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À Palerme : La Russie met en garde contre la répétition du scénario libyen
Publié dans Le Maghreb le 15 - 11 - 2018

Le scénario libyen qui, selon les prévisions, devait "arrêter les violences et créer les conditions propices au développement" ne doit pas se répéter dans un autre pays, a souligné le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, dans le cadre de la conférence internationale sur la Libye organisée par le président du Conseil italien à Palerme.
Le scénario libyen ne doit surtout pas se répéter dans un autre pays, a déclaré le chef du gouvernement russe, Dmitri Medvedev, à la conférence internationale sur la Libye qui se tient à Palerme.
"Nous nous souvenons de l'adoption des résolutions. J'ai alors pris les décisions que tout le monde connaît [Dmitri Medvedev a été Président de Russie de mai 2008 à mai 2012, ndlr], notamment sur l'introduction d'un embargo sur les armes et la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. L'on pensait que ces mesures aideraient à arrêter les violences et à créer les conditions propices au développement. Malheureusement, il n'en fut rien. Les résultats sont évidents aujourd'hui", a-t-il indiqué aux journalistes.
Dmitri Medvedev a constaté que "les personnes ici présentes n'étaient aucunement responsables des décisions qui ont été prises, notamment au sujet de l'opération militaire", mais que ce n'était pas par hasard qu'il évoquait de nouveau ces événements. "Il ne faut pas l'oublier, sinon ce scénario se reproduira de nouveau dans un autre pays", a-t-il souligné.
Une conférence internationale sur la Libye organisée par le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, s'est ouverte lundi à Palerme. Elle réunit des représentants des pouvoirs libyens, notamment le chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj, ainsi que les Présidents égyptien et tunisien. La délégation russe est présidée par Dmitri Medvedev.
Des manifestations de masse ont éclaté en Libye à la mi-février 2011 pour exiger la démission de Mouammar Kadhafi qui était au pouvoir depuis plus de 40 ans. Elles se sont rapidement muées en confrontation armée. Une zone d'exclusion aérienne a été mise en place par l'Onu le 17 mars 2011, ouvrant la voie à une éventuelle ingérence militaire dans ce pays africain. L'opération a été lancée le 19 mars par la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, les États-Unis, la France, l'Italie, la Norvège et le Royaume-Uni.
L'existence même de l'État libyen est remise en question depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Déchirée par une lutte pour le pouvoir, la Libye est dirigée par deux entités rivales: le gouvernement d'union nationale (GNA), issu d'un processus onusien et reconnu par la communauté internationale, installé dans la capitale, et un cabinet parallèle installé dans l'est du pays.

"Mensonge cynique" de l'Otan
En bombardant la Libye, l'Alliance atlantique a cyniquement trompé les pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies dont les décisions ont été déformées, a déclaré le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, dans le cadre de la conférence internationale sur la Libye à Palerme.
Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a déclaré qu'en lançant son opération militaire en Libye, l'Otan avait triché avec les pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies.
"Qu'en dire aujourd'hui? Non seulement c'est une grossière erreur, mais avant tout un mensonge cynique de ceux qui convoitent le leadership moral et politique dans le monde. Un mensonge cynique à la table ronde du Conseil de sécurité de l'Onu aussi parce que ses décisions ont été altérées et violées", tandis qu'une coalition militaire s'est attribué les pouvoirs des Nations unies, a-t-il constaté.
Dmitri Medvedev a rappelé les sanctions qui avaient été introduites contre la Libye par le Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que l'instauration d'un embargo sur les armes et la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, ce qui était censé aider à arrêter les violences et à créer les conditions propices au développement, mais qui ne fut pas le cas.
Selon lui, la Russie estime toujours que les problèmes intérieurs du pays doivent être résolus par le biais du dialogue politique entre les forces libyennes. Or, au lieu de contribuer aux négociations, les pays de l'Otan ont lancé des opérations militaires contre un pays souverain en bombardant la Libye en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu.

Reprise des projets économiques
La Russie est prête à contribuer au redressement économique de la Libye, si la situation sécuritaire s'améliore dans le pays, a annoncé le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, à Palerme.
La Russie est disposée à prendre part aux projets de prospection minière en Libye une fois que la situation sécuritaire s'y sera améliorée, a déclaré le Premier ministre, Dmitri Medvedev. "Le conflit a gelé plusieurs projets prometteurs, dont la mise en œuvre peut et doit être reprise. Ainsi, la Russie est prête à poursuivre sa coopération dans les domaines du transport, de la prospection minière et de l'agriculture", a fait savoir le chef du gouvernement russe, intervenant dans le cadre de la conférence internationale sur la Libye à Palerme.
Il a souligné que le redressement économique constituait une condition nécessaire du règlement politique de la crise qui sévit dans ce pays d'Afrique du Nord.
"Nous sommes prêts à nous en charger", a souligné M. Medvedev.
Le Premier ministre russe a également promis que Moscou intensifierait ses efforts en vue de parvenir à un règlement de la situation en Libye en maintenant des contacts avec toutes les parties participant au dialogue.
L'instabilité règne en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi, en 2011, chassé du pouvoir par une insurrection soutenue par une coalition militaire internationale à l'initiative de la France et soutenue par l'Otan. Depuis, le pays est partagé entre deux centres de pouvoir, situés à Tripoli et à Tobrouk. L'absence de pouvoir central a transformé le pays en plaque tournante de la contrebande et du transit des migrants clandestins entre l'Afrique et l'Europe.


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