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Entre histoire et légende : Une tradition culinaire d'une inestimable richesse
Publié dans Info Soir le 12 - 01 - 2015

Ambiance ■ Une célébration est non religieuse commune à tous les Algériens. Date qui correspond au 12 janvier du calendrier grégorien, Yennayer signifie le premier jour de l'An «ixef useggwas» dit également «Tiwura useggas».
Ce jour, où «Ad feghen iberkanen, ad kechmen imellalen» (les journées noires sortent, et les journées blanches rentrent), selon un adage kabyle, signifiant ainsi la séparation entre deux cycles solaires, passage des journées courtes, «noires» aux journées longues, «blanches».
Etymologiquement parlant, le mot Yennayer d'origine berbère, se compose de deux mots, Yen et Ayyar. Yen signifie le chiffre un (01) et Ayyur signifie la lune, et le tout donne première lune ou premier mois.
Historiquement, cette date qui est le début du calendrier amazigh, remonte aux premières manifestations connues de la civilisation amazighe, au temps de l'Egypte ancienne.
En effet, selon certains historiens, au temps de la XIXe dynastie, sous le règne en particulier de Ménoptah, vers 1232-1224 av. J.-C., les Pharaons repoussèrent une attaque des Libyens (amazighs) auxquels s'étaient associés les «peuples de la mer ». La ténacité des Amazighs finit par venir à bout de la résistance égyptienne, puisqu'en 950 av. J.-C., le roi amazigh Chechnaq 1er s'empara du Delta du Nil et fonda la XXIIe dynastie libyenne-berbère. On dit que depuis, les Amazighs ont fixé leur propre jalon historique, et l'année 950 av. J.-C.
Lorsque le roi libyen Chechnaq Ier, a envahi par la suite la Palestine, il réunifia l'Egypte. À Jérusalem, il s'empara de l'or et des trésors du temple de Salomon, ce grand évènement est même cité dans l'ancien testament.
Cette fête ancestrale revêt également une valeur-symbole profondément ancrée dans la mémoire collective bonifiée par un écheveau de mythes, légendes et histoires qui s'entremêlent et que sociologues et historiens n'ont pas fini de démêler.
Des légendes se sont tissées autour de Yennayer et des contes y sont nés. La plus répondue en Kabylie est sans doute celle de la vieille femme que «Yennayer» a punie après l'avoir défiée. La légende dit lors d'une journée ensoleillée à la fin de Yennayer, une vieille femme (Tamghart) s'est moquée de Yennayer en lui disant : «Yennayer mon ami, tu nous a quittés sans faire aucun mal», Yennayer furieux, demanda à Fourar, le premier mois du printemps, de lui prêter un jour et une nuit pour se venger. Il dit alors à Fourar : «Je t'en prie, Fourar (février) mon ami, Prête-moi un jour et une nuit pour que je châties la vieille insolente qui m'a humilié». Fourar lui prêta, alors, une journée.
Aussitôt le ciel se couvrit de nuages, tonnerre et éclairs éclatèrent, puis la grêle et la neige se mirent à tomber. Alors la vieille, qui était restée dehors avec ses chèvres entrain de baratter le lait dans sa cruche au claire de lune, fut transie de froid et mourut. Pour ce, le mois de Fourar a un jour de moins que les autres mois.


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