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Appels à voter pour les Français de confession musulmane
Premier tour de l'élection présidentielle française
Publié dans La Tribune le 23 - 04 - 2017

Hormis les 3% d'électeurs ultra marins (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Nouvelle-Calédonie, etc.) ou à l'étranger qui ont voté samedi dernier, les plus de 47 millions de Français métropolitains inscrits sur les listes électorales sont invités à se rendre aux urnes, aujourd'hui, à partir de 8h, et ce, jusqu'à 19h ou 20h, pour le premier tour de la présidentielle 2017. Le climat général de ce scrutin est tendu après l'attentat terroriste commis jeudi soir dernier à Paris, qui occupe grandement les enquêteurs qui tentent de répondre aux multiples questions que pose l'intervention du crime dans un processus démocratique : l'assassin, Karim Cheurfi, a-t-il eu des complices ? Comment s'est opérée sa radicalisation express pour passer de la délinquance au terrorisme ? Quels sont ses liens avec Daech ?, etc.
Tendu, le climat l'est également à cause des craintes d'attentats qui pourraient venir noircir une journée électorale très indécise quant à ses résultats en raison de la position dans un mouchoir de poche de ceux que les sondages désignent comme les principaux prétendants aux deux premières places qualificatives pour le second tour du 7 mai. Il s'agit de l'inclassable Emmanuel Macron, du représentant de la droite et du centre, François Fillon, du porte-drapeau de l'extrême-droite, Marine Le Pen, et du candidat de la France insoumise, ou la gauche, Jean-Luc Mélenchon. Le ministère de l'Intérieur assure avoir pris toutes les mesures et dispositions pour que l'expression du suffrage universel se déroule dans une sécurité totale. 50 000 policiers et gendarmes sont mobilisés, auxquels s'ajoutent les 9 000 militaires de l'opération Sentinelle déployés dans le cadre de l'Etat d'urgence, pour surveiller les 67 000 lieux de vote.
Une donnée significative, mais qui est passée un peu inaperçue au cours de la dernière ligne droite de la campagne électorale close vendredi à minuit, c'est une certaine effervescence qui a gagné les Français de confession musulmane si stigmatisés et amalgamés aux terroristes barbares, au point où, par exemple, François Fillon a osé déclaré, le 30 mars dernier, que s'il était élu Président, il mettrait en œuvre une de ses propositions qui consiste «à mettre sous contrôle administratif le culte musulman». La politique de la punition collective de 5 millions de croyants à cause de quelques brebis galeuses ou d'égarés produits, enfants, de la société française. Offusquée, la direction du Conseil français du culte musulman (CFCM) a demandé et obtenu le 11 avril un rendez-vous avec l'ancien Premier ministre. A l'issue de cette rencontre, le CFCM a publié un communiqué indiquant que «M. Fillon a souhaité rassurer les représentants du culte musulman en insistant sur sa volonté de renforcer le dialogue et la concertation avec le CFCM». Mais il n'est nulle part écrit que Fillon a pris l'engagement de retirer sa blessante proposition. Le communiqué rapporte que «M. Fillon a réaffirmé son opposition à l'interdiction du port du voile à l'université», comme il a «insisté sur son attachement à une laïcité ouverte et respectueuse des croyances de chacun».
Une proposition comme celle prônée par Fillon est du pain béni pour les minorités agissantes qui veulent marginaliser la communauté musulmane en lançant des appels en faveur d'un boycott de l'élection présidentielle. Il semblerait que des éléments salafistes et des frères musulmans propagent l'idée selon laquelle «le vote est illicite» ! Cette situation a suscité plusieurs réactions dont celle du recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Dans une tribune publiée dans le Monde du 18 avril, il prend une position claire et sans ambiguïté contre ces appels. «Certains dans la communauté musulmane prétendent que la République ne serait pas compatible avec l'Islam ; que par conséquent il serait haram d'aller voter […], ce courant est lourdement minoritaire […], l'Islam est compatible avec la République, et c'est plutôt cette minorité obscurantiste, ignorante, qui n'est pas compatible avec le véritable islam», écrit Dalil Boubakeur qui a attaqué vertement ces partisans de «l'obscurantisme», de «la pédanterie ignorante» et de «la misogynie». Mieux, le recteur a demandé aux musulmans d'aller voter, car, «le vote est l'occasion de contribuer à faire pencher la balance en faveur des candidats qui défendent les valeurs à la fois républicaines et musulmanes», ajoutera-t-il. Plusieurs autres institutions ou associations ont lancé des appels pour aller voter, comme le Conseil régional du culte musulman Rhône-Alpes qui tout en dénonçant la minorité de jeunes qui «considère que le vote est illicite», a demandé «aux imams et aux responsables de mosquées de sensibiliser les fidèles à se rendre massivement aux urnes le 23 avril 2017 pour élire notre prochain président de la République, car c'est à la fois leur devoir de citoyens et leur droit de musulmans».
M. M.


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