Hamadou Lazhar, élu candidat du FLN    Déces : Le journaliste d'El Khabar Mohamed Cherak n'est plus    Noureddine Bedoui : "Les valeurs de l'ANP sont un précieux acquis à préserver "    Ould Abbès fait-il de la résistance ?    Des changements en vue    Atelier de formation de gestion associative    Succès des premiers tests des projets e-éducation et e-santé via Alcomsat-1    La production du fer et de l'acier relancée    Angola : Au large, un espoir pétrolier nommé Kaombo    Bouygues : Les résultats confirment leur dépendance aux télécoms    USA : La production record de pétrole brut tire les stocks à la hausse    Pourquoi les Algériens sont les derniers de la classe?    Le traité constitutif de l'UA doit "être préservé de toute révision"    43e Eucoco : Mme Feroukhi souligne le rôle de la conférence dans la sensibilisation sur le conflit    Une délégation de la Fédération internationale des journalistes, en visite à Ramallah    Washington vote contre une résolution de l'ONU condamnant Israël sur le Golan    Conférence de Palerme sur la Libye : Les divisions étalées au grand jour    Affaire Skripal : Zakharova qualifie de "blague" la nouvelle enquête de Bellingcat    La tenue d'un vote de défiance contre May "probable"    La pelouse du stade de Lomé, une arme à double tranchant pour les Verts    Zetchi appelle les Verts à faire preuve de combativité sur le terrain    «Gagner, pour éviter les calculs»    Slimani nouvel entraîneur    Violences après le match USMA-CSC: 30 personnes arrêtées et 10 policiers blessés    3e phase de la 24e opération de relogement d'Alger: Quelques 70 familles seront relogées lundi prochain    Un million de palmiers-dattiers pour produire plus de 100.000 tonnes/an    Quelque 500 éléments de la Protection civile mobilisés à Alger    Eviter l'usage des feux d'artifice à l'intérieur des immeubles ou devant les stations de service    Hausse des prix de la volaille, fruits et légumes à la veille du Mawlid : On annonce une baisse des prix incessamment    19 morts et 31 blessés    Da Méziane, c'est le «Djihad», l'engagement et la modestie personnifiés    La 2e édition s'ouvre à Alger    CNAL et Commission de visionnage des films    La nouvelle pièce "Sekta" de Tounès Aït Ali présentée à Alger    VIOLENCES BAB EL OUED (ALGER) : 10 policiers blessés et 30 personnes arrêtées    ACCES DIFFICILE AUx MEDICAMENTS DU CANCER : Le ministère de la Santé pointé du doigt    La répudiation politique est-elle l'ADN du FLN ?    Y a-t-il un avion dans le pilote ?    Un merveilleux «Safar» à travers l'art    Réouverture «au premier trimestre 2019»    Sakta brise le silence    Nouvelles d'Oran    Blida : Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs anticipe la célébration du Mawlid Ennabaoui Charif    CAN 2018 - Dames: Les Algériennes à l'épreuve du pays hôte    Ligue 1 : PAC 2 CABBA 0: A sens unique    Enigme et interrogations    Violence aux stades : El Habiri au chevet des policiers blessés à l'issue du match MCA-USMBA    L'Onu lève ses sanctions    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Au pays des Kotama : Le couscous d'orge au poisson, une légende culinaire
Publié dans Horizons le 01 - 01 - 2010

Qu'il soit préparé sur commande dans les restaurants et les établissements hôteliers, ou conçu à la maison par la ménagère, le couscous d'orge garni de tranches de poisson est incontestablement une sorte de légende culinaire, voire une "culture", dans Jijel et sa périphérie immédiate. Une bonne présentation de ce mets, qui sacrifie ainsi à la tradition du "plat national" en tirant profit de la profusion de poissons dans cette cité côtière, tourne souvent au véritable chef-d'œuvre, autant pour les yeux que pour les papilles.
Parmi la large panoplie de couscous préparés de par le monde, celui cuisiné dans les foyers de Jijel a une certaine particularité et là, les maîtres queux du coin sont formels : le couscous jijelien au poisson est "invariablement apprécié" avant d'être adopté par quiconque le découvre pour la première fois.
La femme algérienne a "inventé les plats et les repas dont les ingrédients sont tirés du blé, du maïs et de l'orge, et parmi eux le couscous, plat commun dans tous les foyers algériens", lit-on dans un dépliant de la direction du Tourisme de la wilaya qui a organisé récemment son traditionnel concours du meilleur plat préparé à base de poisson.
Le couscous d'orge garni de poisson a trôné en seigneur au cours de cette manifestation d'une journée qui a permis de mettre au jour des talents insoupçonnés chez de nombreux cordons bleus de cette wilaya littorale.
LE "SEKSOU BEL'HOUT", MAÎTRE ABSOLU DE LA MEÏDA JIJELIENNE
A Jijel, le couscous au poisson est appelé "Seksou bel'hout". Qu'il soit de couleur blanche, à base de farine ou de blé ou encore de glands (ce dernier était, dit-on, très consommé par les combattants de l'ALN durant la Révolution), ou plus sombre à base d'orge, le couscous reste le maître incontesté de la table ou de la meïda (table basse) dans les familles de Jijel.
"La réussite d'un couscous pour les Jijeliens ne dépend pas seulement de la sauce délicieuse qui sert à arroser les grains mais aussi de la qualité et du mode de préparation de ces derniers", avertit un restaurateur de la place avant d'expliquer avec moult détails la manière de préparer ce plat populaire dont l'existence remonte à des temps immémoriaux.
Pour réussir cette recette traditionnelle, il faut d'abord bien choisir son poisson, dira-t-il, avant de concéder que s'il jette plus volontiers son dévolu sur le mérou ou la bonite, des poissons bien charnus, il ne rechigne pas non plus à accommoder son couscous avec du rouget de roche ou de la sardine écaillée et vidée. Les qualités de "fin cuisiner" de ce restaurateur qui se proclame "seul maître de ses fourneaux" ne semble avoir d'égale que sa volubilité : "il vous faut des oignons râpés, une gousse d'ail hachée, un petit bouquet de persil, de la tomate fraîche pelée et hachée, deux cuillerées à café de sel, trois ou quatre pommes de terre coupées en deux-dans le sens de la longueur-, une pincée de cumin, un peu de poivre noir, deux feuilles de laurier et quatre cuillerées à soupe d'huile de table". A moins d'être stoppé net dans ses envolées emphatiques dédiées au "Seksou Bel'hout", le bonhomme irait même jusqu'à préciser l'intensité du feu de la cuisinière pour bien faire mijoter la sauce. Le succès jamais démenti de ce plat dans l'antique Igilgili a fait que dans les magasins d'alimentation générale, le couscous d'orge, roulé et prêt à l'emploi, est vendu aussi bien en vrac que conditionné dans des sachets de un kg ou plus.
A Jijel ville, ce "plat de grand-mère" garnit, chaque vendredi au moins, les tables, selon un rite observé depuis la nuit des temps. Il n'a pas été détrôné par l'apparition de nouveaux modes de consommation. Même les jeunes qui ont un penchant prononcé pour les hamburgers, cheeseburgers, Panini ou le sempiternel "Frites-omelette", restent fidèles au sacro-saint couscous du vendredi. C'est dire que le Seksou bel'hout, plus qu'une tradition, est bel et bien une culture au pays des Kotama.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.