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La classe politique en recomposition ou en décomposition ?
Incapable d'agir et d'impulser une dynamique
Publié dans La Tribune le 07 - 03 - 2014

Il y a un phénomène assez révélateur qui a marqué le début du multipartisme en
Algérie : Abbassi Madani et Ali Belhadj drainaient plus de masse dans leurs meetings que Aït Ahmed et Benbella. Comment expliquer cet anachronisme ? Est-ce que l'aura des deux historiques n'a plus d'effet sur les nouvelles générations ? le sociologue Houari Addi explique ce phénomène par le radicalisme du FIS. «Son discours (du FIS, ndlr) correspondait aux croyances de l'homme de la rue : l'Etat a tourné le dos à la population parce que les dirigeants sont
corrompus et ils sont corrompus parce qu'ils ne craignent pas Dieu. Les partis puisent leur pertinence et leur force du contexte sociologique et, particulièrement, de la culture politique ambiante, c'est-à-dire des représentations de l'ordre politique, spécifiquement de la perception de l'Etat idéal. Si un parti popularise son idéal, il devient populaire. Pour Stein Rokkan (1970), les partis expriment les conflictualités à l'œuvre dans la société et ils se proposent de les résoudre. Le FIS s'est proposé de résoudre l'antagonisme Etat-peuple en niant tous les autres antagonismes sociaux et économiques.» Le FFS d'Aït Ahmed n'en propose pas moins, mais en des termes plus rationnels et aussi radicaux. N'y a-t-il pas, au-delà du radicalisme du FIS, une crise identitaire collective à laquelle le discours islamiste répond non pas en proposant un projet de société futuriste, à la limite proche de celui des Occidentaux, «responsables de la déliquescence des valeurs ancestrales», mais un projet de société aussi mythique mais que la geste de l'Islam à imposé comme référence et modèle ? L'échec des islamistes n'est pas dû uniquement à l'arrêt du processus électoral. L'échec des démocrates n'est pas dû uniquement aux blocages du pouvoir. N'y a-t-il pas un échec des modèles proposés ?
Aux origines
La classe politique algérienne est née pourtant dans l'opposition à la domination coloniale. Les premières manifestations remontent au début des années vingt avec le mouvement des Jeunes algériens de l'Emir Khaled, petit-fils de l'Emir Abdelkader. Dans la même période, l'ENA est née en France sous l'égide du mouvement communiste français qui, obéissant aux injonctions de l'internationale communiste, a mis en place un instrument politique devant aider les indigènes maghrébins à se libérer de la tutelle coloniale. L'ENA, après le retrait des
Marocains et des Tunisiens, est devenue le socle du courant nationaliste et
indépendantiste algérien, développant un discours radical et sans complaisance à
l'égard de l'occupation coloniale et proposant une rupture totale avec les thèses assimilationnistes des élus algériens et des Oulémas. Avant 1954, les clivages politiques et idéologiques s'articulaient autour de l'attitude des uns et des autres à l'égard du colonialisme et des solutions proposées. Deux grandes tendances se dessinaient alors entre indépendantistes, incarnés par l'ENA-PPA-Mtld, et assimilationnistes représentés avant 1945 par les Elus algériens, les Oulémas et le PCA. Ces trois courants idéologico-politiques vont servir de matrice aux clivages qui vont caractériser le paysage politique de l'Algérie indépendante. Fort de leur victoire contre le colonialisme, les nationalistes vont s'approprier au nom de la légitimité historique et révolutionnaire, le combat de tout un peuple et s'imposer ainsi comme tuteurs de la nation et de son devenir. Le système du parti unique, du parti-Etat allait être érigé en mode de gouvernance et de projet de société, obligeant tous les opposants à opter pour la clandestinité ou l'exil. De 1962 à 1989, l'Algérie a connu une multitude de sigles couvrant tout le spectre politique et idéologique. Face à un pouvoir fort, répressif et homogène, l'opposition clandestine n'a jamais tenté de fédérer ses forces ni de proposer un programme minimum commun, devant lui permettre d'inverser le rapport de force. Au lendemain de l'ouverture politique de 1989, l'inflation des sigles ne s'est pas arrêtée alors que les observateurs de la scène algérienne ont relevé une dualité à risque entre le FLN-Etat et le FIS hégémonique. Le courant qui se réclamait de la mouvance démocratique et qui englobait des partis de gauche et des partis libéraux, conscient pourtant de ce risque et inquiet de la montée de l'intégrisme, n'ont pas jugé nécessaire et vital de constituer un front unique autour d'un programme minimum et d'aller aux
premières législatives libres avec des listes uniques, seule alternative qui aurait pu aider à faire barrage aussi bien au FIS qu'au FLN-Etat. Plus de vingt ans après l'échec patent de la classe politique, aucune leçon n'a été tirée et l'opposition semble se complaire dans son rôle de faire valoir d'une démocratie de façade, de dynamique illusoire de changement et de promesse de lendemains meilleurs. Pour beaucoup d'observateurs, l'opposition joue le jeu du pouvoir dans la mesure où elle accepte des compromis qui renforcent le système et n'offre aucune possibilité de changement pour l'évènement d'un nouvel ordre national.
A. G.


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