«Retour de l'argent sale à la faveur des alliances»    Le projet renvoyé aux calendes grecques    «Les vraies raisons de l'immobilisme»    Les start-up algériennes à Rome    On ne renoncera pas!    Des signes «positifs» pour le retour du soutien international    L'UGTT réclame un «dialogue national»    Les Verts se penchent sur l'Egypte    Haaland peste contre l'arbitrage    Pochettino sous forte pression    Le Cnapeste persiste dans sa grève cyclique    Les travailleurs de la santé courroucés    5 décès et 149 blessés enregistrés en 24 heures    Fantasmagorie d'une rencontre déchue    La musique andalouse dans tous ses états    L'écrivain Pierre Rabhi n'est plus    Le FLN increvable    Augmentation pénalisante des prix    7 décès et 172 nouveaux cas en 24 heures    Les médecins libéraux contestent et menacent    Les japonais "s'intéressent" au marché algérien    Le FFS fait son bilan    Arrivée du Président de l'Etat de Palestine à Alger    «J'aimerais marquer plus de buts pour l'Algérie»    A ou A', ces Verts hybrides tiendront-ils longtemps ?    La direction demande le report de la rencontre face à l'USMA    Algérie, Maroc et Egypte    L'armée sahraouie cible les forces de l'occupation marocaine dans plusieurs secteurs    L'Arabie Saoudite court en Formule 1    Washington et ses alliés s'inquiètent d'«exécutions sommaires» d'ex-policiers par les talibans    Appel à une coordination entre le Conseil de paix et de sécurité de l'UA et les pays africains    Le président de l'Etat de Palestine reçu par le chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune    Nouvelle panne    Le SOS des étudiants en médecine    Le procès du président du MDS reporté à dimanche prochain    Une ambition technologique de l'Algérie : l'hydrogène sera le gaz naturel en 2030    16 opérations d'exportation réalisées en novembre    Ouverture aujourd'hui d'un colloque national «Tamazight et l'informatique»    Grand colloque sur Cheikh Bouamama, les 11 et 12 décembre 2021    Rencontre internationale sur l'œuvre de M'hamed Safi El Mostaghanemi    Spectacle époustouflant de musique flamenco    Retour sur le parcours du penseur    Le Cameroun dans l'incertitude    INDUSTRIE : PLUS DE 400 PROJETS BLOQUES PAR LA BUREAUCRATIE    Il y a les vrais, et il y a les faux !    "Notre participation a été un succès"    Patchwork d'alliances pour la gestion des APC    Report du procès en appel de Abdelkader Zoukh    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Conférence / Anthropologie
Les légendes de Tine Hinane
Publié dans Info Soir le 15 - 05 - 2008

Histoire n Tous les Touareg font référence à un ancêtre fondateur, à savoir la reine légendaire Tine Hinane.
Les Kel Ghela sont les descendants directs de Tine Hinane e t ils constituent la tribu noble de tous les Touareg du Sahara (Algérie, Niger, Libye…). Elle est aussi détentrice du pouvoir de commandement qui lui revient par la lignée matrimoniale. Selon Naïm Cheriffi, historien au musée du Bardo qui a animé, mardi, une conférence sur les différentes légendes de Tine Hinane, la légende orale chez les Touareg, donne deux versions de la naissance des Kel Ghela.
La première raconte que Tine Hinane a eu une fille appelée Ghela et ses descendants formèrent les Kel Ghela. La seconde parle de trois filles de la reine qui portaient des noms totémiques, Timerouelt, Tinert et Tahankout (la gazelle), les enfants de cette dernière formèrent la tribu des Kel Ghela. Si la plupart des découvertes archéologiques se font de manière fortuite, le tombeau de Tine Hinane a été trouvé grâce à la légende orale conservée par les Touareg. Une légende qui a conservé une part de vérité tel l'emplacement exact de la sépulture à Abalessa à 80 km à l'ouest de Tamanrasset découverte en 1926. La reine venue d'ailleurs – du Tafilalt marocain selon les historiens français et du Tafilalt algérien selon nos historiens – a installé son campement à Abalessa, où elle a vécu entre le IIIe et le Ve siècles après J.-C. Le mobilier funéraire trouvé dans le tombeau date du IVe siècle telles une empreinte de pièce de monnaie de l'empereur romain Constantin Ier et une lampe à huile romaine de la même époque. Selon le conférencier, les différentes légendes sur Tine Hinane comportent de nombreuses contradictions et aujourd'hui une polémique autour de la reine légendaire des Touareg divise les historiens algériens en deux groupes. D'un côté, ceux qui veulent laisser la légende telle quelle pour des soucis de préserver la hiérarchie sructurelle de la société targuie et d'un autre côté, ceux qui veulent rouvrir le dossier et faire appel à de éléments scientifiques et historiques pour mieux connaître l'histoire de la reine d'Abalessa et parmi ce groupe, Malika Hachid, selon Naïm Cheriffi, travaille sur le dossier et a remonté l'histoire de la région depuis le paléontologique. Celle-ci, en se basant sur des données concrètes, pense que les Touareg existaient dans la région de Tamanrasset, les peintures rupestres du Tassili sont une preuve d'une présence humaine avant l'arrivée de Tine Hinane.
Un des rituels représentés par les peintures rupestres et à ce jour pratiqué par les Touareg – la fête de la Sebiba – est célébré avec le même costume dessiné sur les murs des grottes du Tassili entre 1000 et 500 ans avant J.-C., dira le conférencier. Remettre en cause le mythe fondateur des Touareg risque de perturber la structure sociale de ces derniers et peut avoir des conséquences politiques lorsque l'on sait que les Kel Ghela sont détenteurs de pouvoir de commandement sur tous les Touareg du Sahara. L'hypothèse selon laquelle le squelette découvert à Abalessa est celui d'un homme et non d'une femme a déjà suscité une vive polémique. Cette hypothèse s'est basée sur l'étude du bassin du squelette qui est très étroit. Mais cette hypothèse a été démentie récemment par plusieurs experts qui se sont déplacés au musée du Bardo. L'un de ces derniers a fait le rapport avec les femmes targuies actuelles qui ont une taille effilée et un bassin étroit qui ne les empêche pas d'enfanter. Mais selon Naïm Cheriffi, la légende de Tine Hinane survivra encore très longtemps.
Etymologie de Tine Hinane l Selon les historiens, Tine Hinane est un sobriquet composé de deux mots. Tine qui veut dire «celle» un mot utilisé à ce jour par les Berbères, et Hinane. Trois hypothèses sont avancées pour expliquer ce mot. La première est campement donc Tine Hinane serait celle du campement. Une étude du squelette a démontré que la reine boitait et ne quittait jamais son campement. Pour la seconde, il signifie «chambre» donc celle des chambres. Et la troisième qui est récente et formulée par Badi Dida anthropologue donne la signification Voyageuse en référence à Ihnane qui veut dire les voyageurs.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.