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électronique : Panasonic abaisse ses prévisions et prévoit une lourde perte nette
Publié dans Le Maghreb le 05 - 11 - 2012

Le géant japonais de l'électronique Panasonic a drastiquement abaissé ses prévisions 2012-2013, à cause de ventes déclinantes sur fond de mauvaise conjoncture et surtout de charges de restructuration nettement plus élevées que comme envisagé au départ. Entre le 1er avril 2012 et le 31 mars 2013, le groupe s'attend désormais à une perte nette de 765 milliards de yens (près de 7,6 milliards d'euros au taux de change actuel), au lieu des 50 milliards de bénéfice net attendus auparavant. Ce déficit serait comparable à celui, historique, déploré l'an passé. Le groupe s'attend cette année à une perte exceptionnelle de 440 milliards de yens liée à la restructuration de ses activités d'écrans à cristaux liquides (LCD), de semi-conducteurs, de panneaux solaires, de batteries à lithium-ion et de téléphones mobiles. Panasonic avait lancé ces réformes d'ampleur l'an passé pour redevenir profitable après de lourdes pertes subies, déjà, en 2011-2012. Il s'attend aussi à comptabiliser d'importantes pertes comptables liées au paiement d'impôt. Le groupe a expliqué avoir tenu compte en outre "de conditions du marché dégradées dans les produits électroniques grand public et du ralentissement économique dans les pays émergents". Il a pour ces raisons réduit sa prévision de chiffre d'affaires à 7300 milliards de yens, contre 8 100 milliards espérés jusqu'alors. L'an passé, son chiffre d'affaires s'était élevé à 7 846 milliards de yens.
Ces ventes moins bonnes que prévu l'ont amené à réduire sa prévision de résultat opérationnel, attendu dans le vert toutefois à 140 milliards de yens, bien qu'inférieur au bénéfice d'exploitation de 260 milliards attendus auparavant. Un tel bénéfice opérationnel serait triplé sur un an. Au premier semestre (avril-septembre), les frais de restructuration et d'impôt supplémentaires ont entraîné les comptes largement dans le rouge, et Panasonic a subi une lourde perte nette de 685,2 milliards de yens (6,8 milliards d'euros), quintuplée sur un an. Panasonic a subi dans le même temps une baisse de 9% de son chiffre d'affaires, à 3 638,2 milliards de yens (36 milliards d'euros), liée à de faibles ventes mondiales sur fond de compétition acharnée et à la faiblesse du marché nippon des écrans LCD et des ordinateurs portables. Il a en revanche enregistré un résultat opérationnel positif, de 87,4 milliards de yens (870 millions d'euros, presque doublé), tiré par des réductions de coûts et des frais de fournitures.
Fermer en décembre son site tchèque de LCD
Le géant japonais de l'électronique a annoncé qu'il allait fermer en décembre son site de production des écrans plats à cristaux liquides LCD pour téléviseurs, situé près de Zatec dans l'ouest de la République tchèque, et licencier tous ses 590 salariés. Panasonic va cesser ses activités dans la zone industrielle de Zatec à la fin de cette année, a déclaré à l'agence CTK la porte-parole du site, Helena Sukova. Tous les salariés sont concernés, a-t-elle précisé. Il s'agit d'une décision stratégique, a affirmé Mme Sukova en précisant que la société japonaise va maintenant se concentrer davantage sur la fabrication d'écrans LCD petit format. Pour la même raison, Panasonic va aussi fermer son site en Malaisie, selon la porte-parole du site tchèque. Panasonic était présent depuis 2007 dans la zone industrielle de Zatec qui fut autrefois un aéroport militaire. Cette région tchèque fait face depuis les années 1990 à un taux de chômage élevé.
L'action Panasonic plonge de presque 20%
L'action Panasonic a plongé de presque 20%, jeudi dernier, à la Bourse de Tokyo, les investisseurs se demandant si la lourde perte nette annoncée la veille par ce géant de l'électronique serait bien la dernière provoquée par sa restructuration massive. A la clôture, le titre de l'entreprise japonaise a lourdement chuté de 19,45%, finissant à 414 yens, sa valeur minimum autorisée pour la journée.
Standard & Poor's abaisse de deux crans la note du groupe, à BBB
L'agence de notation financière Standard & Poor's a abaissé de deux crans la note de la dette à long terme de Panasonic, à BBB, estimant que l'énorme perte nette prévue par le groupe japonais cette année allait affaiblir son profil financier et entraver son rétablissement. La nouvelle note attribuée à la société d'électronique est la 9e meilleure sur les 22 que compte l'échelle de notation de S&P. Elle correspond à un émetteur de qualité moyenne mais en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate. S&P a assorti sa nouvelle estimation d'une perspective stable, ce qui signifie qu'elle n'a pas l'intention de l'abaisser à nouveau dans l'immédiat, au vu des efforts de restructuration de l'entreprise et de son éventail varié d'activité. Panasonic a stupéfié la communauté des affaires en annonçant une prévision de perte nette de 765 milliards de yens pour l'exercice en cours (7,6 milliards d'euros). Cette somme colossale serait proche de la perte historique subie l'année passée (-772 milliards de yens). Standard & Poor's pense que de telles pertes gigantesques pour la deuxième année consécutive vont affaiblir le profil financier de l'entreprise et pourraient freiner son rétablissement dans l'année ou les deux années à venir, a expliqué l'agence de notation dans un communiqué. S&P a souligné que le ratio de la dette de Panasonic par rapport à son capital allait passer de 51% à 60% entre fin mars 2012 et fin mars 2013, avant de baisser progressivement. En supposant que la conjoncture reste difficile dans le secteur de Panasonic et que le yen demeure vigoureux, S&P s'attend à une lente reprise de la rentabilité de l'entreprise et à un redressement très progressif de son profil financier dans les années à venir, a ajouté l'agence. De son côté, Moody's a menacé d'abaisser la note de la dette à long terme du groupe, actuellement fixée à Baa1, la 8e meilleure sur les 19 crans que compte l'échelle de notation de l'agence de notation financière. Moody's a jugé que cette lourde perte nette allait considérablement affaiblir le bilan de Panasonic dont il a jugé le niveau de dette brute élevé.


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