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Un modèle de vie mal accepté
Publié dans Info Soir le 24 - 07 - 2012

Situation - Contraints et forcés de changer de civilisation à leur corps défendant, les anciens acceptent mal un modèle de vie qui leur est étranger et dont ils ne comprennent ni les codes ni les clefs. En tout cas pas toujours.
Ils l'acceptent d'autant plus mal ce modèle que le nombre d'interdits à leurs yeux est devenu considérable et qu'ils font difficilement la différence entre ce qui est légalement permis et ce qui est officieusement toléré, entre les textes dépassés et des lois relookées, entre des conventions admises par l'usage et des pratiques érodées.
Ainsi par exemple, le cas du permis de conduire. Certains automobilistes roulent avec un document vieux de 20, voire de 25 ans.
Quelques-uns qu'on devrait même décorer pour n'avoir jamais fait d'accident sur la route, circulent quand même.
Au niveau des barrages de gendarmerie ou de police on demande aux uns de renouveler leur permis qui dépasse les 10 ans et à d'autres on leur retire le document pour le même prétexte à savoir qu'il n'est plus valable.
Ailleurs dans d'autres secteurs d'activité ou dans un quelconque service où ils avaient toujours quelques entrées qui leur facilitaient la tâche et qui rendaient leurs démarches plus supportables, le personnel a non seulement changé et rajeuni, ce qui est une bonne chose mais ne fait pas preuve à leur égard ni de sollicitude ni d'attention.
Ils se rappellent avec nostalgie qu'en leur temps tout était familier, disponible et à portée de main. Le médecin de famille par exemple connaissait tous les enfants par leur prénom, par leur âge, il savait de quoi l'un souffrait, à quoi l'autre était allergique, ce que l'un devait éviter et ce que l'autre devait consommer.
Il suivait quotidiennement le traitement des uns et des autres, demandait même de leurs nouvelles dans la rue.
Et la rue précisément était l'espace le plus convivial du quartier.
Les gens échangeaient, communiquaient, c'était un lieu de rencontre par excellence.
Un mariage dans la «houma» ou un décès concernait tout le monde et tout le monde prenait part aux cérémonies. Aujourd'hui l'allégresse a des relents de pagaïe.
Les anciens se souviennent avec la même nostalgie du temps où ils pouvaient héler facilement un taxi, où les bus n'étaient jamais bondés, où les jeunes leur cédaient avec plaisir leur place. Aujourd'hui, c'est chacun pour soi.
Ils se souviennent du temps où les épiciers l'étaient de père en fils, autant par tradition que par amour du commerce et leurs magasins maintenaient la même activité quels que soient les changements de l'environnement, comme les nouvelles structures inventées à l'étranger, les supérettes.
Ils avaient avec l'épicier du quartier des relations d'amitié et de fidélité. Ils pouvaient s'approvisionner à crédit, commander même des articles ou des produits qu'ils n'avaient pas dans les rayons, ils pouvaient même, en cas de coup dur ou de panne sèche, lui emprunter de l'argent.
Il était le banquier, le confident et pouvait même être votre intermédiaire auprès de ses relations ou du cercle de sa famille.
L'épicier aujourd'hui ne conserve du client que ce qu'il a acheté et ce qu'il a payé. Point à la ligne.


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