Le refus de remplacement des candidats rejetés suscite l'ire des partis    Ali Ghediri de nouveau devant le juge aujourd'hui    Le procès du groupe Benamor à nouveau reporté    Offensive diplomatique contre la Cédéao    Plus de 30 personnes renvoyées devant la justice panaméenne    Le gouvernement renonce à la suppression des subventions des carburants    Le match CSC-JSK décalé de 24 heures    Les secrets du président de la FIFA...    Formation accélérée pour l'obtention de la licence CAF C et B    «On reviendra plus forts... Soyez en sûrs»    Le Chabab à une longueur du titre de champion de l'aller    Dans l'attente de déterminer le mode d'enseignement    Participation algérienne à la 53e édition    La 1ère édition à Constantine en mai prochain    Zahia Ziouani au micro de Maya ? J'adore ! Vraiment !    La Chine émet une alerte jaune aux tempêtes de neige    Le déficit budgétaire dépasse 7,6 milliards de dollars en 2021    Le taux de chômage inférieur à celui de l'avant-pandémie    L'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors va investir 23 mds EUR dans l'électrification sur 5 ans    Loi de finances 2022 revue et corrigée : après les avocats, à qui le tour ?    Jungle/Pub sur Internet ?    Dans la vie, rien n'est acquis une fois pour toutes    Promotion des enseignants aux grades supérieurs: Le Snapest boycotte le concours    Une catastrophe environnementale et sanitaire évitée à Oran Est: L'APC d'Oran a décidé de porter plainte contre X    L'Afrique ou les changements anticonstitutionnels    Tlemcen: Des habitants attendent toujours leur livret foncier    Chlef: Un complexe sportif pas comme les autres    Les Français accepteraient-ils d'être gouvernés par un président raciste ?    Albert Cossery : l'écrivain égyptien de l'indolente paresse et de la douce allégresse (1/3)    Brèves Omnisports    L'Algérie redessine les contours de la région    Le Tchad et la Libye veulent raffermir leurs relations bilatérales    Un challenge au sommet de l'UA    La Sadeg améliore sa desserte    «Le pays est toujours ciblé»    Pénurie de... soldats!    9 Tonnes de sucre stockées illicitement    Cinq éléments de soutien arrêtés    Les preuves du complot    Les APC sans majorité absolue débloquées    Lotfi Benbahmed rassure    Le temps de l'efficacité    Messi penserait à un retour au Barça    Fermeture des espaces culturels    L'illusion d'un eldorado européen    Rachid Taha au coeur de l'actualité    Les avocats mettent fin à leur grève    14 candidats en lice pour un siège de sénateur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Démocratique et populaire... et juste
Publié dans La Tribune le 03 - 08 - 2017

Pour tragiques qu'elles soient, il est des informations, parfois de simples entrefilets dans les journaux, plus instructives que bien des palabres et discours. On le savait plus ou moins mais sans en soupçonner l'ampleur qu'ils ont prise dans le silence de la banalité ambiante : des machines aux mains d'inconscients, ou plutôt de hors-la-loi et fiers de l'être, massacrent impunément «à la tronçonneuse». De simples faits divers regrettables ? Certainement pas. A Annaba d'abord, jeudi dernier, puis à Cap Djinet, dans la wilaya de Boumerdès, pendant le même week-end, deux jet-skis ont arraché à la vie, dans des conditions atroces, deux baigneurs venus profiter des plaisirs simples de la mer. Ils étaient sur deux plages autorisées à la baignade par les autorités et bénéficiant à ce titre d'un dispositif de surveillance et de protection des baigneurs. Les deux innocentes victimes passeront-elles par pertes et profits, comme d'autres avant elles ? Plus grave, à Annaba, le maire avait pris un arrêté pour prévenir ce genre de tragédie. Il ne s'est apparemment trouvé personne pour l'appliquer. Tout comme sur la terre ferme, les voitures et les camelots disputent les trottoirs aux piétons, des engins de la mort disputent les espaces de baignade aux estivants. Au vu et au su de tout le monde. Etat de droit, où es-tu ? A l'heure où les citoyens découvrent, outrés, à travers la presse une déliquescence nauséeuse de mœurs et pratiques politiques qui veulent s'ériger en gouvernance, c'est la notion même de justice, par-delà le respect élémentaire dû à la loi, qui doit interpeller tous les Algériens, quels que soient leur statut et leur fortune. On pourrait toujours rétorquer que l'Etat de droit est une construction dynamique, un objectif à atteindre. Bien vrai. Dans le cas de l'Algérie, l'aspiration des citoyens est plutôt modeste et raisonnable. Ils veulent juste acquérir la certitude que nous y allons, même lentement. Mais beaucoup de faits les font douter et ils ont plutôt l'impression que l'aimantation du recul est plus forte que celle de l'avancée. A la croisée des chemins ? Le constat qui s'impose de lui-même. Les dénis quotidiens du droit et des lois, dont tout un chacun peut constater les accommodements spécifiques et les contournements, sont un coup porté au devoir de justice des institutions qui transparait dans l'ensemble des dispositions constitutionnelles. Et c'est bien dommage, car l'investissement pour des réformes qui donneraient corps à ce principe cardinal est le moins budgétivore des dépenses de l'Etat. Combien coûte une volonté politique affirmée ? Zéro licence d'importation et pas de transfert de devise. Vrai ou faux, on raconte qu'un héros de la guerre de libération aujourd'hui disparu, baroudeur de première et forte tête, très forte tête, au propre et au figuré, aurait fait cette suggestion aux rédacteurs des textes de la révolution : ajouter l'adjectif «juste» à «République algérienne démocratique et populaire». Si les mots ont un sens, cela veut tout dire.
A. S.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.