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Réchauffement climatique : L'homme face à ses responsabilités
Publié dans Horizons le 06 - 12 - 2009

La terre change. Elle n'est plus ce qu'elle était dans sa constitution glacière et ses niveaux d'eau. La main de l'homme en a décidé ainsi. Le développement économique effréné mené depuis la révolution industrielle a eu raison de la bonne santé de la terre. Les changements climatiques, conséquence directe de cette croissance soutenue, continuent à s'opérer en dépit de la prise de conscience et des appels à la réduction des gaz à effet de serre (GES). Les études réalisées par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) durant les dernières décennies, ont confirmé avec un degré de certitude jamais atteint auparavant que le climat change. Un changement dû aux activités humaines. Celles-ci engendrant le plus d'émissions de gaz à effet de serre (GES) sont la combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon et gaz), les exploitations pétrolières et gazières, les décharges d'ordures ménagères, la déforestation, l'agriculture intensive et l'élevage.
Les projections climatiques faites par le GIEC prévoient d'ici la fin du siècle, une augmentation moyenne de la température de 1,8 à 4 degrés. Le réchauffement le plus important est attendu sur les terres émergées (îles et archipels notamment) et aux latitudes élevées et le moins important devrait apparaître dans le Sud de l'océan Indien par une augmentation des précipitations.
Le changement climatique a aussi différents impacts sur les systèmes écologiques et socioéconomiques vulnérables, tels que les ressources en eau, l'agriculture, la sécurité alimentaire, les zones côtières, la diversité biologique et les écosystèmes, la santé, les catastrophes climatiques et le climat extrême, la pollution, l'habitat et la société. La vulnérabilité des différentes régions du monde face au changement climatique futur n'est pas similaire. L'Afrique et l'Asie semblent être les continents les plus menacés. La région du Maghreb est l'une des régions qui devrait connaître un réchauffement fort.
Toutefois, les engagements annoncés par les pays industrialisés à l'horizon 2020 représentent une baisse de 12% à 16% de leurs émissions par rapport à 1990, loin de la fourchette de 25% à 40% mise en avant par les scientifiques pour se placer sur la bonne trajectoire. De ce fait, une stratégie d'adaptation planifiée et de moyens technologiques, financiers et humains est déjà mise sur pied.
MÉCANISME POUR UN DÉVELOPPEMENT PROPRE
L'atténuation des émissions des gaz à effet de serre est possible avec l'adoption de projets propres. L'Algérie dont les émissions par habitant sont estimés à 3,4 tonnes de CO2 équivalent par an, largement derrière la Chine et les Etats-Unis, classés par les Nations unies comme les premiers pollueurs de la planète avec respectivement 19 et 18,4% du taux mondial des émissions de GES, a adopté une série de mesures notamment, dans le secteur de l'énergie qui reste prédominant en matière d'émission de GES.
Ainsi, une station souterraine de récupération des gaz torchés, des projets d'énergies solaires et des projets de parcs éoliens ont été lancés. Un intérêt accru pour développer les hauts-plateaux est manifesté par l'Etat. Dans son ouvrage sur les changements climatiques en Afrique intitulé « La menace climatique en Algérie et en Afrique-les inéluctables solutions » M. Kamel Mostefa Kara, président de l'Agence nationale des changements climatiques (ANCC), membre du GIEC, explique les raisons de ce phénomène et sa dangerosité pour notre pays. Selon cet expert, « on a commencé à ressentir, en Algérie, ces changements au début des années 1970. Les sécheresses signalées au Sahel, au Hoggar Tassili dans le sud dans les années 1970 sont des indicateurs que notre pays était, depuis longtemps, menacé par ce genre de changements climatiques ».
Il affirmera que « les hauts-plateaux, qui sont semi-arides et arides sont les plus exposés à ce phénomène parce qu'ils se trouvent en transition entre un système climatique d'origine méditerranéenne au nord et un autre sud-tropical au sud. Les émissions de GES provoquées essentiellement par les industries des grandes puissances, les plus industrialisées demeurent l'élément le plus important qui entraîne ces réchauffements climatiques ».
