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Le pari libyen
Publié dans La Tribune le 27 - 07 - 2017

Lorsque Fayez Al-Sarraj et Khalifa Haftar adoptent un plan de sortie de crise c'est de bon augure pour la Libye et l'avenir de son peuple. L'accord prévoit notamment la mise en place d'un cessez-le-feu, l'inclusion des différentes parties au conflit, la réinsertion des combattants dans une nouvelle armée unifiée et surtout un processus électoral fixé au printemps prochain. Cependant la Libye actuelle est bien trop divisée et sa situation bien trop complexe pour ne pas avoir certaines appréhensions quant au devenir immédiat du pays. Il est notable que les acteurs libyens semblent avoir eu l'énergie et le discernement de s'accorder à Paris sur une plateforme d'entente. Chez le pays qui a joué un grand rôle dans l'instabilité, toujours en cours, de la Libye en 2011 lorsque Sarkozy a décidé d'intervenir militairement dans un pays souverain sans mandat de l'ONU. Jusqu'à la destruction de ce qui faisait office d'Etat libyen et l'assassinat de Kadhafi. Cet accord en tout cas apporte une légitimité politique au niveau international au maréchal Khalifa Haftar. Et cela intervient après les avancées que l'homme fort de l'est libyen a réalisées sur le terrain après trois ans de guerre. Il est évident que la stabilité de la Libye est de la première importance pour beaucoup de pays environnants. La Libye, l'un des plus vaste territoires d'Afrique, étant géographiquement dans une situation telle que des soubresauts chroniques ne peuvent ne pas êtres ressentis dans toute la région. Que ce soit en Afrique du Nord, dans la zone du Sahel, où en Méditerranée l'avenir de la Libye engage d'autres Etats dont l'avenir dépend de la stabilité de ce pays, qui a basculé dans le désordre depuis l'intervention de l'Otan. Les différents acteurs Libyens cherchent à retrouver la stabilité et reconstruire ce qui a été détruit par les interventions étrangères. La nouvelle Libye aiguise déjà les appétits des puissances qui n'y voient qu'un immense champ de pétrole de bonne qualité. L'avenir des peuples n'est qu'accessoire pour ceux qui décident de changer les régimes au gré de leurs intérêts et des désidératas des «démocraties». Aujourd'hui, il est impératif de rétablir la sécurité en Libye et d'y instaurer un processus de construction d'institutions solides et crédibles afin de ne plus retomber dans le désordre. Les Etats qui ont joué un grand rôle dans l'instabilité actuelle doivent réparer un tant soit peu leurs dégâts. Mais sans le concours de certains pays importants de la région les promesses de Sarraj et Haftar, aussi louables soient-elles sur le papier, risquent aussi de s'enliser dans les sables mouvants libyens.
M. B.

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