Projet ■ Il est question d'une feuille de route élaborée par l'ensemble des acteurs afin d'arriver à un objectif d'un nombre optimal de greffés dans les prochaines années. Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a mis en œuvre une stratégie pour la relance de la greffe d'organes, notamment du rein, a indiqué, le premier responsable du secteur, Abdelmalek Boudiaf. «Il s'agit de relancer l'Agence nationale de la greffe d'organes, de tissus et des cellules, qui se fera dans les tout prochains jours, de la mise en place de registres nationaux des insuffisants rénaux et la réorganisation ainsi que la réhabilitation des centres de référence», a souligné M. Boudiaf lors de la journée d'études sur la greffe rénale tenue à l'Institut national de santé publique (INSP). La stratégie mise en œuvre par le ministère, comprend également «la concrétisation du projet de la banque d'organes et l'élaboration des programmes de formation au profit des praticiens des greffes, a-t-il dit, appelant la corporation à faire la distinction entre «les chirurgiens et les transplanteurs». M. Boudiaf a plaidé pour la mise en place d'une feuille de route élaborée par l'ensemble des acteurs afin d'arriver à un objectif d'un nombre optimal de greffés dans les prochaines années, estimant qu'«au vu des moyens dont dispose l'Algérie la situation de la greffe d'organes, dont celle du rein, n'est pas satisfaisante». Selon lui, il existe près de 26 600 dialysés à travers le territoire national et 166 greffes ont été réalisées pour l'année 2014, soit 10 de plus que l'année qui a précédé, ce qui est qualifié par les spécialistes d'une progression lente, alors que «tous les moyens nécessaires existent». Il a aussi mis l'accent sur l'importance d'introduire dans ce plan d'action la sensibilisation et la formation des donneurs, réitérant sa proposition de passer au stade des prélèvements d'organes sur les cadavres, donnant l'exemple des prélèvements sur les victimes des accidents de la route. M. Boudiaf a plaidé dans ce sens pour «l'organisation et la coordination entre les différents secteurs et les spécialistes dans ce domaine», exprimant son optimisme pour l'avenir de ces opérations durant l'année en cours, puisque la «volonté et les moyens existent». Cette journée d'étude s'inscrit dans le prolongement de la rencontre d'évaluation annuelle tenue la semaine dernière à Zéralda. Elle vise à concrétiser le programme établi et à arrêter ensemble la feuille de route à même de redonner un nouveau souffle à la greffe d'organes. Le ministre de la Santé a considéré que le dossier de la greffe d'organes constitue l'un des grands chantiers engagés pour l'année 2015, d'autres suivront, à l'instar de celui de la cardiologie, prévu pour mars prochain et l'hospitalisation à domicile. Attendons pour voir.