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Quel impact sur le crédit bancaire et le financement de l'économie ?
La Banque d'Algérie annonce la réforme du cadre prudentiel des banque
Publié dans La Tribune le 23 - 06 - 2014

L'Algérie va renforcer davantage les règles prudentielles dans la gestion des banques. Le gouverneur de la Banque d'Algérie (BA), Mohamed Laksaci, l'a annoncé la semaine dernière. Il a expliqué qu'il s'agit d'une réforme consistant en la publication de trois nouveaux règlements qui représentent, à ses yeux, une vraie «refonte du cadre prudentiel» dans la gestion des banques. Sans donner de plus amples détails, le patron de la BA a tenu néanmoins à préciser que les nouvelles règles qui seront approuvées par le Conseil de la monnaie et du crédit
s'inscrivent dans la continuité de celles instituées à partir de 2008, tout au début de la crise financière internationale. Donc, il s'agira d'un nouveau tour de vis après la suppression des crédits à la consommation aux ménages, décidée en 2009 afin de freiner et réguler la facture des importations de véhicules. Mais, contrairement au tout début de la crise financière qui a d'ailleurs épargné les banques algériennes, aujourd'hui ce qui est reproché aux banques publiques c'est leur réticence à accompagner l'économie nationale dans son évolution. Les experts économiques estiment, dans ce sens, que les crédits accordés à l'économie nationale sont captés par les projets
structurants, particulièrement dans les travaux publics, l'habitat et les ressources en eau. Ce qui n'empêche pas certains observateurs de se poser des questions sur ce renforcement des règles prudentielles au moment où de nombreux investisseurs peinent à décrocher un avis favorable des banques pour des investissements au nom de la prudence et du risque crédit. Le gouverneur de la BA ne partage pas cette vision et affirme que «les banques occupent une place
prépondérante dans le financement de l'économie, avec une expansion sans précédent d'octroi des crédits enregistrée ces dernières années». Laksaci
rappelle même la solidité du cadre macroéconomique du pays, caractérisé par «une stabilité financière appréciable» grâce à une dette extérieure quasi nulle, à un niveau de réserves de change confortable et à une inflation contenue autour de 5% pendant les 15 dernières années.
Le Fonds monétaire international (FMI) qui a rendu public récemment son rapport sur le système financier du pays a, lui, abordé la question sous un autre angle. L'institution estime que le risque crédit est «le plus important pour le
secteur financier». «Le secteur des entreprises, constitué surtout d'entreprises publiques, a réduit son endettement et donc son levier financier ces dernières années, sous l'effet d'injections de capitaux de l'Etat à des fins de financement des investissements. Les interventions répétées de l'Etat dans le système bancaire ont transféré les pertes des banques publiques au bilan de l'Etat. La dette des ménages est en grande partie limitée au crédit hypothécaire, qui est soumis à de strictes normes prudentielles (ratio prêt/valeur plafonné à 70 % et ratio dette/revenu à 40%), et l'interdiction des prêts à la consommation permet de contenir le risque de crédit»,
observent les rédacteurs du document. En tout, le FMI cite cinq formes de risques auxquels le secteur bancaire est exposé. Il s'agit du risque lié aux hydrocarbures, qui est «un risque de concentration pour l'Etat», le risque de liquidité, atténué par la possibilité qu'ont les banques de recourir aux facilités de financement de la Banque Centrale, le risque de change, qui est limité en raison de l'interdiction des prêts en devises et la faible présence des banques publiques à l'international, le risque lié au taux d'intérêt également limité en raison de la faiblesse du marché des capitaux , et le risque de gouvernance. Sur ce dernier point, le FMI a estimé que «la gouvernance des banques publiques est une source de préoccupation». «Le niveau élevé des prêts improductifs des banques publiques tient en partie à une gouvernance
déficiente et à la faiblesse des systèmes connexes de gestion des risques et des technologies de l'information (TI), ainsi qu'au manque d'harmonisation des
dispositifs d'incitations», explique le document. Une série de tests de
résistance effectués sur les banques a montré que la concentration du crédit, plus particulièrement celle des prêts, sont les principaux risques bancaires, et
que les banques publiques sont les plus vulnérables. «Dans le scénario du risque de crédit -basé sur une hausse de 10 points de pourcentage des prêts improductifs- le ratio de fonds propres de trois banques publiques (qui représentent 27% du total des actifs) tombe au-dessous du minimum réglementaire de 8%, mais elles restent solvables», précise le rapport. Il relève par ailleurs que «la forte exposition des banques publiques aux grandes entreprises publiques dans des secteurs d'activité comme l'industrie manufacturière, le bâtiment et le
commerce, accroît leur sensibilité aux chocs spécifiques à un secteur. Les trois plus gros emprunteurs du secteur public représentent 38% du total des prêts. Un scénario de défaut de ces emprunteurs déboucherait sur l'insolvabilité de
six banques, dont cinq du secteur public, ce qui montre que les risques de
concentration sont élevés».
S. B.


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