Pour M. Kamel Mostefa Kara, l'homme a une énorme responsabilité dans ces dérèglements climatiques. Les grands glaciers d'Afrique sont en train de fondre. Le mont Kilimanjaro a perdu ainsi 82% de sa calotte. Alors que le lac du Tchad a presque quasi disparu. Chaque année, une superficie équivalente à celle de la Belgique est atteinte par la diversification. La mousson est très perturbée. Il y a une réelle menace de désertification sur les hauts-plateaux, d'où risque de déstabilisation de la région.
L'Algérie présente une grande sensibilité au climat, notamment dans les hauts-plateaux et la steppe. Ceux-ci sont les plus touchés. Ils emmagasinent 60% des terres viables dans le nord du pays.
L'ENVIRONNEMENT Y SUBIT UNE FORTE DÉGRADATION
Deux grands projets phares pour l'Afrique qui grâce aux avancées technologiques sont rendues possibles en termes de faisabilité. Le premier grand projet structurant est l'aménagement d'un canal fluvial lié au fleuve Congo qui dispose d'une grande capacité hydrique, avec un débit moyen de 4.200 m3 à la seconde et pouvant développer 40.000 mégawatts avec la maîtrise de ses chutes. Pas moins de 100 milliards de mètres cubes d'eau douce peuvent être exploités. Le lac Tchad menacé de disparition pourra entre autres être sauvé. Ce mégaprojet favoriserait un plus grand équilibre climatologique, hydrologique et écologique dans ces régions grâce à l'apport d'eau douce. Cette route fluviale transafricaine est jugée d'un apport considérable. Le deuxième grand projet consiste en la construction d'une tour solaire qui pourrait jouer le rôle de disque collecteur. Elle est à la portée de l'industrie locale.
C'est un concept novateur pour exploiter l'énergie solaire, avec une économie de 9 millions de CO2 sur 10 ans.
COPENHAGUE : RENCONTRE DES GRANDS ENJEUX
A partir d'aujourd'hui, 192 pays se retrouveront à Copenhague pour la 15e Conférence de l'ONU sur le climat afin de trouver un accord qui permette de freiner le réchauffement climatique, et de s'y adapter. L'objectif de la réunion est aussi de donner une suite au protocole de Kyoto, premier traité contraignant sur le climat, dont les engagements s'achèvent fin 2012.
Cette conférence doit garantir le renouvellement des engagements internationaux en enrôlant cette fois dans l'effort l'ensemble des grands pollueurs, soit au sein d'un protocole de Kyoto amendé, soit par un nouveau traité. Les Etats-Unis, l'un des premiers pollueurs au monde, n'ont toujours pas parafé le traité de Kyoto. Une attitude décriée par les pays en développement qui subissent de plein fouet les conséquences de leur industrialisation.
UN VÉRITABLE PARADOXE
L'Afrique apparaît comme le continent le plus menacé et le plus vulnérable, alors qu'il émet le moins de gaz à effet de serre. Des solutions existent, mais il faut une réelle volonté politique.
L'Algérie qui représentait le groupe africain pour le protocole de Kyoto et qui a préparé le dossier qu'elle défendra sans nul doute, avec véhémence, a déjà mis en œuvre des solutions pour réduire les émissions de CO2 comme la tour solaire en collaboration avec les Allemands dans la wilaya de Blida.
Elle s'est également dotée de plusieurs dispositifs réglementaires tel le Schéma national d'aménagement du territoire (SNAT) qui prend en considération cette vulnérabilité des ressources naturelles, caractéristiques, spécifiques aux régions arides et désertiques, situation aggravée d'une façon dangereuse par le réchauffement climatique en cours, et la loi de l'aménagement du littoral.
Alors que sur le plan de la météorologie, l'Office national de la météo s'est doté récemment d'un appareillage en mesure d'établir des prévisions sur une superficie très large. Mieux, nous sommes l'unique pays au Maghreb qui édite un BMS à l'attention des responsables locaux et des citoyens. Des informations prises en compte devant les crues mortelles enregistrées depuis la catastrophe de Bab El Oued en 2001.


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