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Guerre commerciale : Trump optimiste après le geste de Pékin
Publié dans Le Maghreb le 18 - 12 - 2018

Donald Trump a affiché vendredi son optimisme sur la possibilité d'un "grand accord" commercial avec la Chine, quelques heures après un premier geste concret de Pékin depuis la rencontre entre le président américain et son homologue chinois en marge du G20. Le locataire de la Maison Blanche en est convaincu: sa stratégie de fermeté porte ses fruits, les tarifs douaniers ont un véritable impact sur l'économie du géant asiatique et poussent ses dirigeants à la table des négociations. La Chine, deuxième puissance économique mondiale, a vu sa croissance ralentir au troisième trimestre, au plus bas niveau en neuf ans. Autre signe préoccupant: les ventes de détail, baromètre de la consommation des ménages, et la production industrielle ont ralenti en novembre. Dans ce contexte plutôt morose, Pékin a annoncé vendredi qu'il suspendrait le 1er janvier, pour trois mois, les surtaxes douanières imposées aux voitures et pièces automobiles importées des États-Unis. "La Chine vient d'annoncer que la croissance de son économie était beaucoup plus faible que prévue en raison de notre guerre commerciale avec eux. Ils viennent de suspendre les surtaxes douanières", a tweeté Donald Trump.
"La Chine veut aboutir à un grand accord très complet. Cela pourrait arriver, et plutôt rapidement!", a-t-il poursuivi. La fin des taxes punitives sur les voitures américaines, qui était une mesure de rétorsion en réponse aux surtaxes douanières de Washington, permettra de ramener les tarifs douaniers qui les visent à 15%, soit le taux normal appliqué aux véhicules importés de l'étranger. Selon le gouvernement chinois, cette mesure vise à faire progresser les discussions. "Sous réserve de certaines pré-conditions - respect mutuel, égalité mutuelle, respect de la parole donnée -, nous espérons que les deux parties intensifieront leurs consultations en vue d'éliminer tous les droits de douane additionnels", a-t-il précisé.

Autres mesures à venir ?
Donald Trump et Xi Jinping ont convenu le 1er décembre, en marge du sommet du G20 de Buenos Aires, d'une trêve dans la guerre commerciale, mais le flou entourant leurs discussions avait ébranlé les marchés boursiers mondiaux. Les négociateurs en chef des deux pays se sont parlés au téléphone cette semaine pour discuter d'un calendrier sur les discussions commerciales. Et l'annonce de vendredi sur les automobiles confirme une information déjà donnée le 2 décembre par Donald Trump dans un tweet. La suspension de ces droits de douane punitifs devrait bénéficier à des constructeurs automobiles américains comme Tesla et Ford, qui ont vu leurs ventes impactées par la guerre commerciale Pékin-Washington. D'autres constructeurs étrangers pourraient bénéficier de la mesure, comme par exemple BMW ou Daimler, qui ont exporté en Chine des SUV fabriqués aux Etats-Unis. Les exportations américaines vers la Chine ont chuté de 25% sur un an en novembre en raison des droits de douane plus élevés sur les produits "made in USA", dont le prix rebute importateurs et consommateurs. La Chine pourrait également annoncer prochainement d'autres mesures d'ouverture. Le comité permanent de l'Assemblée nationale populaire (parlement), qui se réunira du 23 au 29 décembre, examinera notamment un projet de loi sur les investissements étrangers et un amendement à la loi sur les brevets, a annoncé vendredi l'agence officielle Chine nouvelle.
L'ouverture du marché chinois et la protection de la propriété intellectuelle sont justement deux dossiers sur lesquels Washington exige de Pékin des avancées. L'arrestation à Vancouver le 1er décembre de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, a un temps fait craindre un brutal coup de froid sur les négociations mais cela n'a pas été le cas jusqu'ici. La justice américaine soupçonne Mme Meng de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran et exige son extradition aux Etats-Unis. Elle a été libérée sous caution mardi, mais doit rester sous étroite surveillance à Vancouver.

