«Nous entrons dans l'ère de l'informatique vestimentaire», déclare Van Baker, analyste à l'Institut de recherche technologique Gartner. «Les gens vont se déplacer avec des appareils personnels en contact avec leur corps, et auront des outils qui communiqueront entre eux et avec l'internet très prochainement.» Une poignée d'entreprises visionnaires a d'ailleurs transformé lunettes, bracelets et montres en petits ordinateurs portables, connectés au corps autant qu'à l'internet. La vogue de l'ordinateur «portable», celui que l'on porte sur soi, comme un vêtement va de pair avec le mouvement du «quantified self» ou «quantification de soi», qui consiste pour un individu à mesurer des données liées à son propre corps, de la qualité et la durée de son sommeil à la quantité de calories brûlées à la gym. Le mouvement a trouvé un débouché naturel dans le fitness, avec des appareils comme Jawbone UP, Nike FuelBand et Fitbit. Ces gadgets utilisent des capteurs pour détecter les moindres mouvements du corps et envoient les informations recueillies à des téléphones portables ou des tablettes, où des applications moulinent et analysent les données. Quelque 30 millions d'appareils «portables» devraient être livrés dans le monde cette année, selon l'Institut américain Forrester.