La lutte contre la corruption : Zeghmati déclare la guerre à la mafia    26e vendredi du Hirak: Les manifestants à Alger réitèrent leur attachement à leurs revendications    Affaire Hamel: Abdelmalek Boudiaf sous contrôle judiciaire, mise en liberté pour Bensebane Zoubir    USA : Le patron de la FTC pas opposé à un démantèlement des géants du numérique    Bourses : Les places européennes terminent en baisse    Russie : Comment expliquer l'absence inattendue de chaleur cet été ?    Répression de manifestants sahraouis à Laâyoune: L'usage excessif de la force par les forces marocaines dénoncé    Côte d'Ivoire : Vers la fin du procès Gbagbo à la CPI ?    Al-Aqsa: L'OLP avertit contre les conséquences des tentatives d'Israël de changer le statu quo    Ligue 1 (1ère journée) : Le MC Alger tenu en échec par l'AS Aïn M'lila    Guinée : L'entraîneur et le 1er vice-président de la fédération sanctionnés pour corruption    Khenchela: Le "Khliî" (viande séchée), une tradition qui résiste au temps à Tazghart    Education: La rentrée scolaire aura lieu aux dates fixées    Crise politique : La solution passe par une présidentielle à travers un dialogue "inclusif et constructif"    "Je reste attaché à la plateforme de Aïn-Bénian"    Mandat de saisie du pétrolier iranien relâché par Gibraltar    Air Algérie parmi les compagnies affichant le plus grand taux de retards    Un navigateur palestinien pour éviter les checkpoints israéliens    Infinix, les nouveaux Smartphones mis en lumière à Constantine    Le comité des sages installé    29 harraga interceptés en mer    Décès de 18 hadjis algériens    La conférence reportée au 24 août    Signature d'un mémorandum d'entente entre l'Algérie et les états-Unis    NAHD : Un nul au goût de victoire    Les raisons du limogeage de la Juge d'El Harrach    SIDI BEL ABBES : Un octogénaire et sa fille meurent écrasés par un train    Le MCA rate son premier match    La peau de mouton, un patrimoine en perdition    Rabat prête à relever le défi    Des facilitations au profit des agriculteurs pour l'octroi des autorisations    Signature d'un mémorandum d'entente entre l'Algérie et les USA    Belaili de retour à Angers? Le président du SCO dit non    Les Algériennes en stage à Blida    L'Unicef tire la sonnette d'alarme    Le pétrolier iranien "Grace 1" relâché    Des administrateurs pour assurer la gestion    Raids des forces de Haftar contre des aéroports civils    Appel à participation pour le 5e Grand prix El-Hachemi-Guerouabi    Ouverture du Festival du raï    Projection du documentaire "Tadeles''    Djam sélectionné dans la compétition officielle    Des soirées dédiées au monologue et à l'humour    MCO - USMBA: Commencer la saison par un succès    Sûreté de wilaya: Deux campagnes de sensibilisation sur le respect du code de la route    Pour le 26ème vendredi de suite: La mobilisation continue malgré la canicule    Le secteur de l'éducation renforcé par des infrastructures scolaires: 5 lycées, 30 groupes scolaires et 8 CEM pour la prochaine rentrée    L'armée se rapproche de la ville clé de Khan Cheikhoun    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Mohamed Boudiaf répondait à l'appel de la mère patrie
Il y a 16 ans
Publié dans Le Maghreb le 16 - 01 - 2008

Il y a seize ans, jour pour jour, Mohamed Boudiaf, revenait de son long exil marocain, répondant à l'appel urgent de sa mère patrie. C'était le 16 janvier 1992, et les Algériens gardent encore en mémoire, l'image de cet homme élancé à qui l'on offrait un verre de lait et des dattes à sa descente d'avion à l'aéroport Houari-Boumedienne. Inconnu de la jeune génération d'alors, tous se demandaient qui était cet homme au franc-parler qui poussait de ses doigts son oreille pour écouter les remontrances d'un peuple en décrépitude. Très vite, le dialogue s'était engagé dans la transparence la plus totale entre Si Tayeb El Watani et les Algériens qui avaient une soif inouïe de dire publiquement les incohérences d'un système au bord de l'essoufflement. Homme politique mais aussi homme de culture, Mohamed Boudiaf avait signé une fabuleuse analyse qu'il a intitulée sobrement, «Où va l'Algérie ?». Une analyse consacrée à l'historique date du 1er Novembre 1954, et que tous les spécialistes avaient jugée comme étant « une des meilleures contributions » sinon la meilleure - qui ait été apportée à celle-ci.
Membre fondateur du FLN (Front de libération nationale), il adhère au PPA (Parti du peuple algérien) et devient un membre important de l'organisation spéciale (OS). Vers la fin de l'année 1947, il est chargé de mettre sur pied une cellule de l'OS pour le département de Constantine. C'est au cours de cette période que se forme autour de lui le noyau de militants qui fut à l'origine du déclenchement de la lutte armée le 1er novembre 1954. En tant que tel, Mohamed Boudiaf, qui était dans le feu de l'action, a su, mieux que quiconque, à travers son livre « Où va l'Algérie ?», non seulement résumer ses propositions politiques mais aussi décortiquer le contexte de l'époque avec une rare objectivité. En 1950, Si Tayeb El Watani est condamné par contumace à deux reprises. En 1952, il est muté par le parti en France où il militera au sein du MTLD. En mars 1954, il décide de rentrer en Algérie où il devient l'un des 9 fondateurs du CRUA (Comité Révolutionnaire pour l'Unité et l'Action) et lance le bulletin Le Patriote. Il est membre du « groupe des 22 » ayant participé à la préparation du déclenchement de la guerre d'Algérie. Le 22 octobre 1956, il est arrêté par l'armée française suite au détournement de l'avion qui le menait du Maroc vers la Tunisie. Condamné à mort en 1964, il est contraint à l'exil ; d'abord en Europe puis au Maroc. Son livre « Où va l'Algérie ? » résume ses propositions politiques. En 1979, après la mort de Houari Boumediène, il dissout son parti le PRS et va se consacrer à ses activités professionnelles en dirigeant à Kénitra, au Maroc, une briqueterie. Son retour au pays intervenait dans un contexte politique d'extrême urgence, le président Chadli Bendjedid ayant annoncé, en direct à la télé, sa démission. Sa disparition totale après 1964 du champ politique national a fait de lui un homme éloigné de certaines tribulations. Sa main tendue apparaissait, dès lors, tout aussi sincère qu'ouverte aux profonds changements dont avait besoin la patrie. Résolument tourné vers la modernité, fondamentalement démocrate, Mohamed Boudiaf sera assassiné six mois plus tard, le 29 juin 1992, lors d'une conférence à Annaba.
Mohamed Boudiaf est mort, mais ses convictions d'une Algérie en marche vers un avenir plus certain, sommeillent encore dans tous les cœurs des patriotes sincères.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.