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Festivals et «années culturelles», la culture extravertie
Les grandes manifestations «vampirisent» l'activité artistique de prox
Publié dans La Tribune le 16 - 10 - 2014


Mohamed Rahamani
Les festivals et les grandes manifestations culturelles se suivent et se ressemblent étant tous extravertis et sans impact réel sur les cultures locales. Du fait de leur restriction spatio-temporelle, ces événements ne profitent qu'à une certaine classe qui, il faut le dire, ne fait des «apparitions» tout juste pour marquer son passage, sans plus, au grand bonheur de ceux qui ont en charge l'organisation de ces manifestations. Il faut dire que le politique est venu sur tout, même la culture, les arts et la création n'y échappent pas, puisque les objectifs inavoués de ces festivals se résument en fait à décorer la vitrine. Ils sont destinés à montrer aux autres pays que l'Algérie est à son apogée en matière culturelle. Ces nouveaux pharisiens de la culture dépensent des sommes
faramineuses puisées dans les caisses de l'Etat pour réaliser des chantiers et des structures qui seront mises en veilleuse une fois les manifestations terminées. Et là tout retombe dans l'oubli jusqu'à la prochaine idée «lumineuse» qu'aura un politique juste pour redorer le blason du prince du moment.
«Vous savez, c'est comme à Tlemcen lors de l'année de la culture islamique en 2011, on avait dépensé des milliards de dinars qui n'ont en rien profité à la culture nationale ou à nos artistes, ce fut un étalage de luxe et de richesses destinés à la consommation externe et à l'attention exclusive d'invités triés sur le volet et qui n'auront même pas de gratitude à l'égard du pays qui les a accueillis et les a traités comme des personnalités de haut rang. Pendant ce temps, l'artiste local se meurt dans son coin, oublié de tous, aucun égard, aucun signe qui l'encouragerait à créer. Il est là juste pour faire de la figuration, pour faire tout comme, sans plus. Des milliards ont été engloutis pendant cette année là et pour quel résultat ? Juste pour que l'Algérie se targue de dire qu'elle a organisé l'année de la culture islamique ? À quoi cela a-t-il servi réellement ? À dépenser de l'argent pour les autres, juste pour plaire ? Décidément, on est plus arabe que les autres arabes, plus musulman que les autres, bref plus royaliste que le roi lui même. On a dilapidé toutes ces sommes qui auraient pu servir à promouvoir et à développer notre culture. Des artistes, il y en a, des potentialités, des talents, de petits génies, il en existe, il suffit de les orienter, de les encadrer et de les encourager et alors on verra éclore et s'épanouir ces talents qui porteront notre culture au-delà de nos frontières. On n'a vraiment pas besoin de ces festivals et ces années qui servent beaucoup plus les cultures étrangères, même si quelque part on s'y retrouve. À quand donc un ministère qui s'occuperait principalement de la culture algérienne pour que celle-ci soit accessible à tous ?», nous a déclaré M'barek Dakhla, un chanteur chaâbi d'Annaba.
H'sen Boussaha, un peintre plasticien et écrivain connu dans la région, est plus nuancé quant à son appréciation de ces manifestations culturelles. Il insiste toutefois sur la marginalisation de l'artiste dans notre pays. «Les événements culturels d'envergure internationale sont un espace indispensable pour les artistes de toutes tendances, cela permet de se rencontrer, d'échanger des expériences et surtout découvrir les œuvres des autres, leur niveau, et de là se jauger soi-même pour se situer par rapport aux autres. Il y avait, il y a près de 20 ans, le Festival international des arts plastiques qui se tenait à Souk Ahras, il est passé à la trappe depuis, une manifestation qui drainait des artistes du monde entier de différentes écoles et nos artistes locaux découvraient et se découvraient à travers les œuvres exposées pour les concours. On apprenait beaucoup et on avait atteint un niveau plus que satisfaisant puisqu'à notre tour on avait pu participer à d'autres festivals à l'étranger. Nos artistes se formaient et se forgeaient une réputation. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas puisque la plupart de ces festivals tiennent beaucoup plus du politique que du culturel, la promotion des cultures locales est accessoire et n'occupe pas la place qui lui revient de droit. La situation de l'artiste ou de l'homme de lettres dans notre pays n'est pas enviable, on se rappelle de lui occasionnellement, juste pour meubler le temps et donner un caractère de fête à la manifestation puis on remballe tout et on l'oublie. C'est une sorte de faire-valoir sans plus, et c'est dommage car, à ma connaissance, nous avons des talents, et des talents qui peuvent booster la culture nationale», nous confie-t-il avec beaucoup d'amertume.
Des festivals et des années culturelles pour les autres ne servent nullement la culture nationale et pour nos artistes c'est toujours la croix et la bannière, le lourd fardeau qu'est la culture qu'ils portent ne peut être distribué ou diffusé du fait d'une politique culturelle bien en deçà des attentes de la majorité. Un péché par ignorance...
M. R.


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