Pékin suspend les surtaxes douanières sur les voitures américaines
La Chine suspendra le 1er janvier pour trois mois les surtaxes douanières imposées aux voitures et pièces automobiles importées des États-Unis, dans le cadre de la trêve commerciale décidée par les deux pays, a annoncé vendredi le gouvernement chinois. Pékin avait fait passer cet été de 15 à 40% ces droits de douane, en représailles à l'application de surtaxes douanières décrétées par Washington à l'encontre de produits chinois importés aux États-Unis et représentant quelque 50 milliards de dollars. "La suspension des droits de douane est une mesure concrète pour mettre en œuvre le consensus obtenu par les deux chefs d'État", a indiqué dans un communiqué le Conseil des affaires d'État -- le cabinet ministériel chinois. Chine et États-Unis ont convenu d'une trêve dans la guerre commerciale qu'ils se livrent ces derniers mois, lors d'une rencontre de leurs présidents respectifs, Xi Jinping et Donald Trump, le 1er décembre en clôture du G20 de Buenos Aires. Si la Chine et les États-Unis avaient initialement fourni des explications divergentes sur la portée de leur accord, Pékin a récemment commencé à donner suite aux déclarations des responsables de la Maison Blanche sur les mesures que prendrait le géant asiatique.

Rencontre USA-Canada
Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des États-Unis et du Canada se rencontrent vendredi à Washington sur fond de bras de fer diplomatico-judiciaire avec la Chine après l'arrestation d'une dirigeante d'entreprise chinoise à Vancouver à la demande de la justice américaine. Mike Pompeo et Jim Mattis ont reçu leurs homologues canadiens Chrystia Freeland et Harjit Sajjan au département d'Etat américain pour leur dialogue bilatéral annuel sur les questions de politique étrangère et de sécurité. Mais l'affaire Huawei devrait à coup sûr s'inviter dans les discussions et dans leur conférence de presse commune prévue à l'issue de la réunion. Pékin ne décolère pas depuis l'arrestation au Canada le 1er décembre de Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms, à la demande des Etats-Unis. Les autorités chinoises ont menacé Ottawa de "conséquences graves" si elle n'était pas immédiatement relâchée. Et elles ont de leur côté arrêté coup sur coup, cette semaine, deux Canadiens officiellement soupçonnés de mener des "activités menaçant la sécurité nationale" de la Chine: Michael Kovrig, ex-diplomate actuellement employé par un centre de réflexion, l'International Crisis Group, et Michael Spavor, consultant vivant au Liaoning, une province du nord-est chinois. L'ambassadeur du Canada en Chine a rencontré vendredi Michael Kovrig un des deux Canadiens détenus, a indiqué dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.
Meng Wanzhou a été libérée sous caution par la justice canadienne mardi, dans l'attente d'une procédure d'extradition vers les États-Unis qui pourrait prendre au moins plusieurs mois. Washington la soupçonne de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran, et elle encourt plus de 30 ans de prison si elle est jugée devant un tribunal américain.

Un accord commercial "rapidement"?
Mais selon plusieurs observateurs, le gouvernement canadien de Justin Trudeau se retrouve en fait au cœur de cette crise diplomatique majeure un peu malgré lui, otage de la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine depuis plusieurs mois. Le président américain, qui a fait de ce conflit à coups de taxes douanières et de menaces de surenchère un des axes forts de sa politique, a ainsi confirmé qu'il songeait à se servir de l'arrestation de la dirigeante de Huawei pour avancer ses pions sur le front commercial. "J'interviendrais sûrement si je pensais que c'était nécessaire", notamment si "c'est bon" pour conclure un accord commercial avec le président chinois Xi Jinping, a-t-il lâché cette semaine. "Tout ce qui est bon pour ce pays, je le ferais", a-t-il insisté, sans dire clairement de quelle manière il pourrait intervenir. Après la conclusion d'une trêve commerciale par le duo Trump-Xi en marge du sommet du G20 à Buenos Aires début décembre, les deux grandes puissances rivales négocient de plus belle pour tenter de parvenir à un accord global d'ici début mars. "La Chine veut aboutir à un grand accord complet. Cela pourrait arriver, et plutôt rapidement", a estimé vendredi le locataire de la Maison Blanche dans un tweet, affirmant que la croissance chinoise commence à souffrir de la "guerre commerciale" tandis que l'économie américaine "se porte à merveille". Mais la possibilité affichée par le milliardaire républicain d'utiliser Meng Wanzhou comme monnaie d'échange dans ces tractations, dans une affaire théoriquement entre les mains de la justice, a fortement déplu au Canada. "Nos partenaires" américains "ne devraient pas chercher à politiser le processus d'extradition ou à l'utiliser à des fins autres que la recherche de la justice dans le respect de la loi", a prévenu Chrystia Freeland avant de se rendre à Washington.


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