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Kouider Messaad (Liberté) : «Le correspondant est souvent entre le marteau et l'enclume»
Publié dans Horizons le 17 - 03 - 2010

Il peut être considéré comme le pionnier de la presse à Oum El Bouaghi. Ce professeur de l'enseignement moyen puis secondaire à partir de 1988 a commencé à collaborer au Moudjahid dés le 19 Février 1977. «C'était grâce à Youssef Bournine qui était alors chef du bureau de Constantine dont je dépendais que j'ai mis le pied à l'étrier». Il y a avait aussi à l'époque le défunt Hocine Khemmar qui avait commencé à l'APS dès les premières années de l'indépendance. Mais lui s'occupait davantage de l'actualité à Ain Beida» nous dit-il. Il a connu depuis maintes rédactions passant d'El Moudjahid à Horizons puis à la Chaîne 3 et aux rédactions des journaux privés comme El Watan et Liberté dont il est depuis 1999 le correspondant. Il a, comme tous «localistes» cette impression d'être entre l'enclume des pressions émanant des pouvoirs locaux et le marteau de l'indifférence des rédactions algéroises. «Une information est souvent jugée avec condescendance à la centrale alors qu'elle a son poids et son importance à partir d'ici». Il pointe aussi du doigt la rétention de l'information. «Certains responsables par exemple considèrent la radio locale comme une annexe de la wilaya et au lieu d'organiser des conférences de presse ouvertes à la presse, ne s'adressent qu'à ce canal». Il y a aussi des aléas propres à la presse francophone. Il narre à ce propos une expérience qui a fait beaucoup de bruit. «Les services de la sûreté nationale qui communiquent en arabe parlent dans un bulletin de “Moutafadjirat” que naturellement je traduis par explosifs. Or il s'agissait de poudre noire mais passée à la une l'information sur la saisie d'une quantité d'explosifs a eu des répercussions ici. Un vrai branle-bas de combat ».
«Pour faire un rectificatif, certes la faute ne n'incombe pas au journaliste mais il'y a pas dans ce genre de cas de réflexe rapide au niveau des centrales pour rectifier et apporter les rectificatifs». Messaad évoque les années dures du terrorisme où un correspondant plus connu et facilement repéré dans la localité est moins protégé. «Or à cette époque précisément on me demandait des papiers sur ce sujet». L'homme est certes privilégié. Il habite au centre- ville, possède chez lui internet et jouit depuis des années d'une certaine considération et crédibilité auprès de la population.
Pour lui qui a vécu les deux étapes (l'ère du parti unique, et l'ère du multipartisme) la corporation n'est plus ce qu'elle était. Il y a en quelque sorte trop d'indu- occupants et les nouveaux journaux ne sont pas rigoureux dans la sélection de leurs correspondants. «Certains mal payés, ne jouissant d'aucun droit social s'arrangent pour arrondir leurs fins de mois».
Il parle de l'apparition de journalistes qui sont davantage des écrivains publics qui contre rétribution peuvent relater les heurts et malheurs des citoyens.
Celui qui a été désigné ou élu ? Comme responsable des journalistes locaux qui n'ont pas encore un cadre collectif de revendications, et en l'absence de statut des correspondants locaux que même les syndicats des journalistes n'évoquent jamais, ces derniers qui font les beaux jours de certains quotidiens locaux notamment sont sous payés et se trouvent constamment sous la menace de la diffamation synonyme de tribunaux, quelque part dans la nostalgie pour le bon vieux temps. «Le journalisme avait alors une ligne claire et moins fluctuante».


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