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Le Pr Bachir Ridouh à InfoSoir
«Il y a une nouvelle catégorie de malades»
Publié dans Info Soir le 07 - 11 - 2009

InfoSoir : Quel est l'état des lieux de la santé mentale en Algérie ?
Le Pr B. Ridouh : La santé mentale se trouve confrontée à de nouveaux problèmes ; de nombreux malades déambulent jour et nuit dans les grandes agglomérations. Les malades mentaux errants ont envahi depuis quelques années villages et grandes villes du pays. La capitale en est l'exemple le plus illustratif. Les malades mentaux errants sont livrés à eux-mêmes. Ils ne bénéficient d'aucune prise en charge sérieuse. Ils sont tout au plus internés pendant de courtes périodes dans les établissement hospitaliers spécialisés.
Les malades errants sont-ils des fous ?
L'hôpital psychiatrique ne les reconnaît pas comme tels. C'est leur exclusion socio-économique qui est mise au premier plan. Mais pour les travailleurs sociaux qui les reçoivent, ce qui apparaît au premier plan, c'est leur souffrance psychique. Les professionnels qui gèrent ces situations pratiquent un sport typique de la rencontre brutale de deux secteurs, le «ping-pong» psychosocial. Le malade errant est ballotté de part et d'autre en fonction des crises et forces en présence. S'il est un fait que le malade mental a toujours existé, il n'est pas moins vrai que la décennie 1990 a sécrété une nouvelle catégorie de malades (pauvreté et terrorisme aidant). Une catégorie qui a donc besoin de prise en charge plus psychologique que psychiatrique.
Il faut donc l'intervention de différents secteurs…
Il existe une grande dysharmonie dans la répartition des soins proposés. La sectorisation, la multiplication des structures extrahospitalières, la variété dans les soins et la mise en place des mesures d'aides peuvent ralentir la gravité de cette pathologie. Sachant qu'un nombre important de ces personnes errantes transitent par un centre de soins, nous voulons la création d'une forme d'accueil au niveau des urgences médicochirurgicales et psychiatriques ainsi que l'accompagnement grâce au Samu social. Il faut aussi une formation des travailleurs sociaux et des acteurs de la santé mentale.
Comment évaluez-vous la 4e rencontre de psychiatrie ?
Elle a permis un grand débat entre les différents professionnels concernés par la prise en charge des malades mentaux errants. Entre la pathologie, l'errance et la marginalisation, on s'interroge : «Qui doit s'occuper de cette frange de la société ?» Nous avons appelé à ce qu'il y ait la formation d'éducateurs de rues et d'«écoutants», et la mise en place d'un numéro de téléphone d'urgence.
* Chef de service de psychiatrie et de médecine légale au niveau de l'EHS Frantz-Fanon de Blida


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