situation, les prix proposés sont élevés. Zenasni commence par rappeler cette réunion qu'il a eue avec le ministre où il était question « des projets qui accusaient du retard », plus particulièrement le GK3. Il l'informe, selon lui, sur le fait qu'il n'y avait que « deux soumissionnaires qui allaient soumettre leurs offres financières » mais le ministre donna, selon lui, son accord pour la poursuite du projet. A une question relative à la lettre de Yahia Messaoud lui proposant trois variantes, soit de geler le projet, de négocier les prix ou de créer un groupement d'entreprises, pour prendre en charge ce lot, l'accusé répond que « c'était impossible ». Il se justifie par le fait que la tutelle demanda à « ne pas résilier le projet ». « Quant au second point, nous l'avons mis à exécution avec l'accord du ministre », poursuit-il. « Nous voulions faire baisser le montant du marché de 25%, le ministre nous a demandé de couper la poire en deux et de plafonner à 12,5% ». Ces négociations qui ont été « dures », selon lui, ce qui « nous ont permis de faire économiser à Sonatrach plus de 103 millions de dollars ».
Le lot trois qui est revenu à Saipem était « le plus difficile par la configuration du site, les équipements exigés ». Il avait une « portée stratégique » puisqu'il devait alimenter aussi l'usine de liquéfaction de gaz, des centrales électriques et faire la jonction avec le Galsi (gazoduc algéro-italien). Ce sont 8 milliards m3 de gaz à exporter, soit deux milliards de dollars de recettes en devises pour Sonatrach et l'Algérie. Le tribunal a essayé de démêler un autre écheveau, à savoir si Saipem a eu le marché grâce à son consultant Réda Meziane, le fils du PDG de Sonatrach. Appelé à la barre, celui-ci parlera de son contrat de consulting qui se limite à « trouver des sous-traitants pour Saipem, même à l'étranger ». Le procureur lui demande « qui a pris en charge ses frais de mariage en Tunisie en août 2006 » et si Meghaoui, ex-patron du CPA était présent. Il le questionne sur la contribution financière éventuelle de Saipem à ses frais de mariage et ce au regard de la présence de l'un de ses financiers.
Réfection du siège de Sonatrach
Le marché de réfection du siège de Ghermoul est le troisième dossier auquel s'est attaqué le tribunal. Parmi les mis en cause, Abdelwahab Abdelaziz, membre du comité exécutif à Sonatrach et chargé du suivi des grands projets. Ce dernier a expliqué comment le siège en question a été transféré à la division commercialisation du groupe Sonatrach, après le départ des staffs de Sonatrach et du ministère de l'Energie qui ont emménagé dans de nouveaux immeubles.
Les responsables avaient décidé de démolir l'immeuble pour en faire « une belle vitrine » pour la division commerciale, à la demande de son directeur Chawki Rahal. Pour ce faire, un appel d'offres a été lancé pour le diagnostic, l'étude et le suivi du projet. Le PDG, Mohamed Meziane, convoque le chef du projet et lui signifie de « passer au plus vite à la démolition et de préparer le cahier des charges » et ce sans attendre les résultats de la consultation », raconte l'accusé. Meziane et Senhadji, le directeur exécutif, demandent d'aller au gré à gré. Le marché sera attribué au bureau d'études CAD.


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