Entraves n Indisponibilité des assiettes de terrain, difficulté à obtenir des crédits bancaires absence de formation spécial pharmaciens industriels… L'instauration du dialogue entre les opérateurs économiques du secteur pharmaceutique et les différents ministères, en l'occurrence les ministères de la Santé, du Travail et de la Sécurité Social, ainsi que celui du Commerce est le seul moyen de sauver cette industrie naissante face à un marché totalement ouvert. Les arguments avancés par les officiels sont, principalement, liés à l'adhésion de l'Algérie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ainsi, avec le nouveau cahier des charges et en l'absence de toute protection de la production nationale, les entreprises nationales de production ou de conditionnement des médicaments sont dans une telle impasse qu'elles auront du mal à l'avenir à respecter leurs engagements. Le président de l'Union nationale des opérateurs pharmaceutiques (Unop ), Amar Ziad, a estimé que les problèmes auxquels sont confrontés les opérateurs du secteur pharmaceutique sont multiples et divers, entre autres, l'indisponibilité des assiettes de terrain, difficulté à obtenir des crédits bancaires et à l'enregistrement d'un nouveau produit, ainsi que l'absence de formation spécial pharmaciens industriels. Ces contraintes font que l'industrie pharmaceutique nationale est immobilisée, et ne tarderait pas à agoniser avec l'adhésion de l'Algérie à l'OMC. «L'industrie pharmaceutique algérienne n'a aucun avenir face à la concurrence étrangère si elle n'est pas encouragée et soutenue», déclare M. Ziad. La formation des pharmaciens spécialisés dans l'industrie pharmaceutique est l'autre volet de la longue liste des paramètres concourant à promouvoir ce secteur et qui, jusque-là, restent totalement négligés par le ministère de la Santé. Le président de l'Unop rappelle, à ce propos, que «ce problème a été soulevé depuis plus de dix ans. Les opérateurs ont sollicité le ministère pour la création d'une chaîne de pharmacies industrielles pour la formation de pharmaciens spécialisés, capables de prendre en charge un projet industriel». S'agissant du laboratoire Pharmaco -Vigilance que le ministère compte créer, M, Ziad considère que cette structure s'adresse plutôt à une liste restreinte de produits pharmaceutiques qui sont déjà sur le marché. Cette liste a été, d'ailleurs, publiée par l'Organisation mondiale de la santé ( OMS). «Un laboratoire Pharmaco -Vigilance ne peut, donc, être utile pour les producteurs nationaux et les fabriquants de génériques», dit-il.